Bientôt le vrai hockey

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Les prochaines séries éliminatoires de la Ligue nationale pourraient être les plus enlevantes que les amateurs aient connues depuis plusieurs années.

Les luttes que se livrent en ce moment les équipes pour obtenir une meilleure place au classement final en vue des séries, sont le prélude à ce qui nous attend à partir du 13 avril.

Huit équipes prennent part aux éliminatoires dans chacune des Associations.

Si dans l’Est, les Capitals de Washington font cavaliers seuls au premier rang, d’autres formations doivent prendre les bouchées doubles pour gagner l’avantage de la glace.

Dans cette Conférence, Pittsburgh et Détroit triment comme des forcenés pour rester dans le groupe des huit parce qu’avec 17 matchs encore à disputer, Philadelphie et dans une certaine mesure, la Caroline, n’ont pas encore capitulé.

Ce qui fait qu’il reste suffisamment de temps pour chambouler la liste des opposants.

C’est fou à quel point la bataille est épique. Washington est hors d’atteinte depuis un bon moment. Il a 100 points.

Les sept autres équipes montrent toutes entre 82 et 75 points. Tampa et New York Rangers ont emmagasiné 82 points et Détroit ferme la marche avec 75 points.

Il faut donc penser que, d’ici le 10 avril, personne ne va lésiner sur les moyens pour gruger le moindre avantage.

Les Panthers de la Floride, qui ont dominé leur division depuis décembre, viennent de se faire coiffer par le Lightning de Tampa Bay.

La troupe de Gerard Galland rentre d’un voyage désastreux au cours duquel, elle n’a obtenu que trois points au classement sur possibilité de dix.

Tampa les devance par deux points et les Bruins, qui les talonnaient par un maigre point, étaient au BB&T Centre, hier lundi. Les marrons sont au feu.

Le Lightning avait connu toutes sortes de difficultés avant de retomber sur les rails. À tel point que l’on s’est demandé à un certain moment, si Jon Cooper allait réussir à réveiller sa troupe à temps pour qu’elle atteigne le groupe des huit. La crème monte toujours au dessus. C’est ce qui c’est produit avec le Lightning qui roule à tombeau ouvert ayant remporté ses neuf derniers matchs. Il jouait à Philadelphie hier soir.

On ne parle plus de la fragilité du Lightning. On s’interroge plutôt sur le résultat que pourrait donner une série face aux Capitals.

Les Bruins et les Penguins ont aussi connu des passages difficiles. Suffisamment pour estimer que l’un ou l’autre était sérieusement menacé.

Pendant que Brad Marchand et Patrick Bergeron sortaient leur équipe du bourbier, Sidney Crosby, qui n’était plus l’ombre de lui-même et que l’on croyait même sur ses derniers milles, est soudainement réapparu comme le meilleur joueur de cette Ligue.

Depuis son réveil, il accumule les points à la tonne. Les Penguins trébuchent moins, bien que ce ne soit pas facile.

Il se pourrait bien qu’il faille attendre au dernier match du calendrier pour savoir qui sera où? Qui affrontera qui?

À l’ouest

Dans l’Ouest aussi, il y a eu quelques réveils. Si les Kings ont laissé des doutes, quoi dire des Ducks que l’on avait décomptés?

Comme redressement, on ne peut faire mieux. Il est vraiment difficile de comprendre, encore plus d’expliquer, comment une équipe peut sombrer dans une telle médiocrité et rebondir au point de devenir la plus belle machine de hockey de la LNH.

Autant les Ducks ne savaient plus gagner, autant depuis le 27 décembre, ils semblent ne plus savoir perdre.

Ils ont subi six défaites seulement en 31 parties depuis Noël. Rien ne les fait fléchir.

De toute évidence, aucune équipe ne souhaitera les affronter dans une première série éliminatoire.

Parce que le sort de cet adversaire pourrait se sceller en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire.

Aujourd’hui, on doit considérer les Ducks comme un candidat logique aux grands honneurs.

Tout comme dans l’Association de l’Est, le huitième participant au bal du printemps n’est pas connu. Minnesota et Colorado se livrent une bataille de titans.

Mais encore plus à l’Est, l’incertitude règne puisqu’aucune des huit formations ne sait ce que lui réserve la fin du calendrier.

Deux petits points séparaient Chicago, Dallas et St-Louis, après les parties de dimanche. La veille, Anaheim remportait un 11ème match d’affilé dans une rencontre de héros avec les Kings qu’ils devancent par deux points avec 18 parties à jouer chacun.

Tout peut se produire dans ce dernier droit de la saison. Une blessure crée toujours beaucoup d’angoisse chez les dirigeants d’une équipe.

La perte d’un joueur de premier plan peut carrément changer la donne.

S’il ne reste plus beaucoup de matchs à disputer, il en reste suffisamment pour modifier totalement le classement actuel.

Si on exclut les Capitals, premiers, seulement 15 points séparent les 15 autres équipes actuellement en place pour les éliminatoires. Après environ 2 200 parties de hockey jouées cette saison dans la Ligue nationale, on peut effectivement parler de parité.

C’est en raison de cette incroyable proximité qu’à partir du 13 avril, les amateurs pourront enfin savourer le vrai hockey.

Celui qui offre les plus fortes émotions, celui où chacun peut dire ce n’est que partie remise du moins jusqu’à l’élimination, celui où l’on se rappelle le plus longtemps du brio d’un surdoué ou d’une équipe superbement rodée, celui qui permet aux meilleurs joueurs au monde de s’affronter.

Et surtout ce hockey où aucun joueur ne peut se permettre la plus petite indifférence ou nonchalance.

C’est pour tout cela que ce moment nous offre le vrai hockey.

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