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mercredi, avril 17, 2024

Jadis condamnée mais plus vivante que jamais !

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Émilie Macas est une auteure, conférencière et défenseure inconditionnelle de la santé mentale et du bien-être. Née dans le Sud de la France, elle réside à Toronto depuis plus de 20 ans et elle sera au Salon du livre de Miami du 15 au 20 novembre prochain pour présenter son récent ouvrage intitulé The Naked Truth of a Healer : The Path to My Authentic Self (La vérité nue d’une guérisseuse : le chemin vers mon moi authentique).

Les douleurs infligées par les maladies mentales se manifestent sans gêne et on porte attentions lorsque les personnages sont connus : le décès de Matthew Perry, la fin de la carrière de Carey Price, les troubles mentaux de l’humoriste Serge Thériault. Et nous blâmons l’hérédité pour la montée en flèche des maladies dégénératives. 

Mais pas besoin d’être une star du grand écran pour en souffrir et Émilie Macas en sait quelque chose ! 

C’est après avoir reçu un diagnostic de maladie auto-immune grave, à l’âge de 26 ans, qu’elle décide de changer le cours de sa vie. Hantée par son passé jusque tard dans sa vie d’adulte, elle refuse de laisser les blessures de son vécu devenir l’agonie de son présent et de dicter son avenir. 

Le Soleil de la Floride s’est entretenu avec madame Macas il y a quelques semaines depuis sa demeure à Toronto.

Son histoire 

Née dans le Sud de la France de parents portugais, c’est en visitant sa sœur à Toronto qu’Émilie rencontre son mari et déménage au Canada. « Je ne pensais jamais quitter l’Europe, et nous voilà, deux enfants et 21 ans plus tard ! », raconte-t-elle. 

Elle poursuit : « J’ai été élevée dans un culte avec un père Témoins de Jéhovah qui était très sévère, très dur et complètement déconnecté émotionnellement. À l’âge de sept ans, j’arrivais à comparer ma vie avec celle des autres enfants. Je n’ai jamais eu d’anniversaire, jamais de Noël, on ne fêtait rien du tout. Et je voyais la souffrance de ma maman qui a toujours été en dépression profonde, des pensées suicidaires, etc., donc j’ai appris à un très jeune âge qu’il y avait quelque chose qui se passait à la maison qui n’était pas normal. »

Grâce à une enseignante qui lui donnait accès à des livres autres que ceux des Témoins de Jéhovah, Émilie a développé le goût de l’écriture, ce qui l’a aidée pendant son enfance. Mais au bout du compte, sa vie n’était pas rose. 

La maladie et le chemin

Mère d’un premier enfant et diagnostiquée d’arthrite rhumatoïde à 26 ans, c’est alors elle décide de prendre charge de sa santé physique en commençant par sa santé mentale. « Ce n’est pas un chemin facile ! Mais c’est le plus important chemin que l’on peut prendre dans notre vie et je le crois avec tout mon cœur et mon âme, car il a fallu que je comprenne le lien entre notre esprit, notre âme et notre corps pour en arriver à la guérison. »  

Du pouvoir de la méditation aux psychédéliques médicinaux de pleine conscience, l’expérience d’Émilie est un message inspirant et stimulant sur « le pouvoir de notre pharmacie intérieure ». Dans son livre, elle ouvre la conversation sur la stigmatisation entourant la santé mentale, les signes de mauvaise pratique dans le domaine spirituel et l’importance de notre propre autorité dans nos parcours de guérison. « Nous sommes le chef-d’œuvre de nos vies et avons la capacité incommensurable de changer le récit de nos histoires » affirme-t-elle.

À la fin de ses 28 ans, après avoir pris en charge sa santé mentale, elle visite son rhumatologue qui refusait de croire qu’elle ne prenait plus ses médicaments depuis un an. « Il me dit : tu ne peux pas te sauver de cette maladie Émilie et quand tu auras 40 ans, tu seras en fauteuil roulant ! Et je lui ai répondu; docteur, je vais prendre ma chance. Aujourd’hui, j’ai 45 ans, j’ai eu une deuxième grossesse et je n’ai aucune dégénération articulaire. Il y a déjà 17 ans que je prends aucune médication. »

Ses douleurs physiques étaient les conséquences de ses douleurs émotionnelles.

Trauma collectif 

Maintenant professionnelle holistique, l’auteure explique dans son livre comment les besoins non satisfaits de l’enfance se répercutent à l’âge adulte. 

« Ce que nous vivons, en regardant le monde et tout ce qui se passe autour, c’est un trauma collectif. On ignore l’importance de la santé émotionnelle et pourtant, tout est connecté. Pour être complet, équilibré, il faut regarder la santé mentale, la santé émotionnelle, la santé physique et la santé spirituelle comme un tout ! Mais nos cultures et la manière dont nous avons été élevés font qu’on ne regarde que la partie physique de la santé même si l’on sait que 80 à 90 % des maladies sont liées à un stress chronique. » C’est pourquoi, lors de ses conférences, elle tient à faire participer l’audience à une petite méditation : « les gens vont oublier ce que vous dites, mais ils n’oublieront jamais de quelle manière vous les avez faits sentir ».  

Émilie Macas sera à Miami au Salon du livre et elle vous invite à venir la rencontrer le dimanche 19 novembre au kiosque situé dans la Section D, NE Fourth Street, entre la Second Avenue et le Biscayne Boulevard.

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