Fin des $$$ pour les sports professionnels

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On pourra dire que les Panthers de la Floride l’ont échappé belle lorsqu’ils ont signé leur entente avec le comté de Broward pour leur survie à Sunrise.

C’est que les commissaires de tout l’état de la Floride commencent à en avoir raz le bol de financer les installations du sport professionnel.

De riches propriétaires d’équipes vivent toujours dans l’espoir d’arracher des millions de dollars à l’État pour améliorer leurs installations.

Mais les élus songent de plus en plus à mettre un terme à cette mesure, qui favorise les organisations sportives en leur refilant des millions de dollars provenant de la taxe sur les nuitées dans les hôtels à travers la Floride.

Ils estiment que ces milliardaires devraient utiliser leur propre fortune pour se donner des stades et des installations dont ils ont besoin.

Les demandeurs sont le Sun Life Stadium des Dolphins à Miami, l’EverBank des Jaguars de Jacksonville, et le Daytona International Speedway.

Le Florida Department of Economic Opportunity a décidé de se pencher encore sur ces sollicitations. Les lobbyistes maintiennent leurs démarches dans le but de convaincre les parlementaires réticents.

Les propriétaires des équipes voudraient que les élus consentent à verser des millions de dollars durant les 30 prochaines années, pour leur permettre de maintenir leurs installations en bon état.

Les parlementaires ont encore dans la gorge, les 400 millions de dollars qui ont été versés à Jeffrey Loria, pour la construction du fameux et excentrique édifice qui loge les Marlins, lesquels jouent plus souvent qu’autrement devant des milliers de sièges inoccupés.

D’autant que Loria, qui a sorti le baseball de Montréal, tente présentement de vendre son équipe.

Opposition

Le Président Du Développement économique du Tourisme, Frank Artiles, se sent mal à l’aise de verser de telles sommes à des propriétaires milliardaires.

« On peut se poser des questions sur ces investissements lorsque l’on voit Loria prêt à se départir de son équipe », dit Frank Artiles.

Richard Corcoran, futur président de la Chambre de Commerce de Miami, affirme qu’il n’a aucunement modifié son opposition à verser de l’argent à ces riches propriétaires d’équipe de sport.

Le Buccaners Football Stadium avait, lui aussi, des vues sur les dollars de l’État mais sa demande n’a jamais été présentée à temps, ce qui signifie qu’il devra passer son tour.

Dans une lettre de Cissy Proctor, directeur exécutif d’Opportunité économique, adressée au Président de la Chambre Républicaine, Steve Risafulli, monsieur Proctor précise que l’État devrait exiger des garanties plus sûres dans le cas ou on accepterait ce genre de financement. Il propose des sanctions sévères dans le cas ou les propriétaires ne rencontreraient pas leurs obligations en retour des sommes reçues.

Monsieur Proctor soutient que le processus doit assurer à l’État, d’obtenir un rendement sur son investissement.

Si les travaux d’amélioration ou de construction grimpent entre 100 $ et 200 $ millions de dollars, les retours annuels par les propriétaires devraient être d’environ deux millions. Si les dépenses sont inférieures à 100 $ millions, le remboursement devrait être d’un million, propose monsieur Proctor.

Le Daytona Speedway et le Sun Life Stadium demandent 90 $ millions, soit 3 $ millions par année sur une période de 30 ans.

Il faudrait ajouter à ce groupe David Beckman.

Il vient, avec deux actionnaires, d’acheter un terrain à Miami au coût de 100 millions de dollars sur lequel logera un stade de 35 000 personnes. Il voudra sa part du gâteau. Sera-t-il trop tard?

Pour sa part, le Républicain Bryan Avila soutient que l’État de devrait pas avoir à donner de l’argent pour attirer des concessions de sport professionnel, notamment le Orlando City Soccer Club et le Miami Beckman Unies. Il affirme que ces propriétaires devraient prendre leur propre argent pour réaliser leur rêve.

« On ne dépense pas l’argent des contribuables pour installer une boutique dans un centre commercial, pourquoi le ferions-nous pour des stades de sport ? », conclu monsieur Avila.

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