SUNNY ISLES : L’ENCLAVE MOSCOVITE DE FLORIDE

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Dans la plupart des grandes villes ou régions populeuses, on retrouve des diasporas qui façonnent l’identité d’un secteur en particulier. Présentement, la ville de Sunny Isles vit un malaise par rapport au surnom « Little Moscow », où l’argent russe coule à flot.  

Depuis l’invasion russe en Ukraine le 24 février dernier, Sunny Isles est déchirée par les événements en Europe. La dynamique est compliquée car à l’intérieur de cette ville, on y retrouve aussi le Petit Kiev, le Petit Odessa et le Petit Minsk. L’endroit était devenu un asile pour les réfugiés de l’ancienne Union soviétique effondrée en 1991. 

Les habitants des États post-soviétiques avaient alors commencé à affluer vers Miami et à s’installer le long de la plage de Sunny Isles. En 1997, l’année où Sunny Isles Beach a obtenu son statut de ville, plusieurs magasins portaient soudainement des enseignes calligraphiées en russe, confirmant leurs investissements dans diverses entreprises et propriétés.

Larisa Svechin, l’ancienne vice-mairesse de Sunny Isles, confie à NBC South Florida que « cela va être incroyablement douloureux et difficile pour les enfants de notre communauté qui vont avoir du mal à comprendre et même en tant qu’adultes, nous allons avoir du mal à comprendre ce qui se passe ».

Reconnaître la situation en Ukraine peut provoquer de vives émotions parmi les différentes diasporas. « C’est incroyable pour moi que nous ayons des enfants aussi jeunes que sept ans qui parlent de politique étrangère à l’école », raconte madame Svechin qui est diplômée en philosophe politique et porte-parole d’un organisme pour personnes âgées et pour enfants. 

Deux femmes, amies depuis plus de vingt ans, l’une Russe et l’autre Ukrainienne, ont avoué à notre collègue que la guerre séparait déjà les habitants russophones de Sunny Isles.

Parmi les Russes-américains, il y a des gens qui soutiennent Poutine et qui sont d’accord avec ce qu’il fait. Il y en a d’autres qui pensent autrement, mais qui ont peur de dire quelque chose parce qu’ils ont de la famille là-bas.

La crainte de Poutine est un véritable phénomène dans la ville balnéaire. Il est difficile d’amener des Russes de souche à s’exprimer publiquement sur une question impliquant le dictateur de leur pays d’origine. Même que plusieurs tentent de devenir invisibles.

Déjà, des réactions malheureuses contre la communauté russe sur les réseaux sociaux font mal à plusieurs et des faussetés malsaines circulent. L’ex vice-mairesse souhaite que les Américains et les visiteurs comprennent que ce n’est pas parce que quelqu’un parle russe qu’il soutient Poutine ou son invasion. 

Espérons que la Floride ne soit pas divisée par ce conflit. Que toutes les diasporas confondues fassent l’effort de consulter plus d’une source d’information pour y voir clair et agir respectueusement. 

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