MIFF 2016 Les Canadiens brillent

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Les projecteurs sont maintenant éteints et les 140 films présentés tout au long du Miami International Film Festival 2016 étaient des plus palpitants. Le Canada s’est démarqué avec brio des 41 pays représentés.

Le Soleil de la Floride était présent le mercredi 9 mars dernier, afin de s’entretenir avec des talents de chez-nous, avant de se joindre à la réception offerte par le Consulat général du Canada à Miami, en collaboration avec TéléFilm Canada.

Comédies, tragédies, documentaires, etc, nos compatriotes, directeurs de films, ont prouvé avoir l’instinct, le talent et la vision en présentant au Festival, sept productions dans six catégories différentes. Grâce à Téléfilm Canada et au travail magnifique de Brigitte Hubmann, conseillère principale en charge des promotions et festivals internationaux, l’industrie canadienne du cinéma s’imprègne avec égard dans ce domaine, sollicité mondialement.

The Steps (La belle-famille)…

Andrew Currie | Photo © Denise Dumont
Andrew Currie

Nous avons d’abord rencontré Andrew Currie, directeur du film « The Steps », présenté pour la première fois aux États-Unis. La veille de notre rencontre, la compagnie Montery Media s’était approprié tous les droits pour diffusion au pays. Une belle réussite.

Le sympathique Andrew racontait que le film, lancé à Toronto en 2015, inclus des acteurs américains connus (James Brolin et Christine Lahti) qui se mêlent aux acteurs canadiens et griffent davantage la production.

« Malgré l’humour, ce film est dosé d’émotions fortes et Christine Lahti, qui tient le rôle de la mère et de la future épouse, fait un travail superbe. Les gens connectent car elle a vraiment su faire vibrer sur écran, ce que la scénariste a mis sur papier » raconte Andrew.

Le directeur raconte aussi qu’il est de plus en plus difficile de percer dans l’industrie du cinéma dû à l’énorme quantité de films produits par pratiquement tous les pays du monde. « Nous sommes très fiers de notre produit, je peux vous assurer! »

Ville-Marie

Guy Édoin | Photo © Denise Dumont
Guy Édoin

Mieux connu des Québécois, le film Ville-Marie a fait ses début au Québec en octobre 2015. Guy Édoin, son directeur et coscénariste, l’a déjà présenté dans plus de 25 Festivals à travers le monde. Ville Marie a, entre autres, remporté la palme du meilleur long métrage au Festival International du Film de Santa Barbara lors de la première américaine du film. Douze autres productions convoitaient ce prix dans le cadre de ce festival californien.

« Toutes mes autres productions étaient tournées à la ferme de mes parents à St-Armand » dit-il. « Cette fois-ci, j’avais le goût d’aller à Montréal, de tourner en ville. L’écriture a commencé il y a quatre ans et nous avons pris 27 jours pour tourner le long métrage dont les personnages s’entremêlent à l’hôpital Ville-Marie. »

Guy est humble et très réaliste. Il n’en n’ est pas à ses premiers honneurs. Titulaire d’un Genie et d’un Jutras, il apprécie les honneurs mais ne croit pas que la victoire est automatique.

C’est pourquoi il concocte déjà quelques projets. D’ailleurs, au moment où ce journal est distribué, Guy est déjà de retour chez-lui, à écrire.

Première mondiale, The Forbidden Shore ( Le rivage interdit)

Telmary Diaz et Ron Chapman | Photo © Denise Dumont
Telmary Diaz et Ron Chapman

Ron Chapman est Torontois. Mais il est d’abord et avant tout, un passionné. Un passionné de musique, un passionné de culture et un géni en matière d’expression. Depuis quatre ans, il arpente l’ile de Cuba. Il a découvert une abondance, une prodigalité ahurissante de musiciens qu’il se devait d’exposer : une richesse culturelle et musicale cubaine qui en a long à raconter. La première mondiale avait lieu ici à Miami, dans l’arrondissement de Little Havana.

Ce documentaire est un dialogue, une collaboration entre 40 artistes, une symphonie, l’histoire d’un peuple, autrement exposée.

Prise de conscience

« Avec l’embargo, on a interdit la globalisation à la communauté artistique cubaine, on l’a isolée des stages internationaux. D’un autre côté, c’est presqu’une bénédiction » explique Ron. « Là-bas, qu’on soit docteur, concierge ou musicien, on gagne le même salaire. Les gens ont donc la liberté d’exprimer et d’approfondir le talent qu’ils ont au fond d’eux! »

Ron Chapman est convaincu que tout le monde a un talent. Mais en Amérique, si un enfant dit qu’il veut devenir musicien, ou poète, c’est un mendiant en herbe que les parents imaginent. On l’oblige donc à décrocher un diplôme quelconque en premier, tuant à petit feu, l’artiste qui bouillonnait en lui.

À Cuba, l’art musical est multigénérationnel, perfectionné, diversifié et il représente la voix du peuple, tout comme c’était ici en Amérique dans les années 60. Le pouls du peuple, la politique, les frustrations, l’espoir, le bonheur, le rêve, tout était canalisé par la chanson.

« La tradition cubaine est totalement différente de la musique des boites de nuits pour les touristes » raconte Telmary Diaz, chanteuse de rap qui a eu l’opportunité de vivre au Canada.

« Que ce soit du rap, du classique, reggae, salsa, rock ou peu importe le genre, notre art est une tradition qui reflète vraiment ce que nous vivions, que ce soit bien ou mal, c’est ce que nous avons à dire, ça nous rend heureux » renchérit-elle.

Et le directeur canadien est le premier à exposer au monde occidental cette réalité qui a toujours existé, mais que personne n’avait jamais encore vu.

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