Une tendance croissante chez les femmes aux États-Unis est de choisir de vivre seule après un divorce ou un veuvage. Ce changement reflète des évolutions profondes dans les attentes de vie et les réalités démographiques — en particulier chez les femmes de plus de 60 ans. Et les raisons de ce mouvement sont parfois insoupçonnées !
Les femmes dans la soixantaine sont de plus en plus nombreuses à être financièrement indépendantes. Grâce à des carrières de longue durée, des pensions, des économies et la sécurité sociale, elles peuvent mieux s’adapter et subvenir seules à leurs besoins à la suite d’un veuvage ou d’un divorce.
De plus, dans les couples plus âgés, le rôle d’aide-soignant revient souvent aux femmes. Les veuves ou divorcées ayant déjà joué ce rôle avec un premier mari ne souhaitent aucunement le revivre ! Libérées des obligations domestiques et du travail émotionnel d’un couple, elles associent le célibat à l’indépendance et à un retour à l’autonomie personnelle.
Sur le plan culturel, la pression sociale à se remarier a diminué depuis les dernières décennies. De nombreuses femmes voient désormais cette période de leur vie comme un moment dédié à l’épanouissement personnel et non au sacrifice !
Les libertés qu’elles embrassent
Une fois redevenues célibataires, ces femmes décrivent souvent leur vie comme plus ouverte, plus riche en expérience. Elles ne sont pas sédentaires; elles voyagent davantage, explorent de nouveaux loisirs, entretiennent des cercles sociaux solides et participent à des activités communautaires ou bénévoles, alors que les hommes du même âge sont plus casaniers lorsqu’ils vivent seuls. D’ailleurs, le voyage chez les femmes célibataires de 60 ans et plus est en forte croissance, souvent à travers des groupes féminins ou éducatifs. Les entreprises ont d’ailleurs pris note et développé des voyages spécialement conçus pour elles.
Un moteur dans l’économie
Parallèlement à leur nouveau mode de vie, The Motley Fool, un magazine sur les marchés boursiers, observe une montée en puissance de l’autonomie financière chez les femmes sexagénaires. Des enquêtes récentes montrent que 60 à 71 % des femmes investissent désormais sur les marchés financiers, un bond significatif comparé aux décennies précédentes.
Fait intéressant, les femmes sont souvent plus prudentes et disciplinées que les hommes en matière d’investissement. Elles conservent leurs actifs plus longtemps et demandent plus volontiers l’avis de professionnels. Des études révèlent que cette approche stable leur permet d’obtenir de meilleurs rendements à long terme.
Une femme sur quatre, entre 65 et 74 ans, est encore active professionnellement aux États-Unis. Beaucoup occupent des postes à temps partiel, travaillent en indépendantes ou encore lancent leur propre activité après une première carrière, ayant le temps à leur disposition. Cet impact est significatif dans un pays confronté au vieillissement démographique.
Ces femmes représentent également un moteur puissant dans les industries des loisirs et du bien-être, deux secteurs en pleine croissance.
En Floride, où la population senior est particulièrement nombreuse, cette réalité est très visible. Il est estimé que l’État compte plus de 125 000 femmes de 65 ans et plus qui n’ont jamais été mariées, et des centaines de milliers d’autres qui sont divorcées ou veuves, atteignant environ 9 % de la population.
Bref, cette tendance à ne pas se remarier s’inscrit dans une évolution culturelle et économique inédite dont le pouvoir demeure sous-estimé. L’espérance de vie des femmes en Floride en 2021 était de 79,3 ans.








