PK Subban devenu paria

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Le Canadien de Montréal file le bonheur parfait. Son début de saison est à l’image de celui de 2015-2016, lorsqu’il accumulait victoire sur victoire. Il serait surprenant que ce départ inspirant tourne au cauchemar comme l’an dernier.

À ce que l’on constate, tous les joueurs sont rentrés dans le rang. Ceux qui faisaient la “babounne” l’an dernier, ceux qui se trainaient les pieds, les autres qui se balançaient des résultats misérables, ont-ils tous passés chez le psy ou bu l’eau d’une source miraculeuse?

Il semble bien que l’on doive chercher ailleurs la raison de ce changement d’attitude et d’atmosphère chez le Canadien.

Avant la visite des Flyers hier soir, lundi, au centre Bell, le Canadien et les Canucks étaient les deux seules formations à ne pas avoir encore subi de revers jusque-là.

Tous les deux avaient perdu un seul petit point en prolongation.

Ce que l’on voit en ce moment n’a rien en commun avec la catastrophe de la dernière saison.

On ne peut attribuer cette fois tout le mérite à Carey Price puisque c’est Al Montoya qui s’est levé devant la cage des siens pour dresser ce bilan presque parfait.

Il faut donc se rendre à l’évidence. Une décision audacieuse de Marc Bergevin a permis d’évacuer l’air vicié qui empoisonnait ce vestiaire.

On peut bien désigner la transaction Weber-Subban comme l’élément déclencheur de la nouvelle ambiance qui flotte au-dessus de ce groupe, pas si différent de celui d’avril dernier.

Mais la véritable question : est-ce l’arrivée de Shea Weber ou le départ de PK Subban qui a totalement transformé l’atmosphère?

L’assainissement des lieux est apparu dès que Bergevin a fait savoir qu’il avait cédé son incontrôlable phénomène aux Prédateurs de Nashville.

Tous les joueurs du Canadien ont lâché un soupir de soulagement et probablement davantage les membres de direction de l’équipe, avec en tête Michel Therrien.

Le talentueux défenseur était devenu une distraction démesurée au point où presque tous ses coéquipiers ne pouvaient plus le tolérer.

Le malaise trainait depuis très, très longtemps.

L’état-major n’a jamais su s’y prendre pour discipliner le favori des partisans du Canadien. On a utilisé la méthode forte. On a raté son coup. Il est malheureux de compter un pur-sang dans son écurie mais de ne pas posséder les atouts pour le dresser.

À Nashville

On verra si Peter Laviolette s’y prendra différemment et arrivera à faire de PK Subban, un homme discipliné, moins imbu de lui-même et capable de rentrer dans le rang familial que constitue une véritable équipe de sport.

Une chose est certaine, si ce défenseur refuse de prendre le pas, il va trouver le temps long. Laviolette tient les cordeaux serrés et sur cette équipe. Quelques vétérans n’hésiteront pas à remettre le délinquant PK à sa place.

Jusqu’ici, aucune information négative n’a transpiré à l’endroit de Subban depuis son arrivée avec les Predateurs.

Son entraineur semble bien vouloir lui faire comprendre qu’au sein de sa formation il n’aura aucun privilège et ne pourra pas mener le vacarme dans l’entourage de l’équipe.

Il n’est pas utilisé sur la première vague de l’attaque à cinq alors qu’à Montréal, il y passait une minute et demie plus souvent qu’autrement.

Il n’est pas non plus toujours utilisé par Laviolette dans les situations les plus périlleuses.

Le nom de ce nouveau Prédateur apparaîtra peut-être en haut d’une affiche de bar country, mais il ne sera pas à la une des journaux et des stations de télévision et de radio à tous les jours comme c’était le cas à Montréal.

La couverture d’une équipe de hockey à Nashville n’a rien à voir avec la totale folie médiatique et le parfait délire de la presse montréalaise envers les joueurs et le chandail du Canadien.

Plusieurs anciens coéquipiers ont eu de bons mots à l’endroit de Subban au moment de son départ, mais l’on sait parfaitement qu’il n’y avait pas la moindre sincérité dans leurs propos.

L’impact de l’arrivée de Shea Weber chez le Canadien se fera sentir au cours des mois à venir. Cessons de croire que son ascendant a déjà converti tout son entourage.

Les analystes et commentateurs des stations de télévision, devenus partenaires de cette équipe, ont beau, depuis deux mois, nous vanter le caractère et le leadership de Weber, aucun d’entre eux ne l’a côtoyé ou connu intimement. Ce que ces mandataires du Canadien racontent n’est que ce qu’ils ont entendu ou lu ailleurs.

Le paria

L’harmonie règne toujours chez une équipe qui accumule les victoires. C’est lorsque le parcours connait des secousses que l’on voit réellement si l’on peut compter sur de véritables meneurs pour ramener tout le monde à l’ordre et redresser la barque.

Cette partie de la question n’a pas encore une réponse assurée.

Il serait sage d’attendre quelques semaines pour voir si l’euphorie des meneurs de claques du Canadien, qui agrémentent les émissions Morissette à TVA et l’Antichambre à RDS, est justifiée.

Tout ce beau monde, qui glorifiait PK Subban le défenseur du CH, lui tourne maintenant le dos, l’affuble de tous les péchés et lui lance la pierre. Il est devenu un paria.

Avec encore 76 parties à jouer d’ici la fin du calendrier, on peut s’attendre à une multitude d’histoires sur Subban et Weber.

À Montréal, les supporteurs de PK devront prendre leur mal en patience, puisque les Prédateurs ne passeront qu’une seule fois au Centre Bell et ce sera le 2 mars.

Ce qu’il ne faudra pas lire et entendre entre le 1er et le 3 de ce mois.

Tous les médias du Québec tomberont dans une excitation débile.

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