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mercredi, juin 19, 2024

La dérive

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Le Canadien de Montréal est carrément
à la dérive.

Plus rien ne tient dans ce milieu au passé glorieux.

Les partisans qui, depuis une éternité, ont fait preuve de patience et ont nourri tant d’espoir ne croient plus aux milliers de promesses de l’état-major. Les plans renouvelés de Marc Bergevin ne tiennent plus la route malgré son règne de huit ans, qui remonte au 2 mai 2012.

Un sondage tenu par un réseau de télévision affilié au Canadien est catégorique. Plus de 80 % d’amateurs rejettent la philosophie du directeur général qui, à la fin de chaque saison, répète que son équipe va sortir du groupe des délinquants. Plus que jamais autant de partisans demandent son congédiement. De plus en plus de sièges restent inoccupés.

Les plus croyants ont la certitude que les recrues que sont les Romanov, Fleury, Harris, Norlinder, Caufield, Kotkaniemi, Poehling, Ylonen, Primeau vont tous devenir des dominants et formeront une puissance de la Ligue nationale.
Ces porteurs de lunettes roses devraient savoir que les surdoués sont une denrée rare et que deux, peut être trois joueurs réclamés chaque année dans le circuit possèdent ce talent exceptionnel.

Pour le moment, de ce groupe d’espoirs du Canadien, seuls Kotkaniemi, Poehling et Fleury ont eu des auditions. Les trois ont été cédés au Rocket de Laval où ils ne montrent pas encore leur supériorité.
De 50 choix du recruteur en chef Trevor Timmins depuis 2012, seulement deux joueurs portent les couleurs du Tricolore, Artturi Lekonen et Victor Mete, qui a probablement joué son dernier match avec cette équipe.

Si le passé est garant de l’avenir, il ne faut sûrement pas s’exciter en pensant à la carrière des McCarron, Leblanc, Scherbak, De La Rose, Galchenyuk, Tinordi, ces trois derniers étant les seuls avec Lehkonen et Mete encore dans la Ligue nationale sans faire des étincelles. Leblanc, McCarron, Tinordi et Galchenyuk sont tous des choix de premier tour du Canadien. Comme échec, on ne peut demander mieux.

Comment se fait-il que Bergevin n’a pu, durant son règne de huit ans, rebâtir cette équipe qui cette saison rate les éliminatoires pour une quatrième fois à ses cinq dernières saisons ?
Comment se fait-il que Timmins est toujours en
fonction ?
Bergevin a refusé d’emprunter le même plan que celui des Rangers de New York qui en deux ans luttent pour une place en série.

Dans la grosse pomme on a congédié l’entraîneur Alain Vigneault, on a avisé les amateurs le 8 février 2018 que l’on procédait à une recons-truction, on a liquidé des joueurs importants, on a transigé intelligemment, on a embauché des joueurs de premier ordre et on a repêché avec doigté.

On peut aussi prendre l’exemple des Bruins de Boston, qui voyaient la fenêtre se fermer. En deux ans aussi la direction de l’équipe a brassé les choses en congédiant Claude Julien et en transigeant pour ajouter de la profondeur. Cette équipe domine la LNH.

On peut reconnaître que les joueurs vedettes agents libres refusent de venir jouer à Montréal en raison du taux d’impôt et de la folie médiatique.

Mais aussi parce qu’ils ne voient pas la lumière au bout du tunnel après un long échec dramatique de Marc Bergevin.

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