Crash d’un avion dans le comté de Palm Beach
L’enquête du National Transportation Safety Board (NTSB) se poursuit après le crash d’un Learjet 60 survenu le dimanche 1er novembre à 12 h 50 à l’intersection de Military Trail et Cresthaven Boulevard, à Greenacres, dans le comté de Palm Beach. L’avion privé, qui transportait neuf personnes d’Austin (Texas) vers les Bahamas, s’est écrasé à proximité immédiate d’habitations avant d’exploser en une gigantesque boule de feu. Aucun résident ni automobiliste n’a été blessé malgré la violence de l’impact.
Selon le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, les neuf occupants ont péri. Le gouverneur de Floride Ron DeSantis a décrit un accident « cataclysmique », affirmant que l’appareil est tombé « comme un missile » et a creusé un important cratère en bordure de route.
Les premières données de vol révèlent qu’à 35 000 pieds (10 700m) d’altitude, l’équipage avait signalé des turbulences, du givrage et des précipitations, demandant la permission de monter à 37 000 pieds (11 300m). Peu après, l’avion est entré dans une descente incontrôlée atteignant successivement 10 000 (3 048 m/min), 20 000 (6 096 m/min), puis 30 000 pieds par minute (9 144 m/min), dépassant ses limites de conception. Dans ses derniers échanges radio, le pilote a lancé plusieurs appels de détresse « Mayday » avant de déclarer : « Nous allons nous écraser au sol. »
Parmi les victimes figure Nathalia Gadelha Filgueiras, 20 ans, de Boca Raton, copilote de l’appareil. Passionnée d’aviation depuis son adolescence, elle avait obtenu sa licence de pilote privé à 17 ans et rêvait de devenir pilote de ligne.
Les enquêteurs fédéraux examinent désormais toutes les hypothèses, notamment les effets du mauvais temps, du givrage et des fortes turbulences. Environ 600 résidents d’une communauté de maisons mobiles voisine ont été évacués pendant les opérations d’enquête.
(Visuel d’illustration)
Le sud-est de la Floride sous les eaux : marées royales, vents violents et fortes pluies se conjuguent
Le sud-est de la Floride a connu une semaine exceptionnelle marquée par des inondations côtières historiques. Dès le 26 octobre, les autorités ont commencé à surveiller les effets des « king tides » (marées royales), les plus hautes marées naturelles de l’année. Le phénomène a culminé les 27 et 28 octobre, lorsque de puissants vents de nord-est ont poussé l’eau de mer vers le littoral, provoquant des inondations dans de nombreux quartiers de Miami Beach, Fort Lauderdale et Hollywood. Certaines rues se sont retrouvées sous plusieurs dizaines de centimètres d’eau, sans qu’aucune tempête tropicale ne soit présente. Les niveaux observés ont parfois été comparés à ceux enregistrés lors de précédents ouragans.
Au cours du week-end des 31 octobre et 1er novembre, la situation s’est aggravée avec l’arrivée de fortes pluies et d’orages. Les services météorologiques ont placé les comtés de Palm Beach, Broward et Miami-Dade sous surveillance d’inondation. Certaines zones ont reçu entre 75 et 125 mm de pluie, avec des accumulations localement supérieures. Les sols déjà saturés et les marées élevées ont limité l’évacuation de l’eau, augmentant le risque d’inondations soudaines.
Pour ce début de semaine, les alertes restent en vigueur. Une vigilance est maintenue pour les inondations côtières, les fortes pluies, les courants de retour dangereux et la houle élevée. Prudence aussi sur la route : de nombreux axes routiers étaient partiellement inondés ce matin, ou ponctués de mares d’eau dangereuses, ralentissant la circulation et fermant inopinément des voies.
Les autorités avertissent que les marées hautes pourraient encore provoquer des débordements localisés jusqu’au 3 novembre, particulièrement dans les secteurs côtiers les plus vulnérables.









