La LNH souligne l’accomplissement d’un juge de ligne québécois

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Être juge de ligne de la LNH est possiblement le métier élite le moins bien connu. Pourtant, avant le match Panthers – Canadien le 29 décembre prochain, la LNH déroulera le tapis rouge pour souligner l’accomplissement de Jonny Murray, un juge de ligne québécois pure laine. Jonny a atteint sa millième partie en tant que juge de ligne au sein de l’organisation.

Jonny Murray
Jonny Murray

C’est toute une réussite!

Quelques semaines avant cette reconnaissance bien méritée, Le Soleil de la Floride a eu l’occasion de rencontrer l’athlète au chandail zébré # 95, et Julie son adorable épouse, à leur résidence de Plantation.

Cérémonie

La LNH commémore ses arbitres et juges de ligne pour l’accomplissement d’une 1000ème et d’une 1500ème partie officiée.

Le fêté a donc le privilège de choisir la rencontre et la ville où il sera honoré, ainsi que les gars avec qui il travaillera durant ces 60 prochaines minutes.

Bien que la 1000ème partie officiée par Jonny était celle du 7 novembre dernier, c’est toutefois le 29 décembre qu’aura lieu la commémoration puisque sa famille et ses amis seront en ville pour partager ce moment spécial. Ainsi, avant la mise au jeu de cette rencontre, le tapis rouge sera déroulé en l’honneur de Jonny Murray! En plus de son épouse, les enfants de Johnny, Dale et Laynee (18 et 16 ans) et son père Albany seront sur la glace pour l’événement.

Humble et à la fois très fier, Jonny nous révèle qu’il a choisi les officiels québécois Pierre Racicot (#65), Éric Furlatt (#27) et Marc Joanette (#25) pour chausser les patins en sa compagnie durant cette soirée inoubliable.

Le rêve et l’appel du ciel

Jonny et Julie Murrayer

Jonny en est à sa 17ème saison professionnelle avec la Ligue. Son engouement pour l’arbitrage a débuté alors qu’il n’avait que 15 ans. Originaire de la ville de Québec, il était reconnu pour son coup de patin puissant quand il jouait au hockey. Et il aimait arbitrer, il étudiait et perfectionnait tout le temps son hobby. À 19 ans, on le demande pour officier dans la Ligue junior majeure, un échelon plus près de son rêve, la LNH.

Cinq ans plus tard, avec un odomètre de voiture épuisé des allers-retours entre Québec -Jonquière et les autres villes de LJM, et après avoir officié une seconde Coupe Memorial, Jonny reçoit l’appel du ciel!

« C’était le 11 juin 2000, à 19h11 précisément! » dit-t-il avec une flamme ardente dans les yeux. « Je décroche le téléphone et ça parle en anglais, j’entends NHL. » Euphorique de partager la nouvelle avec les chums devant quelques bières, le matin venu, Jonny ne savait plus si c’était rêve ou réalité. Heureusement, sur le comptoir, un précieux papier écrit de sa main portait un numéro de téléphone et les lettres…L-N-H.

« Je compose juste pour confirmer que c’était bien vrai et j’entends; Good morning NHL…! J’ai raccroché aussitôt car j’avais besoin de rassembler mes esprits» dit-il.

Il lui fallait maintenant choisir une ville à moins de 100 miles d’une équipe de la LNH pour aller s’établir. Jonny et sa famille élisent alors Tampa Bay.

Portrait rapide de l’emploi

Pour être à la hauteur des exigences de ce travail, ça prend une condition physique exceptionnelle, un sixième sens, un troisième œil et une présence d’esprit inouïe pour garder le contrôle sur la glace.

Et le numéro 95 brille sur toute la ligne!

La LNH embauche 68 officiels à temps plein et 12 à temps partiel. Le personnel zébré est recruté par la LNH selon l’expérience et la performance.

Seulement six Québécois sont sur la liste du personnel permanent.

Tous les officiels doivent participer à un rigoureux camp d’entrainement annuel présaison et chaque arbitre et juge de ligne est évalué régulièrement durant la saison. Le métier est très exigeant. Par exemple; les hockeyeurs jouent 82 matchs par année, 41 à la maison et 41 à l’extérieur. Les officiels, eux, travaillent 75 matchs par saison dont environ 68 à l’extérieur.

Les joueurs sont sur la glace 1,5 à 2 minutes à la fois, les officiels eux, le sont durant les 60 minutes de la partie.

Pas toujours glamour…

Certains pourraient penser que faire partie des rangs élites de la Ligue nationale de hockey est un métier glamour et luxuriant. Mais ce n’est pas tout à fait le cas…

« C’est un métier plutôt solitaire » raconte Jonny. « Contrairement à l’équipe de hockey, nous devons faire nos propres réservations de billets d’avion, nos réservations d’hôtel, on voyage seul la plupart du temps car les autres officiels habitent des villes différentes. On est à la maison huit à 10 jours par mois et là-dessus, on travaille des parties à domicile. »

Il raconte aussi que la seule interaction d’avant match, c’est lorsque les quatre officiels se rencontrent pour étudier les habitudes des joueurs. « Par exemple, c’est important de se rappeler qu’un tel joueur coupe son bâton à la mise au jeu pour ne pas se faire frapper au visage quand on laisse tomber la rondelle. »

Et malgré ces précautions, Jonny porte au visage deux cicatrices plutôt mémorables… L’une infligée par nul autre que Mario Lemieux, et l’autre par Sydney Crosby. Les deux se sont excusés très sincèrement.

Moments difficiles

Albany et Jonny Murray
Albany et Jonny Murray

Tout n’est pas rose et il y a aussi un envers de la médaille à être juge de ligne pour la Ligue nationale de hockey. Les conjointes et les familles des officiers vivent pratiquement seules durant la saison de hockey.

Jonny et Julie habitent la région de Fort Lauderdale depuis quatre ans maintenant. Julie est agente en immobilier avec ReMax Reaction à Dania Beach et elle adore travailler avec une clientèle québécoise. Elle raconte que c’est essentiel d’avoir un réseau d’amis et un travail flexible pour être prête à toute éventualité.

Car ce métier sur la glace comporte des risques sérieux. Le 4 octobre 2014, Jonny a vécu un épisode terrifiant qui a nécessité une chirurgie au dos, sans savoir s’il pourrait officier de nouveau. C’est pourquoi il a obtenu sa licence d’agent immobilier durant sa convalescence, au cas où…

Heureusement, l’intervention chirurgicale a réussi et un travail acharné de mise en forme a permis à l’athlète de retourner au travail dès la saison suivante (2015-2016).

« J’étais tellement content car en plus, on m’a sélectionné pour officier lors des éliminatoires de la Coupe Stanley (pour une seconde fois) puis, pour la Coupe du monde à Toronto! » raconte-t-il. C’est toute une preuve de confiance!

Durant l’été, Jonny et Julie retournent à Québec où le juge de ligne conduit depuis 10 ans, la plus grande école de hockey en province. Assisté par 20 entraineurs de haut calibre, l’école bilingue compte même des jeunes européens parmi ses rangs. (www.ExtremePowerSkating.com).

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