Tallon l’art de bâtir des gagnants

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Lorsque Dale Tallon a été remercié par les Black Hawks de Chicago il venait de bâtir une équipe qui a remporté trois Coupe Stanley en cinq ans. C’est son œuvre qui les a menés là.

Le 17 mai 2010, Tallon a décidé d’accepter de se joindre aux Panthers de la Floride, une équipe moribonde depuis une éternité.

Ce qu’il a accompli, depuis son association avec l’équipe, tient presque du prodige. Il ne suffit pas d’avoir des choix de repêchage en banque, mais surtout de posséder les connaissances pour obtenir les meilleurs possibles.

Les récents résultats le place au sommet des meilleurs directeurs gérants de la Ligue nationale.

En ce moment, dix joueurs repêchés sous sa tutelle, depuis 2011, sont des réguliers qui composent le cœur de sa formation. Ajoutons Dmitri Kulikov obtenu un an avant son arrivée.

Trois autres attendent à la porte pour faire leur entrée d’ici deux ans. Lawson Crouse qui apportera de la robustesse, et deux défenseurs; Michael Matheson et Ian McCoshen.

En plus des surdoués Barkov, Huberdeau et Ekblad, Tallon compte maintenant sur des joueurs de qualité en Trocheck, Bjugstad, Gudbranson, Petrovich et sur des joueurs de soutien, Shaw, Howden, Knight, qui complètent bien l’alignement.

En dehors du repêchage, le directeur gérant a su amener sur son équipe des vétérans pour bien entourer tous ces jeunots, qui donnaient leurs premiers coups de patins dans la grande ligue.

Son audace d’aller chercher Roberto Luongo a été sans le moindre doute son meilleur coup.

L’échange pour Riley Smith, un autre jeune, rapporte de précieux dividendes.

Tallon n’a pas raté son coup non plus sur le marché des joueurs autonomes avec Campbell, Mitchell, Jokinen, McKenzie et que dire de Jaromir Jagr qui ne cesse de surprendre et dont l’ascendant sur toute l’équipe est un véritable baume.

Béni des Dieux

Ou il est béni des Dieux, ou il a un flair exceptionnel, mais Tallon a ajouté une pièce maitresse à son arsenal lorsqu’il a tiré Gerard Gallant de l’organisation du Canadien.

Gallant a connu des heures de gloire dans la Ligue junior majeure du Québec, où sa façon de diriger des jeunes lui a valu les plus grands honneurs.

Gallant était l’entraineur tout désigné pour prendre en main ce groupe de joueurs d’avenir.

Il fait l’unanimité. Il sait motiver sa troupe et en tirer le meilleur.

Cet entraineur a inculqué un atout indispensable à toute équipe qui tend vers le meilleur. La solidarité. Tous pour un, un pour tous. Et ça fonctionne.

Les plus forts sont toujours au rendez-vous pour régler la situation si un de leurs coéquipiers se fait malmener.

Les Panthers ne sont pas encore à un pas de devenir les détenteurs du Grand Trophée. Mais pas de doute, ils sont sur cette voie.

Combien de temps cela leur prendra-t-il? Ça c’est la question à laquelle personne ne peut répondre.

Mais Tallon a sauvé la concession des Panthers, solidement appuyé par les nouveaux propriétaires Vincent Viola et Doug Cifu, qui lui ont donné carte blanche.

Leur objectif n’était rien de moins que de donner aux partisans, une équipe avec une nouvelle culture dont la victoire devait être l’unique but.

Non seulement les Panthers sont devenus des gagnants, mais ils offrent un véritable spectacle, ce qui ne s’était plus vu depuis les beaux jours du magnifique Pavel Bure.

Ici, les Panthers devaient partager la tarte du sport professionnel avec de hautes pointures. Leurs succès arrivent au bon moment puisque les Marlins, les Dolphins et le Heat ne montrent plus rien des champions qu’ils ont été.

Dans ce monde où les amateurs ont le choix, ils se dirigent inévitablement vers les gagnants qui offrent un excellent produit. Et ils trouvent ce qu’ils cherchent au BB&T Center. Surtout depuis le départ de Lebron James dont le magnétisme et le charisme étaient inégalés.

Depuis novembre, les Panthers se farcissent les meilleures équipes. Aucun ne fournie de demi-mesure parce que ce genre d’attitude est proscrit.

Lorsque tu gagnes, lorsque tu trimes à la dure et que tu en donnes aux amateurs pour leur argent, tu détiens la formule idéale dans un milieu où il y a tant d’autre à faire.

C’est la raison pour laquelle on ne parle plus jamais de déménagement des Panthers et que l’amphithéâtre laisse de moins en moins de sièges vides.

Une participation aux prochaines séries éliminatoires fera que le BB&T Center sera rempli à craquer.

Les Panthers seront sortis des ténèbres et pour longtemps.

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