Outre les iguanes, les alligators, les crocodiles et les pythons birmans, la Floride accueille une autre espèce de prédateurs dangereux : le varan du Nil (Nile monitor). Originaire d’Afrique, ce grand lézard semi-aquatique peut mesurer jusqu’à six pieds de long (1,8 m) et peser jusqu’à huit kilos.
Ils peuvent vivre jusqu’à 20 ans en captivité. C’est l’espèce la plus grande parmi les lézards d’Afrique.
D’après la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission (FWC), il en existe en Floride du Sud depuis les années 1990. Cependant, les chasseurs d’espèces invasives rapportent en voir de plus en plus ces derniers temps. Mike Kimmel, surnommé le Python Cowboy (@pythoncowboy), chasse désormais les varans du Nil en plus des pythons et des iguanes.
Ils vivent dans les mangroves, les marais et dans le système de canalisation de l’État. On les trouve surtout dans les comtés de Lee (notamment Cape Coral) et de Palm Beach, bien qu’ils aient été aperçus aussi à Broward et Miami-Dade depuis 2008. La population floridienne vient probablement d’individus domestiques relâchés intentionnellement ou non dans la nature. Ils peuvent utiliser leurs griffes aiguisées pour percer des grillages.
Pour Kimmel, ces lézards sont une petite version du dragon de Komodo. Ils appartiennent à la même famille (Varanidae). Leur peau est vert-olive et noire, avec des rayures de couleur jaune ou crème. Leurs queues, en forme de rame, sont une fois et demie plus longues que leur corps, ce qui les aide à naviguer dans l’eau. Ils peuvent rester sous l’eau pendant 12 à 15 minutes. Les varans du Nil sont plutôt actifs le jour et peuvent être aperçus se faisant dorer au soleil sur les berges.
Ils sont carnivores et se nourrissent de crabes, d’écrevisses, de moules, d’escargots, de limaces, mais aussi : insectes, grenouilles et crapauds, poissons, lézards, tortues, serpents, jeunes crocodiles, oiseaux (et leurs œufs), et petits mammifères. Ils ont également attaqué de petits animaux domestiques et des poules.
Ils menacent les populations protégées : tortues marines, échassiers, tortues gaufrées et crocodile américain. Leur taux de reproduction est élevé (les femelles pondent 12 à 60 œufs), et leur régime alimentaire est varié, ce qui en fait une espèce qui s’adapte, d’autant plus que le varan du Nil peut vivre et se déplacer sur terre, dans l’eau douce et dans l’eau salée. Les biologistes signalent que c’est une espèce en plein développement, qui menace la vie sauvage locale. La FWC encourage tout signalement de varan du Nil par téléphone ou via leur système en ligne.
Les varans du Nil ont été ajoutés à la liste des espèces interdites (prohibited) en 2021. Comme ce n’est pas une espèce protégée, sauf par les lois contre la cruauté envers les animaux valables pour toutes les espèces, il est possible d’euthanasier les varans du Nil sur une propriété privée avec l’autorisation du propriétaire. Cette espèce peut être piégée et tuée tout au long de l’année sans permis ni licence de chasse, sur 32 terrains gérés par la Commission dans le Sud de la Floride.
Signalement : 888-483-4681









