Qui est le vrai Carey Price?

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Il n’a fallu qu’une seule saison pour que la planète hockey décide que Carey Price est le meilleur gardien au monde.

Ce titre lui a été consenti au cours du calendrier 2014-2015, alors qu’effectivement, il semblait être devenu un extra-terrestre.

C’était pourtant la septième année qu’il endossait le chandail du Canadien.

Jusque-là, sa moyenne de but accordé s’était promenée entre 2,32 et 2,83 dont cinq fois supérieure à 2,43.

Quatre fois son taux d’arrêt, durant la même période, avait été inférieur à .916 ce qui est bien loin des chiffres que montrent les gardiens dominants.

Carey Price a acquis ses galons uniquement en 2014-2015 avec des statistiques de 1,93 et 0,933, ce qui était nettement mieux que ses sept saisons précédentes.

La dégringolade de son équipe l’an dernier est venue conforter l’impression que Price était indispensable à la victoire du Canadien.

À l’unanimité, tous les analystes, commentateurs, partisans, juraient que les malheurs de l’équipe étaient strictement liés à l’absence du joueur le plus important de la formation : Carey Price.

Aujourd’hui, tout ce beau monde se retrouve dans l’incertitude. Leur idole connait des moments de misère. Depuis le début de la saison, Price ne se montre plus aussi magistral. Ses performances ne sont plus aussi convaincantes et sa fiche, plutôt terne, démontre sans équivoque une sérieuse culbute dans son jeu.

Avec une moyenne de buts accordés de 2,34, le gardien du Canadien est loin de Devan Dubnyk, 1,77 et Braden Holtby 1,85.

Mi-décembre

La fiche du gardien du Canadien s’est abimée depuis la mi-décembre.

Tout a commencé le soir où Michel Therrien a décidé de le retirer après qu’il eut accordé quatre buts aux Sharks de San Jose sur moins d’une douzaine de lancers.

Depuis cette soirée, le Canadien a accordé quatre buts ou plus dans huit de ses 15 parties. Carey Price était le gardien dans sept de ces huit rencontres.

Sa fiche est l’une des pires de la Ligue nationale depuis le début de décembre.

Michel Therrien peut toujours dire que les performances de son gardien sont le dernier de ses soucis, mais il n’y a pas la moindre hésitation pour affirmer que cette situation le tracasse au plus haut point.

Le hockey tient, depuis très très longtemps, une bien plus grande place dans le cœur des Québécois que toute religion.

Le Canadien de Montréal est le Veau sacré de tout ce qui existe au Québec. Carey Price porte le bâton du Pellerin.

Être reconnue comme un super héros permet bien peu de défaillance. Une mauvaise sortie n’écorche nullement vos exploits passés, mais les murmures se feront de plus en plus persistants si les bavures deviennent monnaie courante.

Et c’est exactement ce qui se passe dans la vie de gardien de Carey Price. Samedi soir dernier, malgré quatre buts des Rangers, le Canadien l’a emporté tout simplement parce qu’Henrik Lundqvist a été plus généreux que Price.

Il y a deux ans, le gardien du Canadien avait tellement dominé qu’il n’en fallut pas plus pour le consacrer meilleur joueur de la planète.

Pour les fanatiques, les Crosby, Ovechkin, Kane et Holtby ne faisaient pas le poids.

En ce moment, plus personne n’ira jusqu’à répéter cette ironie.

La vulnérabilité s’installe dans le comportement de Carey Price. À tel point que le doute s’installe. On appelle cela le cercle vicieux. Le gardien n’est plus à l’aise avec ses techniques et ses mouvements lui jouent des tours. La majorité des buts qu’il accorde touche la partie supérieure du filet, particulièrement sur sa droite.

Son style papillon le trahi parce qu’il se projette trop rapidement sur ses genoux. Son instructeur personnel pourrait avoir une solide besogne à accomplir si son gardien a perdu sa confiance. L’expression est galvaudée à la tonne, mais la perte de confiance est la pire tare qui peut frapper un gardien de but.

Puis le cas Carey Price devient une patate chaude pour son entraineur. Rappelons-nous la réaction du gardien, le soir du 16 décembre, lorsque Michel Therrien a décidé de le remplacer par Al Montoya. Il n’avait pas non plus affronté la presse après cette défaite.

Son calme désarmant avait pris le bord.

Puis lors de l’humiliation de 7 à 1 au Minnesota, il y a une semaine, Price a décidé, malgré une tenue chancelante, de poursuivre devant le rouleau compresseur du Wild.

Comme si, quelles que soient les circonstances, ce n’est plus l’entraineur qui décide de l’utilisation de son gardien. Price devient-il plus gros que son équipe? Pourtant ce n’est pas du tout son genre.

On ne sait pas tout. Un facteur extérieur peut être la cause de ce mauvais parcours. Si c’est le cas, on finira bien par le savoir.

En attendant on aura le temps de voir qui est le vrai Carey Price.

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