Le 3 novembre, les électeurs floridiens voteront pour le prochain gouverneur de l’État. Si le candidat sélectionné par les républicains, Byron Donalds, a vite été appuyé par Trump, c’est seulement le 2 septembre dernier qu’il a reçu le soutien du gouverneur sortant, Ron DeSantis, lors d’une intervention au Forum des dirigeants du Parti républicain de Floride, à Tampa. Le colistier de Donalds, le sénateur d’État Bryan Ávila, est un Américain de descendance cubaine, né à Hialeah dans le comté de Miami-Dade.
Le ticket Donalds-Ávila affrontera le démocrate David Jolly et sa colistière Gwen Graham, ancienne représentante à la Chambre des États-Unis pour la Floride (2e district) de 2015 à 2017.
Un sondage mené par Change Research du 7 au 9 septembre montre que le tandem démocrate Jolly-Graham devance le tandem républicain Donalds-Ávila, avec 47 % contre 44 %. De plus, malgré des dépenses de 65 millions de dollars, la cote de popularité de Donalds n’est que de 34 %, contre 46 % d’opinions défavorables.
Cependant, Donalds devançait Jolly de 5 points (45 contre 40) selon la moyenne calculée par RealClearPolitics, à partir de deux sondages en date du 18 août, qui interrogeaient les électeurs sur un duel hypothétique entre les deux favoris qui ont été élus.
Sur son site Web, Donalds déclare s’engager à mettre en œuvre le programme du président Trump visant à « Make America Great Again ». Son programme vise à : lutter contre l’immigration clandestine, rendre la Floride plus abordable, développer les opportunités économiques, protéger les valeurs conservatrices de l’État, améliorer les infrastructures et préserver l’environnement.
L’agenda de Jolly met l’accent sur des solutions pragmatiques aux difficultés des familles floridiennes : créer un fonds catastrophes pour faire baisser les assurances et soutenir les copropriétés, réinvestir massivement dans les écoles publiques et encadrer les « vouchers » (bons d’achat), instaurer une réforme éthique et financière ambitieuse pour lutter contre l’influence des lobbies, et bâtir une économie durable, tournée vers la technologie, l’agriculture modernisée et un tourisme renforcé.
Course au Sénat américain
Le siège de la sénatrice républicaine Ashley Moody sera challengé par la démocrate Angie Nixon. La moyenne de trois sondages présentés par RealClearPolitics, menés entre le 29 mars et le 10 septembre, indique une avance de 8,7 pour Moody (49 contre 40,3).
Pour sa part, le sondage de Change Research indique une course nez à nez entre Nixon (47 %) et Moody (47 %), alors que la cote de popularité de cette dernière est de 33 %.
Selon ce même sondage, mené auprès de 1 107 électeurs floridiens, les démocrates détiennent une avance de 8 points en matière de motivation de vote, avec 92 % de motivation chez les démocrates contre 84 % chez les républicains.
Moody, ex‑procureure générale de Floride nommée au Sénat en 2025, défend une ligne républicaine conservatrice, proche de Donald Trump. Elle veut réduire les réglementations, soutenir les forces de l’ordre, renforcer les frontières et combattre ce qu’elle décrit comme l’« agenda socialiste radical » de sa rivale.
Nixon, élue de Jacksonville et ancienne organisatrice syndicale, porte un programme progressiste inspiré du DSA (Democratic Socialists of America) : Medicare for All (assurance santé pour tous), garde d’enfants universelle, logements abordables, financement accru des écoles publiques, hausse des impôts pour les grandes entreprises et les plus riches, réforme de l’immigration et réduction des dépenses militaires.
Popularité de Trump
Selon les résultats d’un récent sondage rapportés par Newsweek, la cote de popularité de Trump en Floride est en baisse, avec 40 % d’opinions favorables et 54 % d’opinions défavorables. Chez les électeurs sondés par Change Research, 43 % sont en faveur du président contre 53 % en défaveur.
