Shea Weber transforme le Canadien

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Shea Weber et le Canadien de Montréal mènent la Ligue nationale en jouant du hockey presqu’à la perfection.

Au cours de leurs neuf premières parties, ils n’ont échappé qu’un seul point au classement, une défaite en prolongation 4-3 contre Ottawa.

En fait, cette équipe entreprend la présente saison comme elle l’avait fait l’an dernier, avant de couler à pic en raison de la perte de leur meilleur joueur; Carey Price. Il n’y aura pas de culbute de ce genre cette fois.

Il est tôt pour prédire une campagne de rêve, d’autant que le Ch a remporté sept de ses neuf parties contre des équipes qui, de toute évidence, devraient terminer derrière lui au classement.

N’empêche qu’il a battu les Penguins 4-0 et défait le Lightning 3-1. D’autres chiffres sont très éloquents.

Une seule fois le Canadien a accordé plus de deux buts depuis le début des hostilités. Il a blanchi l’adversaire une fois, a accordé un seul but quatre fois et deux buts trois fois.

Jusqu’ici, les gardiens ont tenu le fort. Al Montoya a superbement pris la relève de Carey Price, qui lui, devient tout simplement intimidant devant tous les adversaires.

Price reste le joueur le plus important pour son équipe dans tout le circuit. On ne le voit plus accorder de buts faciles comme cela était le cas il y a trois ou deux ans.

Il complique de plus en plus la tâche de ses adversaires.

Cette saison, il compte en plus sur un nouvel allier qui a envahi la place dès sa première présence.

Weber dominant

Shea Weber est renversant. Les amateurs ne connaissaient pas ce qu’ils n’avaient pas vu. Tous les fans de PK Subban qui ont boudé Marc Bergevin lorsqu’il a conclu une transaction impensable, écarquillent les yeux.

Le nouveau défenseur a transformé son équipe. Définitivement, le Canadien est une meilleure formation depuis son acquisition. Et ce, sur tous les plans. Défensivement il est l’un des arrières étoiles de la LNH. Il est devenu un rouage de premier plan en attaque.

En possession de la rondelle, il n’est pas aussi excitant que Subban. ll possède toutefois des qualités que l’ex-défenseur du Tricolore n’avait pas.

Weber cause rarement un revirement et il refile plus rapidement la rondelle aux attaquants qui sont en mouvement.

On le sait, PK avait la mauvaise habitude de garder la rondelle trop longtemps. Ce qui justement était à l’origine de revirements ou forçait ses coéquipiers à s’arrêter à l’entrée de la zone ennemie, parce que la rondelle ne venait pas.

Weber a non seulement solidifié la brigade du Canadien mais sa contribution a métamorphosé l’attaque à cinq.

Avec 10 points, l’ancien des Predators est au sommet des marqueurs des siens. Il a marqué quatre buts, dont trois lors de jeux de puissance. Il montre un différentiel de +12.

Weber ne s’arrêtera pas là. Il possède l’un des plus puissants tirs de la Ligue et il devient le pilier de cette supériorité numérique. À cela il faut ajouter sa robustesse, un atout qui manquait à Montréal.

Marc Bergevin a fait un excellent magasinage l’été dernier en allant chercher aussi Andrew Shaw et Alexander Radulov, qui valent leur pesant d’or.

Mais son meilleur coup reste l’acquisition de Shea Weber, du moins pour le moment. Plusieurs observateurs soutiennent que sur une plus longue période, le Canadien sera perdant avec cet échange.

C’est possible. Mais pour le moment et pour quelques saisons sûrement, cette équipe a fait un bond en avant depuis l’entrée de Shea Weber.

Ce qui reste à faire au Canadien maintenant, c’est de lui verser son salaire qui, pour les 10 prochaines saisons, lui coûtera 70 867 000 dollars contre 72 millions de dollars que touchera PK Subban, pour les huit autres années de son contrat.

Robustesse

Les Panthers de la Floride souffrent de l’absence de trois membres importants de leur équipe. De là, à perdre deux matchs coup sur coup, contre les Leafs et les Sabres, il y a quelque chose qui cloche.

D’autant plus que le revers à Buffalo a été encaissé par blanchissage.

Jusqu’ici, les nouveaux venus ont remplacé plutôt adéquatement les absents des deux premiers trios Jonathan Huberdeau et Jussi Jokinen. Jonathan Marchessault est jusqu’ici la révélation chez les Panthers, dominant les marqueurs avec 11 points en neuf parties, dont six buts.

Colton Sceviour, que Gerard Gallant a finalement posté à la place de Jokinen aux côtés de Trocheck et Smith, a déjà cinq buts dont un tour du chapeau dimanche, lors du réveil des siens avec un gain de 5-2 à Détroit. Durant ce temps, Jaromir Jagr et Riley Smith tardent à se mettre en marche avec seulement un but chacun.

Avant la victoire à Détroit, les Panthers avaient encaissé quatre échecs en cinq affrontements.

Carence

En scrutant le jeu de l’équipe, une évidence saute aux yeux. Le territoire des Panthers est beaucoup plus accessible. On ne retrouve aucune robustesse à la ligne bleue et autour du filet.

L’adversaire se sent moins timide. Erik Gudbranson et Dmitri Kulikov n’ont pas été remplacés. Aucun arrière ne frappe régulièrement les attaquants adverses.

L’objectif de la nouvelle direction-hockey était de compter sur des défenseurs plus habiles à relancer l’attaque. Les Ekblad, Yandle et Matheson répondent à ce critère mais aucun ne frappe rondement. Cela a déjà coûté quelques victoires aux Panthers. Leurs cinq échecs ont été encaissés lorsque la défensive a accordé quatre buts deux fois et trois buts trois fois.

Les gardiens sont davantage soumis à la pression d’une attaque menaçante.

Une saison de hockey de la LNH compte 82 matchs. Plus la saison avancera, plus cette faiblesse se fera sentir.

La nouvelle direction a échangé au cours de l’été, trois premiers choix au repêchage et les trois étaient des joueurs physiques. Gudbranson est parti à Vancouver en retour d’un joueur de soutien, Kulikov également tandis de Lawson Crouse, que l’on considérait comme le futur policier de l’équipe, a plié bagage pour l’Arizona pour deux choix, conditionnels au repêchage que l’on ne verra pas en Floride avant quatre ou cinq ans, s’ils atteignent un jour ce niveau.

La robustesse est peut-être un élément moins urgent en début de campagne. Mais lorsque l’on entre dans le dernier droit pour se tailler une place dans les séries éliminatoires, cet atout devient indispensable. C’est à ce moment-là qu’on sépare les hommes des enfants.

Imaginez maintenant lorsque la bataille pour la Coupe Stanley sera enclenchée.

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