Quatre Fondateurs De La Nouvelle-France Natifs De La Région Champagne-Ardenne En France.

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Dans les statistiques, cette région de France n’a pas été comme celle de Poitou-Charentes, une des régions de France qui a donné le plus d’émigrants vers le Nouveau-Monde. En effet elle ne représente que 2,5 du total, ce qui n’est pas anormal vu son éloignement des ports de l’océan Atlantique et tout particulièrement de La Rochelle, ou encore de ceux de la Manche d’où est partie la grande majorité des migrants qui allaient bâtir la Nouvelle-France. Parmi les personnages les plus célèbres, nous n’en retiendrons dans le présent article, que seulement quatre car ils furent les « premiers ».

 

Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve

Premier gouverneur de Ville-Marie/Montréal et fondateur de la ville.

C’est certainement un des personnages les plus célèbres de l’histoire de la Nouvelle-France et surtout de Montréal. Paul de Chomedey, sieur Maisonneuve, est né en 1612 à Neuville-sur-Vanne. Issu d’une famille de petite noblesse champenoise (seigneur de Chavannes et de Neuville), il aurait embrassé très jeune, la carrière militaire. Il devient sieur de Maisonneuve en 1614 quand son père le dote du domaine de Maisonneuve. C’est en 1641 que Le Royer de La Dauversière, au nom de la Société de Notre-Dame de Montréal qu’il a créée pour fonder Ville-Marie, prend contact avec lui à Paris pour être le chef de l’expédition. Il s’embarque depuis La Rochelle en juin 1641. C’est à la même époque que La Dauversière lui fait rencontrer Jeanne Mance, qui deviendra son bras droit.

À l’époque, les attaques des Iroquois, sont si nombreuses et meurtrières que l’existence de Ville-Marie en est menacée. En 1652, la colonie est si réduite (50 personnes), qu’à l’instigation de Jeanne Mance, il se rend en France pour recruter des volontaires. Il revient l’année suivant avec 116 personnes dont Marguerite Bourgeoys. On surnommera cette action « La Grande Recrue ».

Avec le temps, la colonie se développe et résiste à la menace iroquoise. En 1663 le contrôle de la colonie est pris par la couronne, mais les relations de Maisonneuve avec le nouveau gouverneur Augustin de Saffray de Mézy, ne sont pas au meilleur et en septembre 1665, Maisonneuve reçoit de l’intendant, Alexandre de Prouville de Tracy, l’ordre de retourner en France pour une période indéfinie. Après vingt-quatre ans à la tête de la colonie, Maisonneuve retourne en France. Il s’installe à Paris où il vivra dans l’ombre. Il y décède le 10 septembre 1676, les funérailles ont lieu dans l’église des Pères de la Doctrine chrétienne, située non loin de l’abbaye de Saint-Étienne-du-Mont, (5e arrondissement de Paris) et c’est également là qu’il fut mis en terre, à côté de son père.

Jeanne Mance

Première infirmière laïque d’Amérique du Nord et co-fondatrice de Ville-Marie/Montréal.

Née le 12 novembre 1606 à Langres (Haute-Marne). Issue d’une famille bourgeoise aisée, son père étant procureur du roi de France. On connaît depuis 2013 sa maison familiale située au 11 rue Barbier d’Aucourt (anciennement rue de l’Homme Sauvage). Elle quitte sa ville natale le 30 mai 1640 à 34 ans pour ne jamais y revenir. Elle embarque à La Rochelle le 9 mai 1641 et arrive en Nouvelle-France trois mois plus tard (vers le 8 août). Elle accède, avec Paul Chomedey de Maisonneuve, à l’ile de Ville-Marie vers le 18 mai 1642.

C’est une pionnière de la Nouvelle-France désormais reconnue depuis 2012 comme un des principaux fondateurs de Ville-Marie, où elle a fondé puis dirigé l’Hôtel-Dieu devenant ainsi la première « infirmière laïque » de l’Amérique du Nord. Elle meurt à Ville-Marie le 18 juin 1673 où elle est inhumée.

Cette femme d’exception, ni mariée, ni veuve, n’appartenant à aucun ordre religieux, est cependant reconnue comme Vénérable par l’Église catholique et fêtée le 18 juin, jour de sa mort.

Jean Talon

Premier intendant de la Nouvelle-France.

Jean Talon est né en 1626 à Châlons-en-Champagne, sa maison natale se trouve au 17, rue du Lycée. Il reçoit du roi Louis XIV la charge d’Intendant pour le Canada, l’Acadie et Terre-Neuve le 23 mars 1665. Il devient ainsi le deuxième intendant après Louis Robert, mais le premier à se rendre en Nouvelle-France, où il débarque à Québec le 12 septembre 1665. À son arrivée en Nouvelle-France, on lui concède quelques titres locaux, ceux de baron des Ilets et de comte d’Orsainville.

Il participe à la réforme des institutions en Nouvelle France. Il agrandit les limites de la colonie : Exploration de Louis Jolliet et du père Jacques Marquette (vallée du Mississippi, ouverture d’un poste de traite sur le site de la ville actuelle de Chicago), expédition de Robert Cavelier de La Salle vers l’Ouest pour chercher un passage vers la Chine. Signature en 1667 de la paix avec les Iroquois, dissolution du régiment de Carignan-Salières, environ 400 soldats et officiers sur les 1200 du régiment vont rester en Nouvelle-France.

Il recommande de faire venir les « Filles du Roi » pour accélérer le peuplement de la colonie et rééquilibrer le ratio hommes/femmes. Il réalise en 1666, le premier recensement de la population d’origine européenne (3 173 habitants).

Ce personnage influent, souvent en contact avec Louis XIV et son ministre Jean-Baptiste Colbert, termine sa vie à Paris en 1694. Il est inhumé dans sa ville natale.

Marguerite Bourgeoys

Première institutrice de Ville-Marie/Montréal

Marguerite Bourgeoys, originaire de la ville de Troyes y est née en 1620, (baptisée à l’église Saint-Jean-au-Marché), et elle vivra au 26 de la rue Chrestien de Troyes entre 1644 et 1653.

Chomedey de Maisonneuve lors de la « Grande Recrue », la fait venir à Ville-Marie où elle arrive vers la mi-novembre 1653, après 3 mois de traversée dans un voilier misérable où la peste s’est déclarée. Après des débuts dans des locaux surnommés « l’étable-école » (50 ouest rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal), la ferme Saint-Gabriel devient le point central des activités d’éducation et d’enseignement menées par Marguerite Bourgeoys (aujourd’hui un Musée). Son enseignement s’étend aussi bien aux enfants des colons français qu’aux Amérindiennes et aux Filles du Roy. Elle fonde les « Filles séculières de la Congrégation de Notre-Dame ». Première congrégation religieuse apostolique féminine non cloitrée de la Nouvelle-France approuvée par l’Église en 1698.

Marguerite Bourgeoys passera 47 ans de sa vie à Ville-Marie, où elle est enterrée. Elle est canonisée en 1982 devenant du même coup la première « sainte » du Québec.

Sources : Vous pouvez également consulter les sites suivants sur internet. Ils ont permis de documenter cet article : www.ameriquefrancaise.org – ainsi que tous les sites des personnages cités dans ce texte.

 

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