1939-40 ET 2021-22: TELLEMENT DE SIMILITUDES !

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Mon père avait 22 ans, ma mère en avait 17. C’était le début de la Deuxième Guerre mondiale. C’était dix ans après la Grande Dépression de 1929 et toute l’économie s’était cassée la gueule. Nous sommes en 1939-40.

 

Il y a quatre-vingt-deux ans

Le Canadien coulait comme le Titanic du 15 avril 1912.

Le coach s’appelait Pit Lépine. Son nom était comme des clous enfoncés en cercle sous sa casquette avec sa fiche de dix victoires, 33 défaites et cinq nulles dans un calendrier de quarante-huit parties dans ce temps-là dans la Ligue nationale.

Le joueur le plus connu était Toe Blake, 27 ans. Il termina la saison avec 38 points dont 17 buts. Les autres étaient tous des cloches qui ne sonnaient pas. Si dans un quizz, vous auriez répondu correctement que le gardien de but régulier du Tricolore était Claude Bourque (non ce n’est pas le grand-père de Raymond), vous auriez été invité à l’émission Génie en herbe.

C’était d’une tristesse.

Dans quatre-vingt-deux autres années, plus précisément en 2101-02, quand vous serez presque tous morts ma soeur et mon frère, celles et ceux qui revisiteront l’histoire du Canadien auront les mêmes oh, ah, ah bon, ah non, ce qu’ils étaient poches ! Et qui étaient le dg, le coach, le recruteur et les joueurs de cette année-là ?

Et quand ils ouvriront par curiosité leur livre d’histoires, ils se rendront compte que le club de 2021-22 avait plein de similitudes avec le club du bourreau Lépine.

Le Canadien connaît sa pire saison durant cette pire pandémie depuis la grippe espagnole depuis 1918.

L’équipe tousse dans son masque avec seulement 19 points en 36 parties et elle est 32e sur… 32.

Le meilleur pointeur du club porte un nom de voiture japonaise, Nick Suzuki, mais il ne démarre pas avec seulement ses 19 points dont sept buts en 36 matches et son différentiel de plus et de moins est de -16. Aussi glacial que nos hivers… canadiens.

Le meilleur défenseur du club s’appelle Ben Chiarot, nom d’une charrette, véhicule d’un autre temps.

Et le gardien de temps est un comte. Samuel De Montembeault, qui se demande parfois pourquoi le Bon Dieu l’a fait naître à Bécancour.

Le coach n’a du charme que son nom. Le président Geoff Molson boit seul dans sa bière et le nouveau dg, Jeff Gorton, doit jouer les valets pour trouver son nouveau fou du Roy.

J’exagère, je fabule et j’ironise mais pas tant que ça.

Si en 1939-40 la deuxième guerre mondiale a fait oublier le Canadien errant au fond de la cale et de la cave, en 2021-22, seule la Covid a empêché ses fans de maudire davantage cette équipe blessée, pétrifiée et affligée par tous les mauvais hasards du destin.

Mais si après 39-40, si vers la fin de la deuxième guerre mondiale, le Canadien est devenu le club le plus titré grâce à l’arrivée d’un sauveur et d’un patriote en Maurice Richard (42-43), le CH d’aujourd’hui n’a personne à bâbord ou à tribord pour redonner de l’espoir sur le bout du port de Montréal.

Et c’est ça qui fout la trouille pour la suite de l’histoire de ce club que nous avons tant aimé !

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