Ils Sont Partis

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Comme si le Sud de la Floride avait commencé à sommeiller paisiblement.

 

Les Québécois, Canadiens, Américains du Nord ont plié bagages et sont rentrés dans leur terre.

La circulation est devenue plus fluide, les plages sont un peu désertes, les commerces moins sollicités, les terrasses laissent plus de place à ceux qui s’y attablent, les employés(es) de banques soufflent enfin.

La désertion a lentement commencé à la Fête de Pâques et tranquillement, elle s’est échelonnée sur des semaines, plusieurs attendant le retour d’un brin de chaleur chez eux.

D’autres ont étiré le temps, incapables de couper le cordon devant les températures enivrantes et soutenues que le Sud leur offrait.

Leur seul désir est que les prochains mois offriront, dans leur patelin, une continuité de cette température que l’on voudrait éternelle.

Le Soleil de la Floride reste visible en affichant des infos express tous les mardis sur internet et en publiant sur papier mensuellement seulement, sa parution apparaissant le dernier mardi de chaque mois, pour informer les lecteurs encore ici et ceux qui le cueillent dans différents kiosques du Québec, ou sur le site web.

Comme si parce que les Canadiens ont fugué, le dollar canadien s’est permis une petite percée au dessus des 80 cents. Rapport aucun, uniquement une petite entourloupette.

Bien malin ceux qui peuvent prévoir son échelle de l’automne prochain. Ils décideront au cours de l’été d’en faire le plein si jamais il grimpait le moindrement.

Les plus tristes sont ceux qui ont mis la clef dans la porte pour de bon, laissant couler un petit sanglot et le cœur brisé, réalisant, au moment de leur départ définitif, que le plus beau rêve de leur vie prend brutalement fin.

Ils sont nombreux ceux qui le savaient déjà ayant bâclé la transaction de leur pied à terre au cours de la saison.

La réalité vient toujours à l’heure de la rupture. Et les ruptures restent toujours cruelles et pénibles à accepter.

Ceux qui se sentent plein d’énergie rentrent heureux de retourner dans leur environnement près de leur famille, surtout autour de la progéniture de laquelle il reste toujours douloureux de s’éloigner.

Ils savent, qu’à moins d’une catastrophe, ils reviendront dans six mois, environ, profiter de la vie simple et paisible, sans avoir à subir les affres des hivers perpétuellement angoissantes du Nord.

Eux, leur seul souhait est que cette vie se prolonge pour des années lumières.

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