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mardi, juin 18, 2024

La Chine, une alliée dans la lutte contre l’inflation

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En Chine, quand ça va mal, ça va mal. Nous avons récemment appris que les exportations de ce pays ont reculé plus que prévu en juillet. La chute de 14,5 % est la plus importante depuis février 2020, bien que ce chiffre soit quelque peu amplifié par l’effet de glissement annuel. Ce n’est là qu’une seule d’une série de déceptions en provenance de l’empire du Milieu. La croissance du PIB au deuxième trimestre a été nettement inférieure aux attentes et un large éventail de sous-composantes montre des signes de détérioration continue, notamment la consommation et le secteur de l’habitation. Et bien sûr, la Chine fait face à d’autres défis, comme les restrictions commerciales imposées par l’Occident et la hausse du taux de chômage chez les jeunes. La tendance à la baisse persistante des investissements directs étrangers au gré de la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement des multinationales vient s’ajouter à ces problèmes. Nous n’avons jamais vraiment cru que la réouverture de la Chine sauverait l’économie mondiale cette année. Jusqu’à présent, il ne s’est pas produit grand-chose pour nous contredire.

Ironiquement, les tracas de la Chine sont utiles dans la lutte contre l’inflation. Le contexte inflationniste unique en Chine, où les prix des producteurs et des exportations sont en déflation, se répercute à l’externe. Comme elle est un important pôle manufacturier mondial, la baisse des prix influence les indices de prix à l’importation dans les pays qui s’appuient sur ses importations. Par exemple, un récent rapport sur le commerce international du Canada souligne la plus forte baisse mensuelle des prix à l’importation depuis 2017. Cette tendance à l’affaiblissement s’étend maintenant au-delà des composantes des matières premières pour englober également les biens de consommation, qui représentent la troisième catégorie d’importation la plus importante après l’énergie et les véhicules. Entre décembre et juin, les prix à l’importation dans cette catégorie ont baissé de plus de 2 %.

Cette évolution valide nos conclusions selon lesquelles l’inflation excédentaire des économies avancées est moins déterminée par des facteurs mondiaux et désormais davantage influencée par des forces intérieures. On estime que les pressions sur les prix à l’importation ont représenté jusqu’à la moitié de l’inflation de la demande intérieure durant la majeure partie de 2022. Il s’avère donc que la Chine est une alliée dans la lutte contre l’inflation.

Quoi qu’il en soit, la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque du Canada (BdC) sont probablement à l’aise avec le degré actuel de resserrement monétaire pour le moment. La récente hausse des prix du pétrole pourrait-elle venir gâcher la sauce ? Certes, les banques centrales garderont le rebond des prix du pétrole à l’œil. Cela dit, nous ne croyons pas qu’il y ait lieu de s’inquiéter outre mesure pour le moment. Cette hausse fait suite à la réduction prolongée de la production de l’Arabie saoudite, qui a coïncidé avec des données économiques américaines solides et les signes d’un atterrissage en douceur qui en résultent aux États-Unis. La mauvaise conjoncture en Europe et en Chine a toutefois tendance à contrebalancer les perspectives plus optimistes aux États-Unis. 

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