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samedi, février 4, 2023

NOUS « P.K.» AU CŒUR ! 

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Son chandail numéro 76 ne sera accroché au plafond du Centre Bell auprès de Maurice, Jean, Jacques, Larry, Henri et Serge chez le Canadien de Montréal.

Ni sous les poutres du Bridgestone Arena des Prédateurs à Nashville.

Son nom ne sera jamais non plus sur une plaque commémorative du temple de la Renommée du hockey, au 30 Yonge Street à Toronto. 

Et il n’aura jamais gagné de Coupe Stanley comme Wayne, Mario, Maurice, Bobby, Guy, Alexander, Sidney, Gordie, Nathan ou Mike.

Et pourtant.

Oui et pourtant, il a réussi à être fêté à sa manière, My Way comme le chante Sinatra, au Centre Bell avant la partie Predators-CH, le 12 janvier dernier.

Et ça vaut presque un Oscar en lui-même.

Quand P.K. Subban s’est présenté au centre de la patinoire de la Mecque du hockey, il avait pensé à tout avec le consentement de Chantal et des autres membres de l’organisation marketing du Tricolore.

Vêtu sur son 36 d’un long manteau d’hiver, qu’un couturier a sûrement dû lui confectionner pour l’événement, il est arrivé en poussant la chaise roulante d’une jeune malade de la Fondation des enfants dont il est le plus fier ambassadeur et le plus généreux donateur.

C’était son premier lapin caché sous sa touffue coiffure.

Et tel un rocker, micro à la main, prêt à enflammer ses fans, il leur a chanté son amour pour Montréal, pour le hockey et pour la communauté qu’il faut visiter, appuyer et réconforter.

Puis culotté comme il l’a toujours été, ce qui lui a souvent créé des jaloux et des ennemis durant toute sa carrière, il s’est tourné devant le banc du Canadien d’aujourd’hui pour leur parler entre vingt paires d’yeux et de Martin St-Louis.

Il leur a dit, sans trop monter sur ses chaussures cirées par Pierre Gervais ou par un autre cordonnier de la rue Ste-Catherine, qu’il faut tout simplement tout donner à son public amoureux de son sport-religion quand tu portes le logo du Canadien.

François Legault et Justin Trudeau n’auraient réussi en si peu de mots à passer un si puissant message en pleine campagne électorale.

Puis P.K. a sorti sous son chapeau son ancien coéquipier et ami, Carey Price. Ils ont fait leur fameux triple low five, qui déplaisait souverainement à Michel Therrien, Marc Bergevin et à Max Pacioretty. 

Et les deux ont quitté sous un tonnerre d’applaudissements la patinoire. Comme lorsqu’ils étaient élus la première et la deuxième étoile de la partie après une victoire en éliminatoires contre Boston ou Washington. 

Si Jacques Lemaire a regardé la cérémonie devant son téléviseur dans les Laurentides, il a sûrement dû se demander ce qu’il pourrait bien faire pour lui aussi être fêté par une organisation qui l’ignore comme un sans domicile fixe sur un trottoir. Personne ne se souviendra dans le futur des trois meilleurs moments de la carrière de P.K. Subban sur la glace, voire même de sa conquête du trophée Norris, décerné au meilleur défenseur de la LNH.

Mais tous se souviendront qu’un soir du 12 janvier 2023, par une autre bordée de tempête de neige sur Montréal, que pour une dernière fois, sans même endossé le chandail bleu-blanc-rouge, que Subban a tiré sa référence parce qu’il sait faire ce peu d’athlètes ont la magie de réussir :

nous P.K. au cœur !

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