Bettman tente-t-il de se défiler?

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Ça ne sent pas très bon pour un retour du hockey de la LNH, à Québec. Nous en avons déjà parlé. Mais il semble que la sauce se gâte de plus en plus.

La culbute du dollar canadien et les propos de Gary Bettman deviennent deux handicaps.

D’abord, le président de la Ligue a réussi à faire reporter le vote des propriétaires des équipes sur le processus d’admission des deux nouvelles concessions, Las Vegas et Québec, sans bonne raison.

« Le processus se poursuit », a dit Bettman lors du Match des Étoiles. « Nous ne sommes pas prêts à faire une recommandation.»

Le commissaire a précisé qu’un comité exécutif, formé de 10 propriétaires, allait éventuellement suggérer à la Ligue d’ajouter deux, une ou aucune équipe. Bettman a reconnu qu’il ne savait pas exactement si la chute de la valeur du dollar canadien allait affecter la candidature de la ville de Québec.

Bettman semble vouloir se défiler surtout en ce qui concerne la ville de Québec.

Bill Foley, le milliardaire menant l’offre de Las Vegas, ne s’est pas présenté à la réunion des gouverneurs lors du weekend du Match des Étoiles parce que le vote qui devait être repris, a été reporté à plus tard, sans toutefois que l’on précise le moment exact.

« Je pense que ce sera en mars ou avril qu’ils prendront une décision. Mais il est évident que ce sujet d’une expansion commence à les embêter tous en raison du repêchage des joueurs de la Ligue nationale et aussi à cause de la faiblesse du dollar canadien » a déclaré Bill Foley.

Le dépôt des deux demandes d’adhésion de Las Vegas et Québec remonte au 20 juillet 2014 mais la LNH n’a jamais fourni un calendrier à savoir quand elle rendra sa décision.

« La situation semble plus compliquée que nous pouvons le croire », a ajouté le milliardaire.

Inquiétant pour Québec

Y a-t-il anguille sous roche?

Fort probablement. Et dans ce cas, Québécor devrait être le premier à s’interroger.

Comme Le Soleil de la Floride l’a déjà estimé, de toute évidence, le fait que Las Vegas et Québec aient été les deux seules villes à soumettre leur candidature pour l’obtention d’une concession, a placé Bettman dans une situation embarrassante.

Le Président aurait définitivement souhaité avoir un choix plus vaste, dont la demande d’un groupe de Seattle par exemple, pour amener deux nouvelles équipes dans la Conférence de la l’Ouest, qui en compte 14, deux de moins que dans la Conférence de l’Est.

Les plans de Bettman se sont évanouis lorsque Las Vegas a été la seule ville de l’Ouest à montrer son intérêt.

Donc, devant cette situation, il semble évident que le Président, appuyé par certains gouverneurs du circuit dont Jacob des Bruins de Boston, va tenter de repousser l’échéance pour donner suffisamment de temps à une ville, à l’autre bout des États-Unis, de faire connaitre son intention et de finalement poser sa candidature.

Ce qui signifie que le vote des gouverneurs portera sur l’acceptation ou le refus d’une expansion et non sur le choix des villes, qui feront les frais de cet élargissement.

Dans ce cas, inutile d’être devin pour comprendre que Gary Bettman tente vraiment de trouver un moyen d’écarter Québec au profit d’une ville de l’Ouest. La suite sera passionnante à suivre.

Québécor

On peut se demander, dans le présent contexte économique, si les entourloupettes de Bettman n’accommodent pas Québécor.

Au tout début de l’aventure, on parlait d’un investissement de 350 $ millions de dollars pour l’obtention d’une concession de la Ligue nationale. Puis le prix a été fixé à 500 $ millions. Mais à ce moment-là, le huard n’avait pas culbuté comme c’est le cas depuis un an.

L’investissement d’un demi-milliard dans cette aventure aura bientôt grimpé à 700 $ millions de dollars canadiens. C’est presque de l’escroquerie. En mai 2011, les propriétaires des Jets de Winnipeg n’ont versé que 170 millions $ pour acheter les Thrashers d’Atlanta. Le huard s’échangeait alors à 1,03 $ US.

La véritable fortune de 700 $ millions pour une concession n’est que le début. Il faut ajouter quelques autres centaines de millions de dollars pour les salaires des joueurs, autant ceux des équipes écoles de l’organisation que ceux de la LNH, pour tout le personnel administratif et professionnel, pour les voyages comprenant transport, hôtel, repas et quoi encore. On sait que les joueurs sont payés en argent américain et que la majorité des matchs sur la route se joue aux États-Unis.

Au bout du compte, c’est près d’un milliard de dollars que Québécor devra injecter dans cette aventure avant même la première mise au jeu d’une équipe ressuscitée à Québec.

Même les actuaires parviendraient difficilement à expliquer comment ce rêve, un peu fou, peut générer une quelconque rentabilité.

Il semble que les astres ne soient plus le moindrement alignés pour bâtir une équipe qui deviendrait le véritable locataire de ce nouveau Colisée. Construit pour 400 $ millions, sans une équipe de la LNH, cet édifice risque d’être plus souvent vide que plein.

À tel point que si Québécor ne trouve pas de nouveaux actionnaires pour affronter ce risque presque dément, il ne faudrait alors pas se surprendre qu’il retire ses billes.

Gary Bettman serait soulagé pendant que les amateurs de Québec tomberaient dans l’amertume.

C’est pourtant la logique qui l’emporterait.

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