Brad O’Connor, économiste en chef pour Florida Realtors, a partagé les plus récentes données du marché immobilier de la Floride le 24 avril dernier. Voici ce qu’il faut savoir :
Ventes de maisons individuelles
En mars 2025 et pour le deuxième mois consécutif, les ventes de maisons individuelles étaient en baisse de -1,3 % seulement par rapport à mars 2024 (contre -7 % en février 2025). Cette légère amélioration par rapport à février peut s’expliquer par la baisse des taux d’intérêt à 30 ans qui sont passés de 7 % en janvier et février à 6,75 % en mars. Malheureusement, le taux est remonté en avril au-delà de 7 %, ce qui n’augure rien de bon pour les prochains mois.
Ventes de condos et maisons mitoyennes
Pour la catégorie des condos et des maisons de ville, les ventes ont chuté de -10 % en mars 2025 par rapport à mars 2024.
Prix en baisse
Les prix des maisons individuelles ont chuté à 412 500 $ en mars 2025, soit -2 % par rapport à l’année dernière. Pour les condos et maisons mitoyennes, les prix médians ont baissé de -4,5 % à 315 000 $.
Inventaire
Il continue de monter, les biens restant sur le marché plus longtemps avant de trouver un acheteur. Typiquement, une maison individuelle se vendait en 40 jours en 2024 : il faut maintenant compter 47 jours, ce qui en réalité n’est pas très loin de la médiane des années 2010.
On peut s’y attendre, la situation est moins bonne pour les condos et maisons de ville. En mars 2025, il fallait 62 jours pour vendre son bien immobilier, soit 44 % de plus qu’en mars 2024 lorsque les ventes se réalisaient en 43 jours. Cela est plus long que la médiane des années 2010.
Focus Floride du Sud
Comme le souligne Abigail Hasebroock du South Florida Sun Sentinel, le nombre de biens immobiliers listés à la vente en avril est à son plus haut depuis près d’une décennie en Floride du Sud. Il y a environ 52 000 inscriptions actifs sur les trois comtés de Miami-Dade – Broward – Palm Beach, soit quatre fois plus qu’en 2022 lorsque l’inventaire était au plus bas, en forte hausse par rapport aux 37 000 inscriptions d’avril 2024.
Trois facteurs principaux : les revenus moyens des foyers des trois comtés se situent entre 70 000 et 80 000 dollars par an. Les familles n’ont pas les moyens d’acheter un bien immobilier depuis la montée des prix post-COVID et la hausse des taux d’intérêt, et elles sont donc « sorties » en quelque sorte du marché immobilier, et en tout cas ne sont plus acheteuses.
Cette baisse de la demande se couple avec une augmentation du nombre des propriétaires qui souhaitent vendre leur bien. Cela ne concerne pas seulement les snowbirds touchés par des facteurs politiques, mais aussi des résidents floridiens qui doivent faire face à des charges de HOA et d’assurance toujours plus élevées.
Enfin, l’exode massif de population venant des États américains du Nord suite à la pandémie s’est ralenti.
Les experts envisagent une « market correction » dans les mois qui viennent, c’est-à-dire une auto-régulation du marché qui se traduira par une probable baisse des prix mesurée, mais pas de crash immobilier en vue.









