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vendredi, mai 24, 2024

IL ÉTAIT UNE FOIS, ÉDOUARD JULIEN !

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Il a vu le jour à Cap Rouge sous un ciel bleu Nordique.

Déjà le hockey s’était enseveli dans la Vieille Capitale sous une avalanche qui emporta aussi Le Roy Patrick et Joe Sakic.

Mais lui ne savait rien de ça.

Il n’était que ti-cul avec sa PlayStation au sous-sol d’en bas.

Il est né un 30 avril 1999 (il aura 24 ans ce dimanche), huit mois avant le tournant du nouveau millénaire.

Sans savoir où il allait atterrir entre Mars et terre.

Sans avoir vu jouer, au bout de l’autoroute 20 dans un Stade jadis Olympique, Pedro Martinez, Tim Raines, André Dawson et Gary Carter.

Il est né cinq ans après le départ des Blues abattus et Aubut. 

Cinq ans avant la disparition des Expos déchus et Brochu. 

Son père lui a acheté un bâton de baseball, plutôt qu’un bâton de hockey.  

Et petit à petit, Édouard Julien s’est fait repérer et dépister sur les losanges.

Grâce à sa passion, à ses habiletés, à ses sacrifices et à ses airs de nouvel ange.

Il s’est développé avec un programme rigoureux au Québec, puis il est parti pour se faire voir aux États-Unis, le jeune blanc bec.

Et c’est les Dogs à Glendale en Arizona que les Twins du Minnesota ont vu un espoir en lui. Et le grand jour est arrivé il y a une de ça une petite dizaine.

Son premier match dans la grande ligue aura lieu dans le bruyant et intimidant Bronx au Yankee Stadium, de quoi faire trembler sa mitaine. 

Julien est assis sur le banc des Twins avant sa première et du coin de l’œil, il aperçoit dans l’abri adverse, DJ LeMahieu, Anthony Rizzo et le nouveau roi de la cogne, Monsieur le juge de la balle, Aaron Judge.

Il se sent très loin de chez lui à regarder un match des Carnavals en léchant son fudge. Puis, à peine à sa deuxième partie, notre nouveau frappeur gaucher la frappe loin, très loin, Rodger s’étouffe et s’exclame à TVA Sports : Bonsoir, bonsoir, bonsoir, mon Édouard ta carrière elle est partie.

Une semaine plus tard, après quelques retraits d’apprentissage à swinguer dans le beurre, Édouard remet ça au mythique Fenway Park contre des Red Sox et mon ancien Dodger, Justin Turner.

Alain Usereau au micro de RDS décrit son deuxième circuit, il est lui aussi au paradis, pendant qu’à ses côtés mon ami Marc Griffin analyse son coup de bâton béton et se revoit en lui.

Je sais, je sais, je sais, j’entends votre refrain à la Gabin, une quinzaine dans les majeures ne fait pas de toi le prochain baseballeur de l’heure.

Mais mon Dieu que j’aime ces histoires à la Julien !

Ça nous donne du jus et un lien.

Dans une province où l’hiver et les patinoires ont toujours fait de nos jeunes nos gloires et nos histoires, il fait bon de suivre match après match les élans et l’apprentissage du gant de deuxième but de notre p’tit cul de Cap Rouge dans cette puissante ligue qui fourmille et qui bouge.

Tu as déjà en moi un nouveau jeune vieux fan.

Et sur mon application MLB, je te suis. 

Avant de fermer l’œil sous le ciel étoilé de Paris !

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