26.8 C
Miami
samedi, février 4, 2023

Les refus aux services frontaliers

Date:

Les longues attentes aux douanes sont le supplice de tous les voyageurs qui, plus souvent qu’autrement, se retrouvent dans des files sans fin.

Les Canadiens qui fréquentent les aéroports Montréal-Trudeau et Fort Lauderdale peuvent témoigner des attentes interminables auxquelles ils ont souvent été confrontés que ce soit à Montréal ou en Floride.

Au cours des dernières années, le malaise avait vraiment pris de l’ampleur au point où les services des plaintes étaient submergés. 

Durant la période d’été c’est parfois l’accalmie. Mais dès novembre le casse-tête fait surface.

À la fin de l’hiver dernier, l’impatience des touristes a forcé les responsables de l’Aéroport de Montréal à se pencher très sérieusement sur le cauchemar des voyageurs. En mai 2017, la direction de l’aéroport Pierre Elliott Trudeau a décidé d’injecter plus de 14 millions de dollars pour apporter des améliorations à ce service inadéquat.

Philippe Rainville, PDG de l’aéroport, avait qualifié d’inacceptables de telles congestions comme cela avait été particulièrement le cas depuis un an. On a alors retenu les services d’une firme d’experts aéroportuaires qui a effectué des simulations sur ordinateur dans le but de mieux comprendre les causes de ce cauchemar.

Pour pallier à cet éternel inconvénient, il a été décidé de réorganiser le hall des douanes, de définir de nouveaux couloirs pour les voyageurs, de signaler le temps d’attente et de créer une équipe qui verra à faciliter le flux des passagers. Un centre de correspondance sera dorénavant en place, lequel permettra  de séparer le plus rapidement les voyageurs  en attente d’une correspondance, de ceux dont le voyage se termine à Montréal.

En ce moment, un service est en place temporairement en attendant un centre permanent plus spacieux, qui sera construit au coût de 20 millions de dollars, lequel sera complété en 2018.

On sait qu’à l’aéroport de Fort Lauderdale, les autorités ont également été forcées d’apporter des correctifs majeurs pour décongestionner les flux à répétition des départs, mais surtout lors des arrivées. Tout n’a pas été réglé pour autant mais les efforts se poursuivent pour rendre la situation plus acceptable.

 

Autre cas

Plusieurs voyageurs aériens rencontrent un autre problème dans leur déplacement entre le Canada et les États-Unis.

Le droit de franchir les douanes n’est pas accordé à tous et ils sont des milliers à devoir rebrousser chemin. Alors que plusieurs Canadiens craignent de se faire barrer la route en direction du pays voisin, ce sont surtout les Américains qui ne sont pas les bienvenus au Canada. Le nombre d’Américains refoulés aux frontières canadiennes a fait un bond de 31%, l’an dernier, selon La Presse. Ils sont 30 233 à avoir été interdits en 2016 comparativement à 23 052 l’année précédente. L’Agence des services frontaliers du Canada n’étale pas publiquement les raisons de ces refus.

Il semble que l’accord intervenu en 2013 entre les deux pays, sur le partage des renseignements sur les voyageurs, soit largement responsable de cette importante hausse des refus. Cette entente permet plus facilement aux douaniers de détecter les antécédents criminels des Américains refoulés par le Canada.

Sauf que parfois, le scrupule des officiers dépasse les bornes puisqu’un visiteur peut se voir interdire l’entrée pour une faute, plus ou moins grave, survenue il y a plus d’une vingtaine d’années. On pousse l’interdiction à une personne qui a toujours franchi la frontière auparavant, malgré une infraction comme une contravention pour conduite avec facultés affaiblies survenue il y a 40 ans.

Toute la paperasse nécessaire, lorsqu’une telle situation se présente, contribue largement à embourber les officiers aux frontières ce qui ralentit le flux d’arrivants.   

En raison de ces refus, les agents douaniers se disent débordés et en manque de ressources pour accomplir leur tâche. Le syndicat, qui regroupe 10 300 membres, explique ainsi les insupportables attentes survenues à l’aéroport de Montréal, en août 2016.

La situation s’était dégradée par la suite avec l’imposante arrivée des réfugiés par voie terrestre. Le syndicat se plaint qu’aucun sous n’ait été accordé à leurs services dans le dernier budget fédéral. 

 

Les Canadiens

Malgré les décisions très médiatisées depuis l’arrivée de Donald Trump à la Présidence, les Canadiens, selon les rapports, sont maintenant moins nombreux à se faire refuser l’entrée aux États-Unis. Le nombre a diminué de 8,5% depuis les derniers mois de 2016.

Toujours selon La Presse, entre février et octobre 2017, 6875 Canadiens ont dû rentrer à la maison en raison d’un refus des agents américains comparativement à 7619 pendant la même période l’an dernier.

 

Next article

RECEVEZ LE JOURNAL GRATUITEMENT DANS VOTRE BOITE COURRIEL !

spot_img
spot_img

Plus d'articles ...
le soleil de la floride

HILTON GÈRERA LE DIPLOMAT VENDU POUR 835 MILLIONS DE $

Selon le Wall Street Journal, la coentreprise de Credit...

LA ZONE GRISE DE LA DURÉE DE SÉJOUR DES CANADIENS 

Alors que de nombreux aspects du système d’immigration américain...

LES VENTES DE LOGEMENT EN DÉCLIN EN 2022

En 2021, les maisons, condos et appartements se vendaient...

LA COURSE À LA COURSE

En février en Floride, l’atmosphère pulse à un rythme...