Le gouverneur Ron DeSantis a annoncé l’ouverture d’un second centre de détention pour immigrants en Floride, appelé « Deportation Depot », sur le site militaire de Camp Blanding, près de Jacksonville au nord de l’État. Toutefois, sa construction dépendra d’une augmentation des expulsions depuis le centre existant, surnommé « Alligator Alcatraz ». Hautement controversé mais vanté par DeSantis, ce centre a vu son extension suspendue par un juge fédéral, ses opposants dénonçant des violations environnementales. Mais DeSantis a déjà fait appel de la décision du juge.
Des élus démocrates et des défenseurs des droits des immigrants ont dénoncé une expansion précipitée, craignant des violations du droit fédéral et un manque de transparence. Le projet soulève également des préoccupations écologiques. L’issue des poursuites en cours pourrait influencer la mise en œuvre du nouveau centre. Cette initiative s’inscrit dans une politique migratoire plus stricte menée par l’État, qui suscite un vif débat sur les droits humains et la responsabilité institutionnelle.
10ÈME EXÉCUTION CAPITALE EN FLORIDE CETTE ANNÉE
Un homme, condamné à mort pour un meurtre commis en 1982, a été exécuté le 19 août dernier. Il s’agit de la dixième peine de mort dans le Sunshine State cette année, un record d’après le Sun Sentinel en matière d’exécutions en une seule année.
L’homme de 67 ans, reconnu coupable de meurtre au premier degré, d’enlèvement, de vol à main armée et de tentative d’agression sexuelle dans le cadre du meurtre de Janet White, a été exécuté par injection létale en vertu d’un mandat d’exécution signé par le gouverneur républicain Ron DeSantis. Le veuf de la victime, Randy White, était l’un des témoins de l’exécution mardi.
Lors d’une conférence de presse qui a suivi l’exécution, Randy White a remercié DeSantis d’avoir signé le mandat d’exécution et a également remercié les membres des forces de l’ordre et les procureurs qui ont travaillé sur l’affaire de sa femme.
Depuis que la Cour suprême des États-Unis a rétabli la peine de mort en 1976, le nombre annuel le plus élevé d’exécutions en Floride était de huit en 2014. Cette année, la Floride est l’État qui a exécuté le plus de personnes, et deux autres exécutions sont prévues dans les semaines à venir. Le Texas et la Caroline du Sud se partagent la deuxième place avec quatre exécutions chacun.
REDÉCOUPAGE ÉLECTORAL À LA MI-DÉCENNIE EN FLORIDE ?
Le gouverneur DeSantis et d’autres républicains sont en pourparlers en faveur d’un redécoupage électoral en 2025 en Floride. DeSantis plaide ouvertement pour un remaniement de la carte électorale de l’État, même si le prochain redécoupage décennal est officiellement prévu pour 2030, à la suite du recensement fédéral américain. DeSantis a indiqué qu’il serait « favorable » à ce que la législature de Floride se saisisse de la question et a laissé entendre que son administration étudiait cette possibilité.
Le gouverneur et le procureur général, James Uthmeier, ont soulevé des doutes quant à l’exactitude du dernier recensement en 2020, sous l’administration Biden, laissant entendre que la Floride aurait été sous-estimée et privée de sièges supplémentaires au Congrès. Prétexte politique pour justifier un redécoupage ou sincère inquiétude ? Dans le contexte national du redécoupage des cartes électorales au Texas et dans l’Ohio, le sujet tombe à propos.
La délégation des représentants floridiens à Washington se compose de 28 sièges, dont 20 républicains. Le redécoupage leur permettrait de gagner plus de sièges lors des prochaines élections de mi-mandat en 2026. Selon les démocrates, ce redécoupage représente une attaque contre la démocratie.










