El Nino fait son chemin

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El Nino, ce phénomène atmosphérique qui provoque les comportements houleux du temps, a commencé à laisser ses empreintes il y a quelques mois.

Les spécialistes de la météo avaient fait savoir, au début de l’année 2015, qu’El Nino, absent depuis cinq ans, reviendrait valser sur les océans, ce qui risque toujours de provoquer quelques élans perturbateurs, particulièrement durant les mois d’hiver.

En reculant dans le temps, pour scruter les mouvements déclenchés par El Nino, les chercheurs pouvaient prévoir, pour cette année, une accalmie au niveau des températures qui deviennent plus douces. Mais parfois ce phénomène provoque de fortes perturbations atmosphériques comme des ouragans, en raison du croisement des zones chaudes et froides.

Mais l’année dernière, tout est resté plutôt calme d’octobre à décembre. Bien sûr que les pluies ont été régulières sur la Floride en novembre, ce qui est inhabituel, même chose pour le mercure, plus élevé que la normale.

Au cours des mois d’hiver les Snowbirds devraient profiter du beau temps et de la chaleur sans trop de soubresauts.

Et l’accalmie ne se fait pas seulement ici et sur plusieurs États des États-Unis, particulièrement sur la partie qui sépare le Québec et la Floride, mais également au Canada, où d’immenses territoires ont vécu un Noël sans neige.

Plus l’eau des mers est chaude plus on en ressent les conséquences. Lorsque la température de l’eau atteint les 26 degrés Celsius c’est l’indication qu’à quelque part des bourrasques sont en formation.  On vient de subir quelques jours venteux mais non encombrants.

Souvent, le phénomène est totalement différent entre les pays situés en Amérique du Sud, les iles du centre du Pacifique tropical et le Sud des États-Unis d’une part et les pays comme l’Australie orientale, l’Indonésie, l’Inde, l’Afrique australe, d’autre part.

Du côté des pays au sud, le climat chaud et humide entraine des précipitations anormalement élevées, des inondations de grande ampleur et des glissements de terrains. La période de pluie de novembre et début décembre, ici en Floride, en était sûrement ses reliques.

D’autres États, d’autres pays seront aux prises avec la chaleur intense et la sécheresse tout cela en raison du passage d’El Nino.

On prévoit déjà une extrême sécheresse en Australie.

Québec 

Au Québec, les impacts du phénomène à forte intensité avait permis des hivers doux en 1982-83 et 1997-98.

Mais si l’Enfant Christ, comme le nomme les Espagnols, est plus modéré ou faible, les hivers sont rigoureux et froids comme en 1976-1977 et 2002-2003.

Les météorologues ont prévu un hiver plutôt doux au Québec. El Nino a gâché l’été avec des averses à répétition et une température bien en deca des normales saisonnières. 

Floride

Le dernier ouragan à avoir dévasté une très large partie du Sud de la Floride remonte à octobre 2005. Wilma avait harnaché tout sur son passage, soufflant des milliers de toitures, provoquant des pannes électriques sur la largeur de l’État, paralysant tous les services nécessaires à la survie des habitants. 

C’était l’apocalypse.

Pourtant en 2005, El Nino ne s’était pas montré le bout du nez.

Dennis Feltgen, de la National Hurricane Center, affirme que même si la saison 2015 ne montrait pas d’activité cyclonique inférieure à la moyenne ici, il suffit qu’une seule tempête violente frappe pour faire croire que la saison a été mauvaise.

« El Nino, dit-il, conduit généralement à plus de tempêtes tropicales dans le Pacifique et moins dans l’Atlantique ce qui signifiait une saison d’ouragan moins active pour la Floride ».

Mais le météorologue reste prudent en mettant la population en garde face à un optimisme excessif.

« Wilma a été le dernier ouragan dévastateur dans tous les États-Unis et même si cela fait maintenant dix ans, il faut bien reconnaitre qu’un jour cette longue accalmie aura une fin ». 

L’Enfant Christ a continué à se renforcer depuis le début de juin.

Ce qu’il faut savoir c’est que la température de la surface de l’océan Pacifique équatorial dépasse, depuis la fin juillet, la valeur de 1,5 degré Celsius.

Lorsque cette mesure de chaleur anormale se maintient au dessus de ce niveau, au cours des trois mois suivants, le phénomène El Nino se retrouve dans un barème à intensité forte.

Et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) croyait que cela allait se produire.

Cela serait une répétition des anomalies chaudes de l’eau de surface connues en 1997, de mars à juillet.

Mais jusqu’ici, El Nino ne dévoile pas vraiment tous ses travers comme à l’habitude, sauf sur l’aspect d’une belle chaleur acceptable. Personne ne se plaint des nouvelles propriétés d’El Nino.

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