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DOIT-ON FÊTER LES 50 ANS DE LA SÉRIE RUSSIE-CANADA ?

Peu ont parlé depuis le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Je parle chez les sportifs.
Le plus connu de tous, le désormais all of famer, Alexandrer Ovechkin, s’est contenté de dire qu’il faut faire la paix et non la guerre. Comme tir top corner, c’est raté. Lui qui en manque pourtant presque jamais.
Le coach Bob Hartley, de l’Avangard Omsk, a osé déclarer sur les ondes du 91.9, à sa chronique régulière sur cette station, que la vie était normale dans son quartier russe. Faudrait qu’il ouvre sa télévision, il manque une bonne game.

Mais il faut comprendre le contexte. Si Ovi parle plus avec la sagesse de Ghandi ou de Nelson Mandela que comme de Joe Biden et d’Emmanuel Macron, c’est qu’il craint à jamais le banc de punitions à son retour au pays cet été. Il est ami (?) de Vladimir Poutine. Quant à Hartley, il a un job dans ce qu’il aime le plus faire. Mais si j’avais été lui, je serais rentré au Canada. Ç’aurait fait de lui un héros bien plus élevé que sa montée sur une tribune de hockey avec sa bague de la Coupe Stanley et celle dans la KHL.

L’invasion russe en Ukraine fait déjà l’histoire. Et ce n’est pas joli à suivre ni à voir. Et si cette guerre ne crée pas trop encore de mises en échec salopes entre joueurs russes, américains, canadiens, finlandais et suédois sur les patinoires de la Ligue nationale de hockey, elle risque de faire mal à une autre grande histoire.

Le monde international du hockey prépare un grand coup : les cinquante ans de la prestigieuse série Russie-Canada de 1972. Celle où nous avons tous découvert devant notre première télé en couleurs les Vladislav Tretiak, Boris Mikhailov, Valeri Kharlamov et Vladimir Petrov. Celle où il aura fallu un but tardif de Paul Henderson sur une passe d’Yvan Cournoyer au huitième match pour remporter la série et sauver in extremis l’honneur de notre patrimoine hockey. Dans ce temps-là.
Je sais que plusieurs Anciens, dont Serge Savard, Ken Dryden, Phil Esposito s’apprêtaient à fêter en grandes pompes cet événement entre Moscou, Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver en août et septembre prochain. On était à lancer la vodka des cinquante ans de la série. À préparer les p’tits fours les plus savoureux des meilleurs plats de ces deux pays.
Je sais que la LNH comptait aussi sur cette fête pour montrer que leur sport est
plus international que le football, le basketball ou le baseball. C’était avant jeudi dernier quand le tsar Poutine a lancé son offensive sur Kiev et sur d’autres fiefs ukrainiens.
Je vous pose la question : doit-on annuler cette célébration parce qu’elle laissera des traces à jamais ? Doit-on mêler sport et politique ?
Je vous pose la question. Parce que moi, bien franchement, je suis sans réponse !

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