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mardi, mai 28, 2024

LA FLORIDE : UN ENFER POUR CERTAINS

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Le Conseil médical de Floride et le Conseil de médecine d’ostéopathie ont voté, le 10 février dernier, pour le maintien du respect des nouvelles lois du 4 novembre leur interdisant de traiter la dysphorie de genre chez les personnes mineures par l’utilisation de bloqueurs de puberté, de l’hormonothérapie ou de la chirurgie.

Ils ont même été plus loin en rejetant la seule exception prévue à la loi qui aurait permis un traitement médical aux enfants transgenres en participant à des études menées par des universités d’États.  Le Conseil médical de Floride coordonne les professionnels de la santé sur le territoire de l’État. Les quatorze membres de ce Conseil ont été nommés par le gouverneur Ron DeSantis. 

Pourtant, la plupart des associations médicales du pays ont approuvé de tels soins d’affirmation de genre, autant pour les mineurs (es) que pour les adultes.

Selon les règles actuelles, les mineurs(es) présentement traités(es) avec des bloqueurs de puberté ou des thérapies hormonales sont autorisés(es) à poursuivre leur traitement. Il n’en n’est pas de même pour les enfants qui sont en transition.

Rappelons qu’en août dernier, l’administration du gouverneur a interdit le financement des traitements de transition de genre par Medicaid, un programme majeur de santé publique pour venir en aide aux personnes ayant de faibles revenus.

Les parents d’enfants transgenres sont inquiets pour leur avenir. 

Un sondage a été mené aux États-Unis auprès de 34 000 jeunes de 13 à 24 ans qui s’identifient LGBTQ. Ce sondage démontre que 45 % de ces jeunes ont envisagé une tentative de suicide en 2021. Alors que 14 % d’entre eux sont passés à l’acte au cours de la même année. Cela démontre l’ampleur de la détresse de cette population.

Une étude du CDC (Centres de prévention et de lutte contre les maladies), datant de 2019, a révélé que la présence de pensées suicidaires chez les jeunes dans les écoles varie significativement selon leur orientation sexuelle.

En effet, c’est 14,5 % des collégiens(es) hétérosexuels (es) qui ont sérieusement envisagé le suicide contre 46,8 % chez les élèves homosexuels(es) ou bisexuels(es).

On comprendra que la vague sans précédent de législations anti-LGBTQ affecte ces jeunes qui se trouvent dans une catégorie déjà très vulnérable. Rappelons-nous la loi « Ne dites pas gay » qui interdit de discuter de l’orientation de genre dans les classes du primaire, la censure des livres dans les écoles publiques, la censure dans les bibliothèques, la censure des contenus de cours, l’abolition des programmes d’inclusion et de diversité dans les collèges et universités, l’abolition d’une règle qui permettait aux juges de se faire reconnaître un cours sur l’équité et la diversité, l’interdiction de recourir au financement de Medicaid pour des traitements de genre et l’interdiction faite aux médecins de leur apporter certains soins médicaux.   

Cet excès est peut-être ce qui a conduit Lola Smith, une adolescente LGBTQ de 12 ans, à déclarer : « les politiciens utilisent des jeunes comme moi pour obtenir des votes de personnes qui nous détestent. »

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