Que fera Marc Bergevin?

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La course pour une place dans les séries éliminatoires dans l’Association de l’Est est complètement folle.

Seulement six points séparent l’équipe de troisième place, les Wings de Détroit et celle qui occupe le 13ème rang, les Hurricanes de la Caroline.

Les Capitals de Washington, aspirants à la Coupe Stanley, font cavaliers seuls en tête, suivis des Panthers de la Floride qui, avec 57 points, sont loin d’avoir un coussin suffisant.

On peut se demander si la Ligue nationale a déjà montré une telle parité. Toutes les équipes peuvent surprendre, même celles au bas du classement.

Le Canadien, lui, est incapable de mettre un frein à sa décente infernale commencée il y deux mois.

La prochaine semaine pourrait leur permettre de se redresser puisqu’après le match contre les Bruins, ce soir mardi, il jouera contre Toronto et affronteront deux fois Columbus, la pire équipe de la Ligue.

Son passage à vide est le pire jamais connu dans l’histoire de cette équipe. Quatre petites victoires en 20 parties et seulement neuf points obtenus sur possibilité de 40. Rien ne fonctionne. L’attaque à cinq est sclérosée. Six buts à ses 61 dernières occasions.

Ce qui fait qu’avant son affrontement avec les Bruins, le Tricolore occupe le huitième rang de son Association, dernière place permettant un passeport pour les éliminatoires. Les partisans sont très inquiets.

Quatre équipes leurs soufflent dans le dos, dont les Penguins, surtout depuis que Sidney Crosby a retrouvé ses repères.

Avant sa visite à St-Louis hier, avec deux parties en main, le gang à Crosby n’a plus qu’un seul point de retard sur le Canadien, tout comme New Jersey. Philadelphie et Ottawa ne sont qu’à deux points. Les Flyers semblent vraiment menaçants, eux qui jouent en ce moment, leur meilleur hockey de la saison.

À Montréal, les amateurs sont aux aboies, les journalistes et analystes multiplient les hypothèses qui permettraient à Marc Bergevin et Michel Therrien de tirer les marrons du feu, pendant que les plus sévères demandent la tête de l’entraineur. Partout, on réclame un coup d’éclat du directeur-gérant.

Price

Le vrai constat pourtant est que les exploits de Carey Price, au cours des dernières saisons, ont tout simplement masqué la vraie image de cette équipe.

Match après match, ce gardien de haut niveau réparait les bévues de ses coéquipiers. Il limitait les dégâts et montrait une telle mesquinerie face à l’adversaire que son équipe n’avait finalement besoin que d’un ou deux buts pour se sauver avec la victoire.

Les blessures sont un incontournable dans le sport et lorsqu’elles frappent les leaders, le mal est souvent irréparable.

La perte de Price le montre clairement.

De toute évidence, la preuve est maintenant faite par quatre. Le Canadien, qui au mois de juin fêtera le 23ème anniversaire de son dernier triomphe de la Coupe Stanley, montre tellement de déficiences que Bergevin aura besoin d’une longue période pour redresser son équipe.

À la ligne bleue, c’est la débandade. Le valeureux Andrei Markov ne maintient plus le rythme et accumule les bourdes. Nathan Beaulieu est constamment erratique, Jeff Petry a perdu de son lustre et Mark Barberio est un joueur de la Ligue américaine. Ce n’est pas autour d’Alexie Emelin que Bergevin remodèlera sa brigade. En ce moment, seul PK Subban est une valeur sûre.

L’attaque, on l’a déjà dit, ne compte pas sur un véritable premier joueur de centre depuis deux décennies.

On fondait beaucoup d’espoir sur Alex Galchenyuk, mais jusqu’ici, il a montré qu’il ne possède pas les atouts pour piloter un trio. Il est une déception.

Lorsque l’on remonte dans le temps, à part l’année où Pacioretty et Subban ont été repêchés, les dépisteurs du Canadien n’ont pas fait leur devoir.

Marc Bergevin vient d’échanger Jarred Tinordi, un premier choix, contre deux chaudrons. Tinordi n’avait rien d’un junior de première ronde.

Le 29 février marquera la dernière journée des échanges dans la LNH. On verra à ce moment si Bergevin sera acheteur ou vendeur. Plusieurs équipes, aspirant aux grands honneurs ou à une place en séries éliminatoires, solliciteront les formations qui feront un virage vers la reconstruction.

C’est à ce moment que l’on verra si le Canadien reste dans les sentiers battus en se contentant de rapiéçage à la Flynn, Mitchell, Smith-Pelly, Fleischmann ou s’il réalise que tranquillement la fenêtre se referme.

Jusqu’ici, Marc Bergevin n’a jamais sorti un lapin de son chapeau.

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