Nous avons eu la joie de nous entretenir avec trois cavalières canadiennes qui s’entraînent actuellement à Wellington en Floride en vue de participer aux Championnats du monde 2026. Voici les portraits de Naïma Moreira-Laliberté, Brittany Fraser Beaulieu et Camille Carier Bergeron qui comptent sur vous pour leur levée de fonds le 22 mars prochain à Wellington :
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NAÏMA MOREIRA-LALIBERTÉ

LSDLF : Comment a commencé votre passion pour l’équitation ?
Naïma : « Ma passion pour les chevaux a commencé alors que j’étais toute petite. Mes parents racontent que dès mon plus jeune âge, je choisissais instinctivement les jouets et les peluches en forme de cheval. J’ai commencé à prendre des cours à l’âge de cinq ans. J’ai été immédiatement conquise, et chaque occasion que j’avais était passée aux écuries. J’ai d’abord suivi des cours de style “poney club”, puis je me suis tournée vers le saut d’obstacles pendant quelques années. J’ai ensuite exploré l’équitation de “haute école” et l’univers du spectacle équestre. À douze ans, j’ai pris la décision de m’investir pleinement dans le dressage en intégrant un programme d’entraînement professionnel, un choix qui a donné l’élan à ma carrière compétitive ».
LSDLF : Quels sont les plus beaux moments de votre carrière ?
Naïma : « Les souvenirs de championnats, les médailles remportées aux Jeux panaméricains et ma participation aux Jeux olympiques.
Ce qui rend ces expériences si marquantes, c’est avant tout la possibilité de les partager avec ma famille et mes amis. J’ai aussi la chance de participer à des événements sportifs qui me permettent d’échanger avec des athlètes issus de disciplines variées, de découvrir d’autres sports et leurs univers respectifs, ce qui est toujours extrêmement enrichissant. Mais, au-delà des podiums et des grandes compétitions, ce sont surtout les moments plus intimes qui me touchent profondément : ces instants de tendresse, de complicité et de présence partagée avec mes chevaux. Pouvoir vivre et évoluer aux côtés d’un animal aussi sensible et majestueux est un privilège immense, qui demeure au cœur de mon parcours sportif ».
LSDLF : Comment visualisez-vous votre rôle au sein de Team Canada ?
Naïma : « Comme celui d’une athlète constante et fiable, capable de performer lorsque la pression est à son comble et que les résultats doivent être au rendez-vous. Mon objectif est d’être une compétitrice sur laquelle l’équipe peut compter, autant par mes performances que par mon attitude. Cela signifie aussi être la meilleure coéquipière possible : soutenir, collaborer, élever le niveau collectif et contribuer à une dynamique d’équipe forte et solidaire. J’espère également, à travers mon engagement et mon parcours, pouvoir inspirer la prochaine génération d’athlètes et démontrer que le travail, la rigueur et la passion permettent de réaliser de grandes choses ».
BRITTANY FRASER BEAULIEU

