LES TOURS DE MAGIE D’HARRY ST-LOUIS !

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Martin St-Louis a déjà réussi quelques tours de magie sous sa 

cape bleu-blanc-rouge depuis son arrivée à Montréal.

Le premier : il a réussi à faire oublier aux partisans du Canadien que l’équipe croupit toujours dans la cave de la conférence de l’Est, qu’elle est 31e sur 32 dans toute la Ligue Bête man et qu’elle ne sera pas du marathon du printemps en éliminatoires au début mai.

Deuxième miracle : Magic Martin a reconverti une bonne troupe de buveurs de Molson à revenir prendre un coup devant la télé de RDS et de TVA Sports. Au grand bonheur de Renaud, Maxime, Guillaume, Pierre, Marc, Benoît et Alain sous la couverture tricolore.

Un troisième tour à la Harry St-Louis, légendaire Potter… de buts dans une autre vie : les vendeurs de billets reprendront de la voix autour du temple Bell jusqu’à la fin avril parce que les amateurs voudront revoir ce club ressuscité avant Pâques avec leur blonde, leur progéniture, leur partenaire d’affaires dans leur suite ou dans leur loge. Bel éloge. 

Mais le plus réussi des miracles du nouvel Astérix par intérim St-Louis, est qu’il aura déjà cueilli entre deux games les bonnes herbes pour que son mentor, ami et druide, Kent Hughes, puisse préparer une potion la plus magique que possible.

Il y a moins d’un mois, la monnaie de change de Hughes était à son plus bas à la banque de Montréal.

Carey Price était sur les genoux jusqu’à la fin de la saison, Jonathan Drouin n’avait plus de poignet pour dribbler aucune rondelle, Nick Suzuki ne pouvait pas être le jeune pilote de cette voiture en constante perte de vitesse, Cole Caufield avait perdu son pistolet de Lucky Luke, Jeff Petry pétrifiait même sa femme et ses enfants, Samuel Montembeault retournait en bas au Rocket de Laval, David n’avait aucun lien de parenté avec Serge Savard et Brendan Gallagher n’était plus l’ombre du guerrier d’autrefois.

Il ne restait que Ben Chariot comme appât goûteux au bout de l’hameçon de la ligne dans la barque trouée du Canadien.

En gagnant sept de ses huit dernières parties avec panache, St-Louis a tellement changé la donne que maintenant il est à se demander si ça vaut la peine de tout chambarder. Après tout, le trois quart de cette équipe n’était-elle pas de la finale COVID de l’été passé contre le Lightning de Tampa Bay ?

Oui je sais, St-Louis nous a trop mis de la poudre aux yeux. Et il faut opérer un certain reset autour de Suzuki, de Caufield d’Alexander Romanov et de Josh Anderson.

Il faut échanger Petry avant qu’il ne trouve un bouton dans la face de St-Louis. Et il ne faut surtout pas se tromper lors des séances de repêchage des trois prochaines années.

Le Canadien finira certes sa saison en force, St-Louis aura mérité un contrat de quelques saisons avec les millions qui viennent avec, le prochain tournoi de golf de l’équipe se fera sans masque et avec de nouveaux visages souriants en fin septembre prochain.

Mais c’est seulement en octobre prochain qu’on saura vraiment si le nouveau Canadien d’Harry Saint-Louis est modelé avec les traits marqués, les gouttes de sueurs et la rigueur d’un buste de Guy Lafleur.

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