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mardi, juillet 23, 2024

La piquette québécoise !

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On est rendu là. Au fond, là-bas, dans le brouillard, au lointain, dans le coin.

Les premiers rôles des icônes dans les colonnes d’en haut sont réservés à quelques Canadiens et à des nouvelles stars internationales.

Nos Québécois ne se chauffent plus qu’avec du p’tit bois. Comme presque toutes les équipes ont passé le cap de la mi-saison, je suis allé jeter un œil sur les chiffres des hockeyeurs de chez nous.

Et c’est avec l’œil au beurre noir d’un adversaire de Rocky Balboa qu’on regarde dans le miroir de la LNH.

La récolte n’annonce pas des vendanges de grande cuvée à la fin de la saison régulière au printemps. C’est même précis, clair et net : notre cuvée québécoise a un arrière-goût de piquette.

Plus personne ne mitraille « drette » dans le net. Des 45 Québécois dans la LNH en début de saison, le plus performant à la mi-saison s’appelle Jonathan Marchessault, des Golden Knights de Las Vegas.

Et il est, roulement de tambours, au… au… au 97e rang, avec ses 29 points dont 17 buts. Non ne nettoyez pas vos lunettes avec un Kleenex, vous avez bien lu au 97e rang.

Le deuxième est Kris Letang, des Penguins de Pittsburgh, et il est au 114e rang, avec ses 28 points, dont 25 mentions d’aide. Et le troisième est le tout premier choix au repêchage de toute la cuvée 2020, Alexis Lafrenière, des Rangers de New York, avec 25 points, dont dix buts. Il est 141e.

L’époque des Maurice Richard, Jean Béliveau, Guy Lafleur, Mario Lemieux, Mike Bossy, Gilbert Perreault, Michel Goulet, Denis Savard et Luc Robitaille, n’est plus qu’un lointain souvenir d’abondance. 

Oui je sais, il y a désormais 32 clubs dans la LNH, avec l’arrivée des Européens et des Américains, qui ont mis au monde les nouveaux champions de notre sport national. Heureusement des Canadiens sauvent notre réputation et notre héritage. Avec la domination de joueur concession comme Nathan MacKinnon, de l’Avalanche du Colorado, Connor McDavid, avec les Oilers d’Edmonton, Cale Makar, de l’Avalanche, et évidemment avec le dernier des Grands : Sidney Crosby, des Penguins.

Nous, on attend le prochain Maurice, Jean, Guy et Mario. On attend en veillant sul’perron. Par un beau soir de repêchage d’été. 

Calepin de Showtom des Québécois à la mi-saison :

-Le meilleur chez le Canadien : Samuel Montembeault nous rappelle par sa moitié de saison quelques bonnes soirées à Montréal avec Rogatien Vachon, Patrick Roy et José Théodore.

-La plus grosse déception : Pierre-Luc Dubois, des Kings de Los Angeles. Une équipe qui dégringole au classement depuis trois semaines. On a beau le signer avec des clubs bien meilleurs que le Canadien, comme c’est le cas avec les Kings, il n’y arrive pas. Il traîne de ses savates dans tous les couloirs où il passe. En tout cas, personne ne s’ennuie de lui à Winnipeg. Des Jets qui sont la surprise de la ligue à la mi-saison.

-Le suit aussi est Jonathan Huberdeau à Calgary. Ce n’est pas très beau avec l’ancien des Panthers de la Floride qui ne met pas le feu chez les Flames.

-Le meilleur dans l’ombre : Yanni Gourde, avec le Kraken de Seattle. C’est un de ceux qui a replacé son club par sa fougue pour les remettre dans le groupe possible à faire les éliminatoires. 

-Le plus beau retour : ça va nous faire pleurer à Montréal mais c’est Jonathan Drouin au Colorado. Ses 24 points, dont dix buts, font jaser. Il a trouvé son Eldorado loin du Canadien et des médias omniprésents de chez nous.

-Notre meilleur coach : André Tourigny en Arizona. Il est à réussir la sortie des Coyotes de leur désert au hockey. Faut le faire.

-Le directeur général qui nous emballe : Daniel Brière avec les Flyers de Philadelphie. Il marche dans les traces de Julien Brisebois qui lui a déjà tout gagné à Tampa. 

-Et un p’tit mot de Marc-André Fleury (Sorel-Tracy) même s’il a rejoint Patrick Roy dans la colonne des victoires de l’histoire (551) des gardiens de but de la Ligue, il faut l’avouer, il connaît une saison en dents de scie avec le Wild au Minnesota.

Les « vieux » en arrachent. Alexander Ovechkin, lui, est au 123e rang des pointeurs de la Ligue avec seulement huit p’tits buts.

Comme quoi toute bonne chose a une fin et parfois, il faut savoir partir quand ton destin t’amène vers le dernier chemin.

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