La misère des Panthers

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Les Panthers se dirigent dans un cocon duquel ils pourraient ne jamais se sortir à temps pour émerger une fois pour toute du cercle des perdants.

Cette équipe est jeune, pleine de talent, mais incapable de s’affirmer à un rythme régulier. En tous les cas pas suffisamment pour espérer un meilleur sort qu’à ses dernières saisons.

Cinq gains, 10 échecs : cinq revers par un seul but dont trois en prolongation. Plusieurs points envolés. Voilà son bilan.

Pire, ce que les Panthers montrent présentement se mari à la désolation. Cinq défaites en ligne et un seul point au classement arraché lors d’une défaite douloureuse à Anaheim, les Ducks ayant marqué le but égalisateur cinq secondes avant la fin règlementaire pour ensuite l’emporter en tir de barrage.

Si on remonte un peu plus en arrière, ce ne sont que deux petites victoires en dix rencontres, avec un point en surtemps, que les Panthers ont servi à leur poignée de partisans. Donc, en tout cinq, maigres points sur une possibilité de 20.

Une telle avenue, c’est plutôt la noirceur. La perte d’Aleksander Barkov est, pas de doute, venue dérégler la marche encourageante que montrait cette équipe, au tout début du calendrier.

Reste qu’il ne faut pas attribuer les misères des Panthers à cette perte seulement. D’autres facteurs jettent du sable dans l’engrenage. Particulièrement l’incapacité de quelques joueurs des deux premiers trios à débloquer.

Jonathan Huberdeau doit être montré du doigt puisque, malgré son excellent jeu, il n’a pas une seule fois touché la cible. Un gros zéro en 14 parties pour un joueur qui à sa première année, avait remporté le trophée Calder. Comme paralysie on ne peut trouver mieux.

Brandon Pirri a connu, la saison dernière, une deuxième demie canon en marquant au rythme d’un métronome. Ses qualités de franc tireur semblent s’être envolées.

Reilly Smith, ce marchant de vitesse, a beau avoir quatre buts à sa fiche n’empêche, qu’il gaspille occasions sur occasions.

Dave Bolland, à 5,5 millions par saison, s’est contenté d’un petit but en 12 rencontres, même si parfois il est utilisé sur l’attaque à cinq. Misère.

À part ce dernier, les trois autres joueurs sont du groupe du top six. Aucune équipe n’a le luxe d’aligner, sur ses deux premières lignes d’attaque, trois joueurs qui zigouillent autant de chances, sans en subir les conséquences.

À part le Canadien dans cette division, les équipes qui devront trimer pour une place en série ont toutes eu un bref parcours cahoteux en seulement une quinzaine de parties.

On ne va pas traduire la situation des Floridiens comme désespérée. Il reste un long chemin d’ici la fin du calendrier.

Toutefois, il faudrait ajuster le réveil matin pour bannir les retards.

Nuits blanches

Dale Tallon doit en perdre le sommeil, lui qui croyait plus que jamais que les siens garderaient une cadence plus soutenue qu’ils ne le montrent présentement.

Ils avaient commencé la saison avec trois victoires en quatre parties.

Pas nécessaire de rappeler que les points perdus en début de saison, font aussi mal que ceux échappés à la fin du calendrier. En fait, les Panthers répètent un peu le même scénario que l’an dernier.

Le manque d’expérience de plusieurs jeunes se fait parfois sentir, particulièrement sur le côté défensif. Cela fait parti de l’apprentissage.

Mais durant ce temps, les conséquences sont lourdes.

Après la défaite devant les Kings, Roberto Luongo indiquait clairement qu’il était urgent que son équipe retombe sur ses pieds avec un jeu plus méthodique et une défense collective regroupant les cinq joueurs sur la patinoire.

La politique de l’entraineur Gerard Gallant de confier le filet à son deuxième gardien lors d’un deuxième match en deux soirs pourrait lui jouer des tours d’ici la fin de saison. Il a beau avoir 36 ans, Roberto Luongo peut sûrement, à l’occasion, jouer deux parties en deux jours.

Al Montoya est une montagne russe. Capable du meilleur comme du pire. Et ça, ses coéquipiers en sont conscients. Ce qui fait qu’ils modifient sûrement leur façon de jouer lorsque Luongo est en congé.

Les Panthers accueillent Calgary et Buffalo mardi et jeudi. Ils ne peuvent laisser filer deux victoires possibles parce qu’après le passage des Flames et des Sabres, les neuf adversaires suivants sont toutes des équipes qui ont un meilleur dossier qu’eux.

Les plus silencieux de l’équipe devront commencer à se faire entendre s’ils ne veulent pas que leur équipe soit décomptée, dès le premier de l’an.

C’est suffisamment triste au BB&T Center sans en mettre d’avantage.

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