Massacre de la langue française

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La langue française se fait hacher toute menue chez les diffuseurs du hockey au Québec.

Les puristes doivent crier haut et fort pendant qu’une multitude de téléspectateurs se font écorcher les oreilles par des commentateurs et des analystes qui, sans la moindre formation, s’improvisent journalistes ou observateurs.

La diffusion des matchs de hockey au Québec, autant que les émissions Morissette et l’Antichambre, sont devenus de véritables dépotoirs de la langue de Molière.

Ceux qui ont connu les beaux jours des René Lecavalier, Jean Maurice Bailly, Richard Garneau, Lionel Duval, Claude Quenneville, Raymond Lebrun, Pierre Dufault, n’en peuvent plus d’entendre les bavures de tout ce beau monde, grassement payé, en plus des inepties qui se multiplient quotidiennement dans ce nouveau monde de communication sans scrupule et sans fierté.

S’il fallait noter les anglicismes et les propos abimés de ces païens de notre langue, le compte dépasserait le contenu du Larousse ou du Robert.

Comment des diffuseurs, qui ont le devoir de propager l’essence même d’un peuple, peuvent-ils donner le micro au premier venu, parce qu’il a porté les couleurs d’une équipe professionnelle ou parce que dans son domaine, il avait conquis les amateurs.

Le plus triste, c’est que ce laxisme se répand trop souvent dans le reste de la programmation de ses canaux.

Les Denis Casavant et Pierre Vercheval, Pierre Houde, Marc Denis sont devenus la rareté de ce milieu. Il n’est malheureusement plus essentiel de verser dans la rectitude linguistique pour pratiquer une profession qui, autrefois, tenait la barre haute pour celui qui voulait se présenter devant une caméra.

La paresse

De la fierté, on est passé à la paresse intellectuelle et au je m’en foutisme. Avoir occupé un poste derrière un banc de joueurs, ou avoir porté un chandail reconnu, ne constitue pas un passeport donnant droit à une profession jadis pratiquée scrupuleusement dans les normes et les paramètres d’un savoir aguerrie dans l’effort et le respect d’un auditoire.

L’intransigeance de Radio Canada ne souffrait d’aucune négligence, encore moins d’une indifférence de la langue. Mais la cupidité est devenue le maitre de ces créneaux. Le résultat prend un coup désolant.

Le plus triste, c’est que l’on sait que les responsables de ces boites ne lèveront pas le petit doigt pour apporter un soupçon de redressement. Les caisses enregistreuses roulent à plein régime. Les enquêtes des sondeurs démontrent que de plus en plus d’auditeurs déplacent l’écoute vers les stations anglophones.

Les réseaux américains font preuve de plus de prestance dans la sélection des figures qui passent à l’écran, lors de la présentation des matchs de la LNF, du baseball majeur et du ballon panier. Les animateurs et analystes Bob Costas, Al Micheal, puis Troy Aikman, John Lynch, Chris Carter, Ray Lewis, Micheal Straham, sont tous des membres du Temple de la Renommée de la NFL et issus des milieux universitaires.

Ils ne s’abaissent pas aux futilités et niaiseries dans leurs commentaires.

On est loin des Morissette et compagnie qui galvaude la langue française à tout instant et qui se répètent à satiété, refaisant invariablement l’histoire de l’équipe qui paie leurs gros cachets.

Au baseball, les descripteurs et les analyses américains montrent autant de classe et de savoir. Mais encore là, ils ont appris leur sport et leur formation académique dans les universités.

Reconnaissons que quelques commentateurs et analystes de RDS et TVA sauvent la mise. Les Pierre Houde, Félix Séguin, le polyvalent Denis Casavant, expert du football, baseball et hockey, David Arsenault, font preuve de grand professionnaliste à titre de descripteur tout comme les analystes, Pierre Vercheval au football, Marc Denis et Dany Dubé au hockey.

Plusieurs pseudo analystes devraient suivre l’exemple du regretté Gilles Tremblay, qui a profité de la présence de l’exceptionnelle René Lecavalier, et qui a aussi trimé dur pour améliorer son français et sa diction.

Malheureusement les diffuseurs ne semblent aucunement préoccupés à compléter leurs équipes avec des membres qui ont les compétences de s’exprimer dans un français impeccable et dont le vocabulaire est bien garni.

Ils ont oublié que l’une de leurs responsabilités est d’éduquer l’auditoire. En péchant de cette façon ils déçoivent une large part des téléspectateurs.

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