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mercredi, avril 17, 2024

HISTOIRES ENTRE GARDIENS DE BUT !

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Quand j’étais adolescent, Rogatien Vachon fut le premier gardien de but qui m’a fait tripper chez le Canadien. C’est lui qui m’a mis un masque en pleine face, un plastron sur le bedon et des jambières sur mes artères pour des parties de hockey sur la patinoire à ciel ouvert de l’Assomption en plein hiver.

C’est lui qui m’a fait tomber en amour avec le Tricolore. Je faisais tout comme Rogie, mon Oscar. J’avais une moustache, je portais des pantalons pattes d’éléphant et je suis même devenu journaliste comme Nicole, la femme de sa vie.

Depuis les débuts de Vachon en 1967, un gardien de Palmarolle en Abitibi, 89 gardiens de but ont un jour eu droit à au moins un départ devant le filet des Ex-Glorieux.

Mais combien ont été des gardiens québécois ? Ça ferait une bonne question quizz au Tricheur à TVA ou au 5 à 7 à RDS.

La réponse est 21 pour une moyenne de 23,5 %, soit presque le quart. Vous me voyez venir comme le loup gris sur un banc et un banc de neige devant la chaumière du Petit Chaperon Rouge. Je veux vous parler de Samuel Montembeault.

Je ne sais combien courte ou longue sera la carrière du gardien de Bécancour entre les poteaux du Bleu-Blanc-Rouge. Ce Canadien qui rebâtit, reconstruit et rénove depuis trente ans avec ce club de bricoleurs et piocheurs de hockeyeurs.

Parce qu’être gardien de but d’un CH qui en arrache, c’est la pire position à jouer. Parlez-en à Richard Sévigny, Steve Penney ou Denis Herron au début des années 80. Ou à Jocelyn Thibault à la fin des années 90. Ou même à José Théodore, qui lui nous donna du temps en or pour quelques saisons de douces illusions au début du nouveau millénaire.

C’est très et trop demandant si tu es un gardien québécois à Montréal.

Tu es attendu comme le Messie à l’oratoire Saint-Joseph. Ou comme Messi en Argentine. Ou comme notre dernier gardien triomphant avant qu’il ne foute le camp après un match à Tremblay, le 2 décembre 1995. Un Roy prénommé Patrick, du milieu des années 80 à 90.

Depuis Roy et Théodore, Carey Price fut comme Ken Dryden dans les années 70, celui qui a pris toute la place. Il fut tellement dominant durant les 15 dernières années, que peu de gardiens de chez nous ont joué sous le règne du numéro 31.

Au fait, avant que Samuel passe entre les mailles du filet, un seul autre gardien de but québécois avait obtenu un départ sous le règne du nouveau portier rentier Price.

Et ça ferait une autre bonne question à l’émission d’un Pepsi pour mon ami JIC. La réponse est Marc Denis. Oui oui ! L’actuel brillant analyste que Pierre Houde ne peut plus se passer à RDS. Il joua une seule période lors d’une défaite de 4 à 1 contre les Devils du New Jersey le 2 janvier 2009.

Nos gardiens de but champions québécois, dont les plus légendaires avec Roy s’appellent Jacques Plante, Martin Brodeur et Marc-André Fleury, sont les anges gardiens de notre sport national. Sauf que depuis dix ans, ils s’éteignent comme des phares sur les flancs du Saint-Laurent.

Voilà pourquoi il faut être derrière Samuel. Pour perpétuer de ce qui reste de nos si belles histoires entre gardiens de but ! 

P.S. Merci à Stéphane Laberge, le meilleur statisticien des quarante dernières années pour ces précieuses informations !

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