Jusqu’où pourra se rendre le Canadien?

Lorsqu’il affrontera les Rangers, dans la première scène des éliminatoires, il sera considéré comme le favori.

Non pas que les hommes d’Alain Vigneault soient des pieds de céleri. Bien au contraire. Mais le CH semble toujours, dans les matchs importants, trouver la faille qui lui permet de l’emporter. Est-ce que cette fois ce sera le cas? Une série de sept matchs réserve toutes sortes de rebondissements. La chance compte aussi.

Les Rangers forment une équipe capable de marquer et de s’imposer physiquement.

Claude Julien ne s’inquiète pas de cet aspect au plan de la robustesse, parce qu’il a incité son directeur gérant à lui fournir des joueurs capables de répondre à toute intimidation. Il a formé un quatrième trio qui fait la besogne. Un méchant virage par rapport à ce que représentait cette équipe avant le 5 mars.

Cet affrontement pourrait bien résulter de la tenue des gardiens de but Carey Price et Henrik Lundqvist.

À ce chapitre, les récentes performances de Price ne laissent aucun doute quant à sa supériorité sur son vis-à-vis. Le gardien des Rangers a connu une saison en dents de scie. Souvent, il a placé son équipe dans des situations compliquées.

Price n’a pas été toujours à la hauteur non plus. Mais depuis l’arrivée de Julien, il est redevenu le portier à ses meilleurs jours.

Le hic; est-ce qu’il réussira à faire mentir son passé qui veut que durant les éliminatoires, il n’a jamais été au sommet de son art?

Comme Lundqvist est capable du meilleur comme du pire depuis cette saison, il devient difficile de prévoir comment ces deux gardiens se comporteront, et s’ils seront les facteurs principaux dans la victoire comme dans la défaite.

À défaut de Lundqvist, Antti Raanta a fait mieux que lui, au cours de la deuxième demie de saison.

Les autres

À la ligne bleue, le Canadien montre des failles. L’inconstance de Petry et Beaulieu jette souvent l’inquiétude. Jordie Benn ajoute à la stabilité. Emelin pourra en tirer profit. Le duo Weber-Markov est la clef de cette brigade. Ce qui fait que ces deux joueurs devraient passer de très nombreuses minutes sur la glace.

Chez les Rangers, à la ligne bleue, Ryan McDonagh reste le meilleur arrière des deux formations. Brady Skjei, Mark Staal et Nick Holden complètent très bien le premier quatuor.

Vigneault ne compte pas de marqueur à la Pacioretty. Mais son équipe a réussi plus de buts que le Canadien avec 252 contre 214. Les Rangers ont accordé 22 buts de plus que le Tricolore mais le différentiel des Newyorkais est de + 39 contre +25. Le Canadien ne compte que deux marqueurs de plus de 20 buts : Pacioretty 35 et Byron 22.

Chez les Rangers, ils sont quatre à avoir franchi ce cap des 20 buts : Kreider 28, Grabner 27, Nash 23 et T.J. Miller 23. Quatre joueurs ont plus de 15 buts. L’attaque des Rangers semble mieux diversifiée et le centre est mieux nanti.

Au cours de la saison, Montréal a remporté tous ses affrontements face aux Rangers. Ces derniers ont, tout au long du calendrier, montré de l’inconstance très souvent incapables de maintenir le rythme. Le Canadien aura l’avantage de la patinoire ayant terminé au premier rang de la division Atlantique.

Mais attention, les Rangers ont mieux performé sur la route qu’à la maison avec 27 victoires sur la route et 20 à domicile. Montréal a remporté 24 matchs au Centre Bell et 21 à l’étranger, avant la visite à Sunrise hier.

Vraiment difficile de prévoir la conclusion de cet affrontement.

Attente

Quel que soit le vainqueur, il faudra attendre encore un certain temps pour connaitre son adversaire dans la deuxième série.

Avant les matchs d’hier, lundi, quatre équipes se faisaient encore la lutte pour le deuxième et troisième rang et pour le dernier laissez-passer.

Avec sa victoire contre Dallas, dimanche, le Lightning demeurait sur les rangs avec 88 points tandis que Boston, avec seulement trois parties à jouer, en comptait 92, Toronto et Ottawa étaient à 91 avec chacun cinq parties à disputer. Tampa a quatre rencontres devant lui. Ses matchs à Boston, ce soir, mardi, et à Toronto jeudi ainsi que la visite des Sénateurs à Boston jeudi, pourraient bien être déterminants.

Donc n’est rien réglé. La patience est la mère toutes les vertus.