La Coupe du monde de la FIFA est considérée comme l’événement sportif le plus regardé au monde, et cette année, elle est historique par son ampleur. Non seulement elle est co-organisée par trois pays – les États‑Unis, le Canada et le Mexique – une première, mais elle rassemble également 48 équipes, 104 matchs et 16 villes hôtes, faisant d’elle la plus grande Coupe du monde de l’histoire !
Mais permettra-t-elle de rassembler le monde malgré les tensions géopolitiques, les conflits internationaux et les enjeux migratoires actuels ?
Un arbitre somalien de la FIFA s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis à l’aéroport international de Miami à la veille de la Coupe du monde. À son retour au bercail, il a été accueilli en héros par les Somaliens qui estimaient qu’il avait été traité injustement. Peu après, l’UEFA l’a désigné pour arbitrer la finale de la Supercoupe d’Europe. Ceci rappelle que même un événement mondial de ce genre n’échappe pas aux réalités diplomatiques. Heureusement que du côté de l’Europe, une action a été mise en place, comme pour palier à la malencontreuse situation.
Le gardien capverdien Vozinha, héros du match nul contre l’Espagne le 15 juin, a enfin vu sa mère dans les estrades à Miami le 21 juin. Sa mère n’avait pu assister au match à Atlanta, faute de moyens pour obtenir un visa américain. L’affaire a mobilisé le Département d’État, qui lui a accordé un visa d’urgence. Elle est arrivée à Miami et a pu être présente au Hard Rock Stadium pour le match contre l’Uruguay, qui s’est terminé 2-2. Les frais annulés et les déplacements pris en charge ont permis cette réunion familiale très attendue par la mère et le fils.
Par rapport à la foule, aucun affrontement violent ni conflit international n’a été signalé jusqu’à présent entre supporters rivaux sur les sites de la Coupe du monde à Miami. L’ambiance autour des matchs, notamment lors de la rencontre très attendue entre l’Uruguay et le Cap-Vert au Hard Rock Stadium à Miami, a été marquée par des célébrations animées et pacifiques plutôt que par de l’hostilité. Les nombreux « Watch Party » dans la région montrent aussi que l’ambiance est à la fête et en faveur du rassemblement entre les multiples nations qui colorent la population du Sud-est de la Floride.
Enfin, la Coupe du monde ne changera peut-être pas le monde. Mais elle peut offrir des moments de rassemblement et de communion entre les cultures. Et parfois, ce sont ces moments qui comptent le plus au monde !
Bonne Coupe du monde 2026 à toutes et à tous, quelle que soit votre nation.








