Le cadeau de Trudeau à Trump

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Si la nouvelle version de l’ALENA, maintenant l’AEUMC (Accord États-Unis- Mexique-Canada), passe plutôt bien dans le reste du Canada, ce n’est pas le cas au Québec.

Les producteurs laitiers se sentent trahis par le gouvernement de Justin Trudeau en raison de la brèche de 3,6 % consentie dans la gestion de l’offre qui permet aux Américains de venir vendre au Canada leur surplus de lait, de poulet et des œufs.

Pierre Lampron est le président de l’Association représentant les producteurs canadiens. Il ne cache pas sa déception.

 

« Nous ne voyons pas comment cet accord peut être bon pour les 220 000 familles canadiennes qui dépendent de l’industrie laitière pour gagner leur vie. Notre gouvernement nous avait pourtant assuré qu’il ne signerait pas un accord qui serait mauvais pour les Canadiennes et les Canadiens. »

Les fermiers du Québec sont d’autant affectés puisque ce sont eux qui assurent la moitié de la production de lait de tout le pays.

Face à cette grande déception, le premier ministre Trudeau s’est engagé à accorder des compensions aux producteurs laitiers.

Mais monsieur Trudeau n’a donné aucune indication sur la hauteur que pourrait être cet aide aux cultivateurs. Chaque ferme laitière pourrait perdre entre 10 et 12 % de ses revenus annuels, sans baisse de dépenses et de frais.

 

Les plus optimistes croient que cette nouvelle concurrence fera baisser les prix de ces produits, mais les analyses montent que ce n’est pas le cas, ce qui a été démontré à la suite de situations similaires survenues dans le passé.

Si le président  Donald Trump a qualifié cette entente  « du plus important accord de l’histoire américaine » les Québécois ont majoritairement l’impression d’avoir été les boucs émissaires pour permettre au reste du Canada, particulièrement  l’Ontario, de conserver leurs privilèges.

Les producteurs laitiers ont le sentiment d’avoir été lésés pour épargner l’industrie automobile de l’Ontario.

D’ailleurs le président d’Unifor, premier syndicat du secteur privé au Canada bien implanté dans le secteur automobile, a félicité le premier ministre Trudeau en disant que c’était une très belle journée pour les Canadiens.

Plusieurs autres secteurs font partie de cette entente mais la gestion de l’offre, particulièrement de l’industrie laitière, était le centre de cette négociation.

D’ailleurs, la priorité de Donald Trump était de fracasser cette barrière qui protégeait l’industrie laitière canadienne.

Le président américain se réjouit de cette entente qu’il a poussé dans la gorge du gouvernement canadien en menaçant de l’exclure de l’AEUMC. Il était minuit moins quart lorsque les négociateurs canadiens ont finalement cédé pour ne pas être rejetés, le moment butoir survolant dans la chambre des négociations.

En plus de céder sur la gestion de l’offre, les négociateurs canadiens n’ont pas réussi à faire fléchir les droits de douanes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium importé aux USA.

 

Certains analystes politiques québécois estiment que le Premier ministre du Canada, Justin  Trudeau, vient d’offrir le plus beau cadeau que pouvait recevoir le Président des États-Unis, qui va pavoiser en se qualifiant de négociateur incomparable, à la veille de l’élection sénatoriale et à deux ans de l’élection présidentielle.

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