Électrochoc nécessaire

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C’est le monde à l’envers dans la section Atlantique de la Conférence de l’Est de la Ligue nationale.

Tous les sceptiques et les optimistes sont confondus.

Aucun ne croyait assister à un départ aussi bouleversé que celui offert par le Canadien de Montréal d’une part et par les Panthers de la Floride d’autre part. À l’unanimité les spécialistes et les amateurs prévoyaient une descente aux enfers du Canadien et des moments fastes des Panthers.

La situation est totalement à l’inverse.

Les Floridiens sont la seule formation à ne pas avoir encore décroché une victoire en temps règlementaire. Pendant ce temps, contre toute attente, la troupe de Claude Julien, après sa victoire de 2-0 sur les Bruins samedi soir, n’était qu’à deux points du premier rang de la Ligue nationale.

Qui l’eût cru?

Il ne faut pas s’emballer mais les points récoltés en début de saison pèsent lourds à la fin du calendrier. Et de la façon dont le Canadien se comporte, depuis le début des hostilités, plus personne ne les décompte comme des aspirants aux séries éliminatoires bien que l’on ne soit qu’au dixième de la saison.

Jusqu’ici le Canadien est la véritable surprise bien que Caroline, Buffalo et surtout Colorado soient vraiment étonnants.

Si Las Vegas et Los Angeles s’avèrent décevants, que dire des Panthers de la Floride? Leur bilan est catastrophique avec leurs deux petits gains arrachés en prolongation. Les Panthers ont subi six revers sur sept par la marge d’un seul but, dont quatre en surtemps ou en tirs de barrage.

Si l’absence de Roberto Luongo est néfaste parce que ses remplaçants James Reimer et Micheal Hutchinson ne font pas le boulot, d’autres facteurs contribuent à ternir ce départ démoralisant.

Aucun défenseur n’est à la hauteur. En tout, ces arrières n’ont que deux buts à leur crédit. Pour un, Aaron Ekblad est le plus décevant, lui que l’on qualifiait de surdoué et de futur général à la ligne bleue. Ekblad ne remplit sûrement pas le rôle d’un arrière qui touche 7,5 millions de dollars par saison.

Chez les attaquants les meilleurs ne répondent pas aux attentes.

Les Barkov, Huberdeau, Bjugstad, Trocheck, ne sont pas les meilleurs devant les adversaires. Leur production est en deçà de leur talent.

Jusqu’ici Mike Hoffman est le seul marqueur qui a atteint la cible cinq fois. Les trois buts de Trocheck et les deux buts de Barkov, Huberdeau et Bjugstad ne sont pas dignes de joueurs de deux premiers trios.

Ces piètres performances cachent probablement un virus qui affecte toute l’équipe.

Le peu de confiance et le manque de détermination de toute cette équipe sont-ils une indication que le message de l’entraîneur Bob Boughner ne passe plus? Comme il ne réussit pas à trouver une solution à ce véritable dérapage, Boughner vit peut-être sur du temps emprunté. Il y a trop de talent sur cette formation pour se contenter d’une si piteuse fiche au chapitre des victoires et des défaites. Depuis le début du calendrier, Boughner s’entête à garder intacte la première ligne d’attaque formée de Bjugstad-Barkov-Dadonov plutôt que de regrouper ses meilleurs éléments comme c’est le cas au Colorado avec MacKinnon-Rantanen-Landeskog, qui ont marqué 24 buts, et à Boston avec Bergeron-Marchand-Pastrnak, qui ont enfilé 19 buts comparativement aux huit petits filets du trio de Barkov. Landeskog et Pastrnak ont marqué 10 fois jusqu’ici et MacKinnon neuf fois, soit plus que les trois membres du trio de Barkov.

Jonathan Huberdeau a toujours été le meilleur complice d’Aleksander Barkov avant d’être rétrogradé sur la deuxième ligne d’attaque l’an dernier, où il ne parvient pas à s’acclimater au jeu de Vincent Trocheck, qui est un centre avare de la rondelle. La décision de repousser Hoffman sur un troisième trio montre à quel point il n’est pas facile pour un ailier de se familiariser avec le jeu de Trockeck. Plusieurs choix de l’entraîneur sont discutables.

L’utilisation à profusion de Barkov et Trocheck commence-t-elle à nuire à leur production? Ces centres sont  deux des attaquants les plus utilisés dans toute la Ligue nationale avec plus de 22 minutes par match. En plus de piloter leur trio et de faire partie de la première vague de l’attaque à cinq, leur entraîneur leur confie la tâche de limiter les dégâts lors des infériorités numériques. Pourtant le jeu de puissance des Panthers et la brigade défensive à quatre contre cinq sont parmi les pires du circuit. Si la saison est encore jeune, les Panthers ont besoin d’un électrochoc pour modifier ce départ désastreux, surtout que leurs deux prochains rendez-vous, en Finlande cette semaine, ne seront pas de tout repos puisqu’ils y affronteront les Jets de Winnipeg. Et cet électrochoc risque bien d’être le congédiement de l’entraîneur Bob Boughner comme c’est toujours le cas lorsqu’une équipe sportive touche le creux.

 

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