La saison des ouragans 2025, qui a pris fin le 30 novembre, a été exceptionnellement clémente non seulement pour la Floride, mais aussi pour tous les États-Unis ! D’après WLRN, pour la première fois depuis dix ans, l’ensemble du pays a été épargné. Cependant, le réchauffement climatique continue de provoquer une intensification plus rapide des tempêtes. Et la plus récente preuve de ce phénomène a été l’ouragan Melissa, qui a frappé la Jama•que en octobre dernier. Des données récemment publiées montrent que l’ouragan de catégorie 5 a produit des rafales de vent atteignant 252 mph (405 km/h; Scientific American), soit seulement 1 mph de moins que la rafale la plus rapide jamais enregistrée sur Terre, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), et 4 mph de plus que la rafale la plus puissante jamais enregistrée dans un cyclone tropical en mer. Un ouragan de catégorie 5 a des vents soutenus de plus de 156 mph (252 km/h). Cette catégorie est la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson.

Source : climatecenter.fsu.edu
Une saison cyclonique étrange
Brian McNoldy, chercheur spécialisé dans les ouragans à l’université de Miami (UM), a déclaré à WUSF que la saison des ouragans 2025 dans l’Atlantique a été « inhabituelle », en présentant de nombreuses caractéristiques étranges. En effet, la saison s’est terminée à un niveau proche de la moyenne, peut-être même légèrement supérieur à une saison cyclonique moyenne, en raison de la combinaison de phénomènes parfois très faibles et parfois très intenses. McNoldy explique que, pendant environ trois semaines au cœur de la saison redoutable, le calme a régné, mais que trois ouragans de catégorie 5 sont survenus, soit le deuxième plus grand nombre jamais enregistré ! Et si, pour la première fois en dix ans, aucun ouragan n’a touché les côtes états-uniennes, la tempête la plus tardive depuis 2014 est survenue ! C’est ainsi que la combinaison de ces points positifs et négatifs rend la saison 2025 légèrement supérieure à la moyenne.
L’expert rappelle que les saisons cycloniques varient considérablement d’une année à l’autre. L’an dernier, la saison des ouragans a été très active, en particulier sur la côte ouest du Sunshine State, mais elle a été calme cette année. D’après McNoldy, divers phénomènes atmosphériques peuvent modifier le cisaillement vertical du vent sur de larges zones de l’Atlantique, en le réduisant ou en l’augmentant. Il rappelle également que les fluctuations des conditions sur le continent ouest africain influencent directement la saison des ouragans, qui se forment généralement au large des côtes de cette région.
Les ouragans marquants de la Floride témoignent du caractère imprévisible des saisons cycloniques, année après année.

Source : climatecenter.fsu.edu
Des Floridiens songent à quitter l’État
Selon un sondage mené à la fin septembre par le Centre d’études environnementales de la FAU (Florida Atlantic University), auprès de 1 400 Floridiens âgés de 18 ans et plus, de nombreux répondants sont confrontés aux conséquences durables des conditions météorologiques extrêmes et à l’augmentation des coûts d’assurance habitation, et plus d’un tiers d’entre eux envisagent désormais de quitter l’État.
Le Florida Climate Survey a effectivement révélé que 36 % des habitants de Floride « avaient déménagé ou envisageaient de déménager en partie ou en totalité en raison des risques météorologiques ».
WLRN souligne que le sondage a été effectué un an après que l’État ait été touché en 2024 par les ouragans Helene et Milton.
L’inquiétude des Floridiens sondés varie de modérée à extrême en ce qui concerne les ouragans qui deviennent plus forts et/ou plus fréquents (63 %), les précipitations qui deviennent plus abondantes dans l’État (61 %) et les inondations plus importantes dues aux ondes de tempête près de la côte (61 %).
Le sondage a enregistré que 85 % des Floridiens continuent de croire au changement climatique, le niveau de croyance le plus bas depuis six ans, mais seulement 52 % pensent que le changement climatique est causé par l’activité humaine.









