Therrien et Bergevin sur la sellette

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Les deux principaux acteurs chez le Canadien de Montréal ne remporteront pas d’Oscar à Montréal.

Le directeur gérant, Marc Bergevin, et son entraineur, Michel Therrien, sont devenus les cibles préférées des amateurs déçus des performances de l’équipe depuis leur arrivée.

Le prochain calendrier de la LNH n’est pas encore entamé et les dénigreurs de Michel Therrien prédisent qu’il sera l’un des premiers instructeurs à être limogé. Avant Noël soutiennent-ils.

L’entraineur du CH semble être le membre de l’organisation le moins apprécié, suivi de Bergevin à qui l’on reproche d’avoir trop attendu pour trouver des solutions aux carences évidentes de son équipe, surtout durant la dernière saison absolument catastrophique.

Le directeur gérant du Canadien a profité de la saison morte pour tenter de redorer son blason en faisant l’acquisition de quatre nouveaux joueurs, dont deux pourraient avoir un impact important sur le déroulement des performances de l’équipe, dès les premiers mois du calendrier, qui s’amorcera le 13 octobre.

L’acquisition de Shea Weber et d’Alexander Radulov crée, chez les inconditionnels de la Ste-Flanelle, un enthousiasme débordant et une certitude que cette équipe n’aura pas de difficulté à mieux paraitre que l’an dernier, au point même de mériter une place dans les séries de fin de saison.

Mais ce sentiment n’est pas partagé par tous les supporteurs de l’équipe. Ils sont des milliers à pleurer le départ de PK Subban, sacrifié pour obtenir les services de Shea Weber, des Predators de Nashville.

D’autres marchent sur la pointe des pieds en attendant les performances de Radulov, qui traine une réputation de fêtard et d’individu particulier, au sein d’une équipe.

Quelques soient les opinions des amateurs au sujet de ces deux transfuges, une certitude demeure. Ces deux hockeyeurs ont le talent nécessaire pour rendre le CH meilleur. Weber dépasse Subban en défensive et son tir n’a rien à envier à l’ancien joueur du Tricolore. Mais il ne possède pas les atouts de PK pour la relance de l’attaque. Il n’a pas l’habileté de Subban en possession de la rondelle. Ce qui fait que le CH passera plus de temps dans son territoire durant la présence de son nouveau défenseur. Où Weber sera davantage utile, c’est avec sa robustesse particulièrement près du filet de Price. À ce chapitre il dépasse largement l’ex-Canadien et contrairement à Subban, il ne refuse pas de laisser les gants lorsque c’est nécessaire. La grande question est de savoir qui formera avec lui, le premier duo de défenseur. S’il doit faire la besogne pour deux, cela risque de diminuer son efficacité.

Weber-Subban

Des questions vont rester sans réponse, du moins jusqu’au mois de novembre. Le temps de réaliser si l’arrivée de Weber a vraiment modifié pour le mieux la défensive et aussi l’attaque, ou si le départ de PK doit être considéré comme un pas en arrière. Les partisans sont anxieux d’obtenir la réponse.

Il se pourrait bien qu’il faille attendre quelques saisons pour déterminer qui des Predators ou du Canadien a fait la meilleure affaire dans ce marché. En attendant le CH forme une meilleure équipe avec Weber qu’avec Subban ne serait-ce qu’au niveau du leadership et de l’harmonie dans le vestiaire.

Ceux qui croient que l’acquisition d’Andrew Shaw transformera l’équipe risquent de rester sur leur appétit. Shaw n’est pas un grand marqueur et s’il se retrouve au sein d’un deuxième trio, cela signifiera que le duo Bergevin-Therrien n’a pas mieux à se mettre sous la dent. Parce que l’ancien des Hawks de Chicago est étiqueté 3ème trio depuis longtemps.

Le quatrième nouveau est Al Montoya qui, l’an dernier, a connu la meilleure saison de sa carrière avec les Panthers de la Floride.

On connait le calvaire que Montréal a dû traverser avec la parade des gardiens auxiliaires, qui rendaient encore plus pénible la perte de Carey Price.

L’absence prolongée de ce dernier a démontré, sans équivoque, que cette formation était nettement démunie sur plusieurs fronts.

L’attaque anémique et le silence de ceux qui devaient prendre cette équipe en charge, traduisaient l’urgence pour Bergevin d’apporter des correctifs au plus sacrant.

Dans le cas de Radulov, tous sont en attente. S’il se présente avec une attitude d’homme mûr et sérieux et s’il décide de se débattre férocement à chaque match, Bergevin lui proposera sûrement de prolonger son entente, qui n’est pour le moment valide que pour une année.

Plusieurs observateurs croient que Bergevin a réussi le vol de l’année en mettant le grappin sur le joueur soviétique. Mais il faut être prudent. Radulov n’a plus joué dans la LNH depuis plusieurs années où l’arrivée de dizaines de jeunes hockeyeurs a poussé la vitesse au premier rang des éléments gagnants.

Si Radulov devient une déception, le directeur gérant deviendra la cible des milliers de gérants d’estrade, espèce qui ne manque pas à Montréal, avec toutes ses émissions loufoques sur les réseaux de télévision de sport et les imbuvables lignes ouvertes qui permettent aux amateurs de se défouler sur les stations de radio.

Carey Price

Quelque soit les surprises agréables ou les mauvais passages que nous réservent ces changements, la clef du succès pour cette équipe repose encore sur les performances qu’offrira Carey Price.

Son équipe n’a pas le moindre luxe de se passer encore de ses services. Non seulement parce que Montoya a fait la preuve qu’il ne peut être un gardien numéro un, mais parce que cette formation a besoin d’un surdoué pour gravir les échelons.

Price a connu la meilleure saison de sa carrière en 2014-2015. Jusque-là, sa progression s’était fait attendre. Mais il y a deux ans, il avait été le meilleur joueur de la LNH et seulement ses prouesses avaient sauvé son équipe du merdier.

Alors, l’état-major du Canadien peut toujours espérer des exploits de Weber et Radulov mais avant tout, il doit multiplier les neuvaines pour que Carey Price retrouve tous ses moyens et surtout, ne passe pas une partie de la saison à l’infirmerie. La puissance d’Équipe-Canada, lors du piètre spectacle de la Coupe du Monde, n’a pas permis d’évaluer vraiment où Price en est rendu après sa longue absence.

S’il ne redevient pas l’invincible qu’il a été devant le filet du CH au cours de la campagne 2014-2015, les changements apportés par Bergevin dans le but d’améliorer sa formation n’auront pas été suffisants.

La mission de Carey Price est de reprendre son rôle de surhumain parce la troupe qu’il aura devant lui ne possède pas toutes les armes nécessaires pour gagner la bataille, bien qu’elle devrait être meilleure que l’an dernier.

Si Price répète ses performances de la saison 2014-2015, il ne sauvera pas uniquement son équipe, mais probablement la tête de ses deux patrons.

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