Entre les mains de Geoff Molson

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Le Canadien de Montréal est à la croisée des chemins. Pas devant la possibilité de prendre part aux prochaines séries éliminatoires. Ça, c’est à toute fin utile réglé depuis un bon moment.

Non, là on parle de son avenir. De l’espoir qu’un jour cette équipe redore son blason, à défaut de porter à nouveau le flambeau.

Faut-il le rappeler, le Canadien n’a plus remporté la Coupe Stanley depuis 23 ans. Pourtant on nous promettait des progrès qui ramèneraient cette équipe parmi les candidats aux grands honneurs.

Rappelons-nous seulement la promesse de Pierre Boivin en 2009-10 lors du centième anniversaire de son équipe, jurant que c’était l’année du grand triomphe.

Ces grandes paroles faisaient espérer les fans endoctrinés, qui s’abreuvaient de ces promesses et de ces mirages. Ils continuent à payer le gros prix, convaincus que le rêve deviendrait réalité.

L’année du 100ème, l’équipe avait remporté 39 victoires et subi 33 revers. Dans les séries, il avait fallu les miracles à répétition de leur gardien Halak, qui avait battu Washington et Pittsburgh à lui seul avant de céder devant Philadelphie.

L’année suivante, les Bruins les ont sortis des séries dès la première ronde.

En 2011-2012, le Canadien n’a pas participé aux éliminatoires.

Un an plus tard, ils ont été balayés par Ottawa 4-1 dans la première série.

En 2014, ils ont défait les Bruins dans un septième match pour perdre de la même façon face aux Rangers.

Finalement l’an dernier, après avoir gagné la première série, ils perdaient en six rencontres face au Lightning.

Et là, le CH ne fait plus parti du décor. Désolant.

Tout ça montre que cette équipe est très loin de la coupe aux lèvres.

Durant cette longue disette, les dirigeants ont eu recours à la même méthode. Embaucher des joueurs sur le déclin ou sans trop de panache pour boucher les trous.

Mais pire encore, l’équipe de dépisteurs ne parvenait jamais à tirer les marrons du feu. Aucun surdoué, capable de renverser une défaite en victoire, n’est apparu dans le chandail de cette équipe depuis les beaux joueurs de Guy Lafleur, à l’exception de Patrick Roy et Carey Price.

Donc; depuis une éternité.

Que l’on nous vante quelques espoirs de l’organisation, aucun ne deviendra le leader tant attendu. Galchenyuk, MC Carron, Hudon pourront être de bons joueurs, mais ils n’atteindront jamais le statut de vedette.

La relève du Canadien est à sec.

La présente équipe est la pire de la ligue Nationale depuis le début de décembre. La conclusion est simple. Le Canadien, c’était Carey Price. Point.

Mais seul un gardien ne peut, à longueur d’année, amener son équipe jusqu’à la limite. Pas plus Price qu’un autre.

L’heure a sonné

L’heure est donc aux décisions. Et que Marc Bergevin ne se fasse pas d’illusion. Il ne va attirer aucun joueur de valeur chez les agents libres de qualité. Ces patineurs veulent tous se retrouver chez une équipe en pleine ascension.

Le premier qui aura à imposer sa loi est le propriétaire Geoff Molson. C’est son devoir. On ne peut plus continuer à berner les amateurs.

Que fera-t-il?

Remerciera-t-il son directeur gérant?

Non. Il faut plus que deux ans pour bâtir une vraie équipe, tout sport confondu.

Molson endossera-t-il le plan que lui proposera Marc Bergevin?

Et quel plan? Parce qu’il en faudra bien un et à long terme. Les raccourcis ça ne fonctionnent plus.

Qu’adviendra-t-il de Michel Therrien? Les spéculations vont bon train, mais rien ne reflète vraiment la réalité. Therrien travaille avec les joueurs que Bergevin met à sa disposition.

Et trop d’entre eux ont un talent mitigé.

La direction du Canadien est dans un cul de sac. L’équipe ne va nulle part. Les perspectives sont très sombres.

Cette équipe est à court de leaders, de joueurs de grand talent. Elle est extrêmement désavantagée sur le plan physique, elle ne compte que sur un seul vrai franc tireur, n’a pas de premier centre depuis quinze ans, ni un premier ailier droit. Avec le déclin de Markov, elle se retrouve avec un seul vrai défenseur, son meilleur joueur.

Mais en même temps, PK Subban constitue la pire distraction sur une équipe et est au centre d’une pagaille telle que les hommes de hockey ne savent plus quoi penser dans son cas. Est-il plus utile à son équipe en y étant membre où si on l’envoyait ailleurs. Méchant casse-tête.

Sauf que l’on n’échange pas un Subban charismatique à l’extrême, vendeur hors pairs et bourré de talent. Il faut faire avec.

Geoff Molson doit mettre le point sur la table.

Premier geste : confirmer Bergevin dans ses fonctions pour cinq ans. Autrement un directeur-gérant ne peut penser à moyen terme parce qu’il sait que si son équipe ne gagne pas il sera éjecté de son siège. Et personne ne veut perdre son emploi.

Puis, Bergevin doit montrer la porte à son chef dépisteur Trevor Timmins, qui est incapable de cibler les vrais espoirs. Le choix de Crisp et de Tinordi en première ronde sont des sacrilèges. Et l’embauche de Louis Leblanc est toute une bavure.

Ce groupe de dépisteurs doit être remplacé de fond en comble.

La grande question reste celle à laquelle Geoff Molson doit répondre une fois pour toute.

Est-il prêt à voir son équipe connaitre des saisons de misère, ce qui entrainera inévitablement des pertes de centaines de milliers de dollars?

La longue période durant laquelle le Canadien a végété est le résultat du refus des propriétaires de voir les revenus diminuer. L’argent. Les éliminatoires étaient le seul but.

Si le grand patron emprunte cette voie, il devra éduquer ses partisans à la patience parce que rebâtir une équipe prend minimum cinq ans.

C’est le choix qu’il a à faire entre reconstruire ou être encore 25 années sans gagner la Coupe Stanley.

Parce que ce n’est pas avec des Smith- Pelly, Fleischmann, Weise, Mitchell, Barberio, Desharnais, Eller, Peteryn, Emelin, Baron, puis un grand défenseur comme Markov arrivé à sa fin, que le Canadien se sortira la tête de l’eau.

À l’exception de Carey Price et PK Subban, aucun joueur du Canadien ne devrait être un intouchable. Il faudra toutefois un homme capable de calmer les extravagances de ce tourbillon. Price est probablement le seul à pouvoir y arriver. Si le retour sur les échanges rapporte de vrais dividendes, Bergevin devrait faire le grand ménage.

Autrement la roue continuera à rouler à basse vitesse.

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