Les Panthers doivent se redresser

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À moins que le ciel ne leur tombe sur la tête, les Panthers de la Floride prendront, enfin, part aux séries éliminatoires de la saison 2015-2016.

Durant la majeure partie du présent calendrier, cette équipe a renversé les pronostics en occupant le premier rang de sa division, devant le Lightning et les Bruins ainsi que le Canadien, qui s’est totalement effondré alors qu’on le voyait seul en tête.

L’histoire des Panthers en séries, depuis son admission dans la Ligue nationale en 1993-94, se limite à de brefs passages. Si bien sûr l’on fait exception de leur excellent parcours de 95-96, alors qu’ils avaient atteint la finale, pour s’effondrer devant la puissance machine des anciens Nordiques de Québec, déménagée quelques mois plus tôt au Colorado.

Cette année-là, les Panthers avaient renversé tous les calculs en remportant trois séries et surtout en éliminant les Penguins de Pittsburg, menés par Mario Lemieux et Jaromir Jagr, constamment frustrés par un John Vanbiesbrouck intraitable.

Il leur a fallu patienter quatre années avant de pouvoir revenir dans le groupe des équipes ayant droit aux séries. Mais ils n’ont fait que passer, étant éliminés en quatre matchs, dès la première confrontation.

Après une autre saison de misère, l’équipe de la Floride a tiré les marrons du feu en 2011-2012 et a livré une bataille de titans aux Devils du New Jersey.

Ils menaient la série 3 à 2. Mais dans les deux derniers matchs, ces Devils avaient eu besoin d’un Martin Brodeur miraculeux et d’un but, en troisième prolongation, dans un septième match, pour pousser les Panthers dehors.

Après cette élimination, les Panthers ont végété dans les bas-fonds de la Ligue nationale.

Passage dangereux

Mais Dale Tallon, en poste justement depuis 2010, a rapidement fourbi ces armes pour redresser une fois pour toute cette équipe, sans trop de gouvernail jusque-là.

Il lui aura fallu six ans pour amener les éléments nécessaires à une vraie formation. Les Panthers viennent de connaitre leur meilleure saison depuis une éternité.

Plusieurs interrogations surviendront dans les prochains jours, à savoir jusqu’où cette équipe pourra-t-elle se rendre à son retour au bal des finissants.

Gerard Gallant compte-t-il sur les éléments indispensables pour franchir, tout au moins, une première étape.

Comme rien n’est encore certain quant au classement final, toutes les spéculations sont bonnes. L’incertitude permet de prolonger les discussions et de supputer sur les chances des uns et des autres.

Comme choisir son adversaire est la plus mauvaise façon d’aborder les hostilités, les hommes de hockey préfèrent évaluer leur propre personnel et préparer leur troupe à affronter la crème.

Et pour batailler contre la crème, une équipe doit être à son meilleur. Ce qui n’est pas le cas des Panthers depuis plusieurs semaines.

Après avoir connu des succès inespérés, les Panthers ont commencé à jouer en dents de scie.

Au cours de leurs 18 dernières parties, ils en ont perdu 11 avant leur visite hier soir (lundi) à New York. Et au cours de la semaine dernière, les Panthers ont laissé filer, deux fois, des avances de deux buts, en début de troisième période, ce qui n’est sûrement pas le meilleur chemin à emprunter à la veille des éliminatoires.

Avec une avance de 2-0 avec sept minutes à jouer contre les Islanders, ils se sont incliné 3-2. Samedi soir, ils ont encore flanché contre les Wings qu’ils menaient 3-1 au troisième engagement.

Si les Panthers ne veulent pas entreprendre les séries dans le doute, ils devront se regrouper pour mettre un terme à ce genre d’échecs

La troupe de Gérard Gallant passe un sérieux test cette semaine puisqu’après New York, ils rencontreront leurs deux principaux poursuivants; les Bruins à Boston, jeudi, et le Lightning, samedi, à Tampa. S’ils ne redressent pas la situation en affichant une constance plus solide, les Panthers pourraient bien se retrouver à l’autre bout du tunnel et perdre l’avantage de la glace le 13 avril.

Il serait préférable qu’ils ne comptent pas sur une fin de calendrier favorable parce qu’ils disputeront leurs sept derniers matchs contre des équipes déjà décomptées au classement.

La témérité joue souvent de mauvais tours.

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