L’aide sociale et les vacanciers

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Le gouvernement québécois met un holà aux prestataires de l’aide sociale qui se permettent de prendre des vacances à l’extérieur de la province.

Depuis le 25 mai 2015, un bénéficiaire qui s’absente du Québec pour une période dépassant 15 jours au cours d’un même mois, n’a plus droit à cette prestation.

Devant cette mesure, des groupes communautaires ont décidé de contester ce resserrement qu’ils qualifient de coercitive et discriminatoire à l’endroit des personnes à faible revenu, surtout pour ceux qui ont de la famille ou des proches à l’extérieur du Québec.

Les opposants entendent démontrer que cette décision est une atteinte au droit à la liberté.

Cathy Inouye, organisatrice communautaire au Projet Genèse, rappelle que de nombreuses personnes doivent s’absenter pour des raisons familiales, que ce soit pour une mort, un mariage ou une maladie chez un proche.

Ariel Moyal, un prestataire, s’adresse donc au Tribunal administratif du Québec pour plaider sa cause et faire invalider cet amendement à la loi.

De confession juive, monsieur Moyal a une sœur qui vit en Israël, un frère en Ontario et ses parents passent l’hiver en Floride.

Avant cette restriction, il se rendait parfois en Floride, à l’invitation de ses parents pour un séjour de trois à quatre semaines.

Il affirme que cette interdiction contrevient à la Charte des droits et libertés, laquelle protège le droit à la libre circulation, à la dignité et à l’égalité.

En avril dernier, le plaignant s’était rendu en Israël pour deux semaines lors de la naissance d’un neveu. Le ministère l’avait avisé qu’il perdait son droit aux prestations à partir du 1er mai, en raison de son absence.

Pour des millions

Cette mesure, comme plusieurs autres, s’inscrit dans un programme visant à économiser entre 11 et 15 millions de dollars par année pour le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Le Québec compte plus de 440 000 prestataires de l’aide sociale. Avant que l’on impose ce nouveau règlement, un bénéficiaire pouvait s’absenter presque deux mois à l’extérieur de la province. Maintenant, il ne pourra quitter le Québec que pour une période de 15 jours par mois sans toutefois dépasser un nombre total de 30 jours durant l’année.

On estime que près de 500 prestataires seront touchés par cette décision. Ce chiffre semble loin de la réalité.

« Pour le commun des mortels, il est difficile de comprendre que l’on puisse accorder de l’aide social à une personne qui s’absente si longtemps du Québec » a dit le ministre, François Blais.

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