LA SANTÉ MENTALE, BÊTE NOIRE DES ASSUREURS !

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Le bien-être de tout individu ne tient pas qu’à une bonne santé physique. Le bien-être émotionnel et psychique entre aussi en ligne de compte.

Les recherches de Richard G. Wilkinson (épidémiologiste social britannique) et Kate Pickett (chercheure à l’Institut National de Recherche en Santé du Royaume Uni et épidémiologiste) ont démontré que la prévalence de la maladie mentale est plus élevée dans les pays riches où les inégalités sont les plus marquées, les États-Unis arrivant en tête de liste. C’est sans doute pourquoi, durant les années 80, de nombreuses compagnies d’assurances en soins de santé, en Floride et ailleurs aux États-Unis, ont créé des exclusions aux rembour-sements des frais médicaux, créant ainsi un clivage entre santé physique et santé mentale. Les assureurs ont créé des alliances avec d’autres entreprises afin de couvrir la prestation de soin en santé mentale. Ce fut le début d’un problème qui n’a cessé de croître. Les difficultés liées au bien-être psychique ayant augmenté durant les dernières décennies, les médecins de soins primaires doivent de plus en plus fournir des soins en santé mentale et sont maintenant aux prises avec un problème de remboursement de plus en plus difficile à gérer. Ce sont 40 % de toutes les consultations pour dépression ou anxiété qui sont traitées par les médecins de soins primaires et 50 % de toutes les prescriptions d’antidépresseurs et d’anxiolytiques sont rédigées par ceux-ci.

Le Dr Sawyer, qui a dirigé un cabinet de médecine familiale durant plus de 30 ans, s’est vu refuser le remboursement pour la partie de la consultation avec son patient qui portait sur l’anxiété et le TDAH, l’assureur disant que cette consultation portait sur un problème de santé mentale et que ce n’était pas couvert dans le plan de l’assuré. Finalement, le patient se voit dans l’obligation de payer la facture ou le médecin de perdre son argent. Pour contrer le problème, plusieurs médecins écourtent la consultation en changeant de sujet lorsque le patient évoque des troubles d’anxiété ou de dépression, selon une étude évoquée par le Sun Sentinel. Dans plusieurs salles de consultation en soins primaires, la discussion typique sur une problématique de santé mentale ne dure que deux minutes, selon cette même étude. Les conséquences de cette dichotomie entre la santé physique et men-tale se répercutent sur la santé globale de la population.

D’autres médecins préfèrent utiliser des codes différents de remboursement. Par exemple, le docteur Peter Liepmann, médecin de famille, a cessé d’utiliser les codes de diagnostics psychiatriques dans ses réclamations. S’il rencontre un patient manifestant des symptômes de dépression, il le catégorise comme souffrant de fatigue et l’anxiété est changée en palpitations.

La solution à ce problème de santé publique demeure l’intégration des soins de santé men-tale aux systèmes de premiers soins dans les plans d’assurances. Cela illustre bien que la promotion de la santé a d’abord besoin d’une économie de la santé.

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