LSDLF : Comment a commencé votre passion pour l’équitation ?
Brittany : « Elle a commencé très jeune. Les chevaux ont toujours fait partie de ma vie, et j’ai tout de suite été attirée par la connexion et le partenariat que l’on peut développer avec eux. Ce qui était au départ simplement un amour pour les chevaux est progressivement devenu une passion pour le sport de haut niveau. Le dressage, en particulier, m’a toujours fascinée par la précision, l’harmonie et l’athlétisme qu’il exige du cheval comme du cavalier ».
LSDLF : En tant qu’une des cavalières les plus expérimentées, comment votre vécu international influence-t-il votre entraînement en Floride ?
Brittany : « Avoir eu la chance de représenter le Canada lors de championnats majeurs comme les Jeux panaméricains, les Jeux équestres mondiaux et les Jeux olympiques de Tokyo m’a donné une perspective très claire de ce qu’il faut pour être compétitive au plus haut niveau.
La saison d’hiver en Floride me permet de m’entraîner dans un environnement extrêmement compétitif, entourée de cavaliers et de juges de classe mondiale. Mon expérience internationale m’a appris que les détails font toute la différence : la qualité des bases, la facilité d’exécution, la préparation mentale et la constance sont essentielles. Chaque jour à l’entraînement, je garde les standards des championnats en tête ».
LSDLF : Qu’est-ce qui fait la force de votre relation avec vos chevaux ?
Brittany : « Pour moi, la base de toute relation avec un cheval est la confiance et la patience. Je suis très fière de développer mes chevaux sur le long terme, en accroissant leur confiance étape par étape.
Des chevaux comme Jaccardo, ainsi que d’autres que j’ai formés à travers les niveaux, m’ont appris que l’harmonie ne se précipite jamais. J’essaie toujours d’être à l’écoute, de m’adapter à leurs personnalités et de les rendre confiants dans leur travail. Quand un cheval se sent compris, il vous donne tout en piste ».
LSDLF : Quels sont les plus beaux moments de votre carrière ?
Brittany : « Représenter le Canada sur la scène internationale a été extrêmement significatif pour moi, notamment lors des Jeux olympiques et des championnats du monde. Mais certains des plus beaux moments sont aussi les plus simples : obtenir un record personnel dans un Grand Prix Spécial, voir un jeune cheval évoluer jusqu’au plus haut niveau, ou monter sur le podium en sachant tout le travail qui se cache derrière ce résultat ».
LSDLF : Quel serait le facteur déterminant pour que Team Canada brille aux Championnats du monde 2026 ?
Brittany : « La constance et la profondeur d’équipe. Nous avons besoin de plusieurs combinaisons capables de livrer des performances à leur meilleur niveau sous pression. Des partenariats solides, des bases techniques irréprochables et une grande force mentale seront essentiels. Si nous restons unis et que nous atteignons notre pic de performance au bon moment, le Canada a tout le talent nécessaire pour être très compétitif en 2026 ».
LSDLF : Avez-vous un message à livrer aux Canadiens francophones en Floride ?
Brittany : « Je suis toujours très fière de représenter le Canada, et particulièrement heureuse de voir une belle communauté francophone en Floride. Votre soutien compte énormément. Continuez à encourager les cavaliers canadiens — nous travaillons fort chaque jour pour vous rendre fiers ».
CAMILLE CARIER BERGERON

LSDLF : Qu’est-ce qui vous passionne dans ce sport ?
Camille : « C’est un sport incroyable et tellement beau. On réussit à avoir une communication avec l’animal, ce qui rend ce sport unique. C’est à la fois magique et majestueux d’être en symbiose avec un animal aussi gros avec lequel on peut faire des choses aussi impressionnantes ». Camille a commencé à monter à cheval à l’âge de 8 ans, et rapidement, elle a commencé à faire des compétitions.
LSDLF : Est-ce que vous avez le même cheval depuis longtemps ?
Camille : « Pour compétitionner à un niveau aussi élevé, il faut avoir une très bonne relation avec le cheval. J’ai le même depuis quatre ans. Mais c’est avec mon cheval d’avant, dénommé Sound of Silence (SOS), que je suis allée aux Jeux panaméricains. Je l’ai eu à l’âge de 17 ans et j’ai monté les niveaux avec lui. Et c’est avec la jument que j’ai en ce moment, Finnlanderin, que je suis allée aux Jeux olympiques en 2024 et que je convoite d’aller à la Coupe du monde en 2026 ».
LSDLF : Comment étaient les Olympiques pour vous en 2024 ?
Camille (qui aura bientôt 26 ans) : « Ce fut une super belle expérience. C’était mes premiers Jeux olympiques et c’était vraiment spécial, car j’étais la plus jeune dans les sports équestres. Ce fut une très belle expérience d’apprentissage qui s’est quand même bien passée. J’étais dans l’ensemble contente de ma performance ».
LSDLF : Quels sont les plus beaux moments de votre carrière ?
Camille : « Premièrement, les Jeux panaméricains en 2023. J’ai vraiment fait une super belle performance dans le Grand Prix free style, en plus avec mon cheval SOS que j’avais depuis longtemps. Aussi, en équipe, on a gagné la médaille de bronze. Ce fut vraiment un beau moment magique car nous étions quatre Québécoises d’une vingtaine d’années sur le podium au Chili. Nous nous étions toutes entraînées ensemble quand nous étions jeunes, donc c’était une superbe chimie d’équipe. Et cette médaille nous a permis de nous rendre aux Olympiques en 2024, ce qui était l’objectif visé. Il fallait absolument monter sur le podium pour participer aux JO. Deuxièmement, évidemment les Jeux à Paris en 2024. C’était tellement magnifique. Nous étions au Château de Versailles. Quand on rentrait dans le ring, c’était tout simplement WOW en voyant le château. J’ai apprécié chaque moment et en plus, tout était en français. C’était tout simplement beau et magique ».
Invitation
Camille, Brittany et Naïma invitent non seulement la diaspora canadienne à participer à leur levée de fonds le 22 mars, mais aussi à assister à leurs superbes compétitions à Wellington.
Pour consulter les horaires et les résultats : https://equestrian-hub.com









