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jeudi, décembre 1, 2022

Le supplice des douanes

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Les attentes prolongées aux douanes des aéroports de Montréal et de Fort Lauderdale deviennent un véritable supplice pour les voyageurs et les vacanciers.

Ceux qui doivent franchir ces barrières frontalières traduisent ces périodes d’éternité.

Si à Fort Lauderdale on a dû souvent s’armer de patience, à Montréal c’est la catastrophe. À tel point que le milieu des affaires, du tourisme ainsi que les transporteurs aériens, supplient le gouvernement canadien d’agir pour mettre fin à ce disfonctionnement perpétuel qui, de jour en jour, frustre la clientèle.

L’hiver dernier, à Fort Lauderdale, les Snowbirds ont régulièrement été refoulés pendant près d’une heure et demie lors de l’arrivée de plusieurs vols en un espace de temps restreint.

En ce moment, à Montréal, on se retrouve en plein calvaire ce qui permet de dire que l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau est de loin, le pire au pays en termes de perte de temps pour la clientèle des compagnies aériennes.

Une compilation du quotidien La Presse démontre que 75% des attentes de plus d’une heure, chez les quatre plus importants aéroports du pays, sont enregistrées à Pierre-Elliot Trudeau.

Tout cela en dépit du fait que c’est l’endroit où l’on compte le plus de guérites douanières. Le problème c’est que lors des heures de pointes, trop de ces guérites sont fermées.

Le pire

Depuis le 1er avril dernier, les voyageurs ont dû patienter plus d’une heure à 15 occasions comme l’indique l’agence des services douaniers canadiens.

Cette situation n’est survenue que cinq fois pour l’ensemble des trois autres grands aéroports;  Toronto, Vancouver et Calgary, durant la période du 1er avril au 8 septembre comme le démontre l’investigation de La Presse.

En fait, la situation n’a pas changé par rapport à l’hiver 2015-2016.

L’augmentation du nombre de passagers aux heures de pointe a particulièrement progressé au cours des dernières années sans que l’on ajoute les outils nécessaires à cet afflux.

Plusieurs organisations reliées au tourisme, qualifient cette situation d’inacceptable, laquelle ternit l’image de Montréal. Elles ont porté plainte au ministre des Transports, Ralph Goodale, estimant que cette anomalie est une conséquence du manque d’effectif et de budget, qui n’ont pas suivi la hausse du nombre de passagers.

Normalement, l’objectif est de limiter l’attente à moins de 20 minutes. Loin de là, certains délais ont dépassé deux heures et demie durant les premières semaines de septembre.

À l’approche des fêtes du 375ème anniversaire de la ville de Montréal, les édiles municipaux sont extrêmement inquiets face à cet important problème.

Au ministère des transports canadien, on affirme travailler pour trouver des solutions mais on ne dit pas de quelle façon on pourrait y arriver.

Les vacanciers qui voleront sur la Floride, doivent se croiser les doigts pour échapper à cette torture autant au service douanier de Fort Lauderdale qu’à leur retour à Montréal.

Les transporteurs à l’aéroport de Plattsburgh pourraient bien connaitre une saison beaucoup plus achalandée.

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