Alors que l’on a changé d’heure en Floride le dimanche 8 mars, il est bon de profiter de plus d’ensoleillement et de soirées plus longues, notamment à la plage.
Pour le climat, le mois de mars alterne entre journées caniculaires et ensoleillées, ainsi que grisailles et averses courtes. Les fronts froids venant du nord tentent régulièrement de descendre en Floride, parfois avec quelques pluies violentes et des tempêtes. En général, le Sunshine State est protégé par un système de hautes pressions, situé au centre de l’Atlantique et en altitude. En descendant, cet air se réchauffe et fait monter les températures. Parfois, des flux d’air chaud et humide venus du sud-est accentuent la chaleur ambiante.
Au début du mois, une période de fortes chaleurs et d’humidité, avec des maximales journalières autour de 26-27 ˚C, montant jusqu’à 29 ˚C dans les Keys, avec des pics à 32 ˚C dans le Nord et le Panhandle, a provoqué des matins étouffants et chauds, légèrement au-dessus de la moyenne en cette période de l’année. Les vents venant de l’est avaient asséché toute la moitié est de l’État.
Les averses de mi-mars ont apporté une humidité bienvenue, qui permet de diminuer la sécheresse des sols et les risques d’incendie. L’atmosphère, chargée d’humidité tropicale, favorisait les pluies.
Habituellement, les vents venant de l’est aident à chasser les fronts froids. Mais le lundi 16 mars, l’un d’entre eux a traversé l’État et amené une baisse marquée des températures qui oscillent entre 21 et 23 ˚C. Mais cela ne durera pas et le beau temps devrait vite revenir avec un climat ensoleillé et plus sec dans la fin du mois.
Courants d’arrachement
Cependant, les vents augmentent les risques de courants d’arrachement tout le long de la côte est, et une extrême prudence est exigée, même quand la mer semble calme. C’est particulièrement vrai lorsque les vents soufflent du large vers la plage, ce qui est le cas depuis mars.
Rappelons que les courants d’arrachement, aussi appelés courants de retour, ne tirent pas les nageurs vers le fond de la mer, mais les emmènent loin du bord. C’est la fatigue liée à la lutte contre le courant qui cause bien souvent les accidents. D’après le National Ocean Service, des milliers de personnes sont sauvées chaque année, mais une centaine ne réchappent pas, y compris des surfeurs. En 2024, année du dernier rapport officiel du National Weather Service, la Floride a enregistré 25 décès. Les sauvetages lors des courants d’arrachement représentent 80 % des interventions des maîtres-nageurs sur les plages américaines.
Ces courants sont particulièrement fréquents près des jetées, des quais et des bancs de sable. Ils sont dus à un déséquilibre entre des vagues hautes qui entraînent une élévation du niveau de l’eau, et des vagues plus faibles au niveau plus bas, l’eau se déplaçant naturellement vers les zones plus basses, avant de créer un canal vers le large.
Il existe deux types de courants d’arrachement : ceux qui dépendent de la profondeur des fonds marins (la bathymétrie), comme ceux qui sont « canalisés » (plus sombres, et plus calmes en surface) et ceux qui sont focalisés (contrôlés par des variations du déferlement des vagues sur le littoral) ; les autres sont influencés par des structures sur le rivage. Leur localisation peut être identique sur de longues périodes de temps, mais ils peuvent se déplacer en fonction des vagues et des vents.
Enfin, prudence avec les courants des marées qui sont plus prévisibles, mais non moins dangereux. Ils sont particulièrement puissants dans les chenaux étroits (inlets), les baies, et les estuaires.








