Redressement imprévu du huard!

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La valeur du huard vient de prendre une toute autre avenue. Un virage à 180 degrés contre toutes les attentes des spécialistes et des spéculateurs.

Il y a quelques semaines, le Soleil de la Floride estimait que la culbute de la monnaie canadienne risquait de se poursuivre jusqu’à 65 cents. Les indices, à la fin février, donnaient le ton à une plus importante dévaluation, propulsée par la surabondance des stocks de pétrole sur la planète et surtout dans les réserves américaines.

Puis soudainement, on a commencé à croire à une entente possible entre les pays fournisseurs pour ralentir, dans une certaine mesure, la production sur le marché mondiale.

En plus de la revalorisation du pétrole, les attentes de resserrement monétaire ont été réajustées à la baisse.

Dans un article publié dans La Presse, sous la signature de Paul Durivage, Avery Shenfield, chef économiste de la CIBC, disait, «la surprise a été la rapidité avec laquelle les marchés ont changé de cap. Le dollar canadien n’est toujours pas cher par rapport aux normes historiques et les spéculateurs pourraient le pousser plus loin ».

En janvier, monsieur Shenfield avait conseillé avec justesse, aux exportateurs canadiens, de protéger leur mise en dollars US, précisant que tout ce qui pouvait blesser le huard était déjà pris en compte.

Le retour

Le 19 janvier, le huard était à un creux de 69 cents US et rien n’indiquait le moindre redressement. Au contraire. Toutefois, comme l’allure de l’économie ne garantie jamais la constance, le virage est venu plus tôt et cela sans que la majorité des cambistes et des spéculateurs le prévoient.

Ce qui fait que présentement, ce même huard valse autour des 77 cents, un bond prodigieux si l’on considère que l’on n’avait pas revu une telle remontée depuis l’été 1990 alors qu’il avait progressé de 4% pour toucher les 88 cents US.

En fait, ce sérieux pas en avant a été franchi durant neuf semaines de suite.

Mais comme toujours, le prix du gallon d’essence empruntait la même marche.

Maintenant que le processus de la progression est en pleine action, les cambistes croient que les indicateurs sont favorables à une continuité vers le haut, comme vient de le faire le yen la semaine dernière.

On dit que le dollar canadien s’apprête par ailleurs à entrer dans un cycle saisonnier favorable. Au cours des 20 dernières années, le huard a, en moyenne, progressé de 2% au cours des mois d’avril durant ces deux décennies.

Jamais il n’a faibli en avril au cours des dix dernières années.

Cette tendance va bien sûr réjouir les Canadiens qui visitent les États-Unis, bien que nous en soyons à la fin des séjours des Snowbirds en Floride.

Mais d’ici novembre prochain, ils pourront sûrement profiter de la dernière leçon en suivant davantage l’évolution du huard et en choisissant un moment propice pour en faire le plein en prévision de leurs prochaines vacances.

Si le dollar canadien maintient son redressement, les commerçants de la Floride aussi seront enchantés parce qu’au cours des derniers mois, le nombre de visiteurs canadiens dans l’État du Sud a été moins élevé que l’an dernier alors que la monnaie canadienne et américaine étaient presqu’à parité.

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