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Les Sénateurs d’Ottawa doivent bien respirer.

Ils n’auront pas à affronter le Canadien en première ronde des éliminatoires. Trois échecs devant Montréal en huit jours c’est plus que suffisant pour créer un doute, même un sentiment d’infériorité.

Ils ne le diront pas, mais après ce passage à vide devant le Tricolore, Guy Boucher et ses joueurs doivent de toute évidence préférer oublier le Canadien pour un bout de temps. Le CH, qui va terminer au premier rang de la division Atlantique, va-t-il être aussi performant devant les Rangers de New York dans leur premier affrontement des séries?

Revêtira-t-il son uniforme de ses meilleurs jours? Parce que depuis l’arrivée de Claude Julien derrière le banc, leur fiche est de 11-5-1 et ces onze victoires ont toutes été décrochées aux dépends d’équipes qui participeront, ou tentent de se tailler une place, au bal de fin d’année.

Leurs deux revers contre Détroit et la Caroline avaient créé des doutes. Mais leurs performances face à Ottawa en a rassuré plusieurs. Carey Price semble en état de grâce et s’il fait mentir sa réputation d’être moins efficace en série, son équipe devrait tout au moins passer à l’étape suivante.

Si les Sénateurs semblent être les souffre-douleur du Canadien, on peut en dire autant des Rangers de New York qui n’ont pas décroché un seul gain contre la troupe de Claude Julien au cours du calendrier régulier.

Attention

Tout ne baigne pas nécessairement dans l’huile pour autant dans les rangs de l’équipe montréalaise.

Samedi soir, l’attaque à cinq a fonctionné à deux occasions. Mais avant ce succès, elle n’avait marqué qu’une seule fois en 22 tentatives lors de dix rencontres.

Puis depuis un bon moment, le premier trio en arrache. Max Pacioretty et Alexander Radulov connaissent une baisse de régime qui pourrait causer des dommages à leur équipe.

Ce trio n’a marqué que deux buts depuis le début du mois de mars. Deux buts réussis par le capitaine, dans la même soirée contre Edmonton, dont un dans un filet désert. À part cela c’est le silence. Justement, il faudrait parler d’un duo plutôt que d’un trio puisqu`à leur défense, il faut reconnaitre que Julien ne compte sur aucun vrai centre capable de faire fonctionner cette première ligne d’attaque. À ce niveau c’est le néant.

Le cas de Radulov semble tout de même inquiétant. Il n’a obtenu que deux passes à ses neuf dernières parties et un seul but à ses 16 derniers matchs. Il n’est plus le joueur dominant qu’il a été au cours des quatre premiers mois de la saison. Il ne transporte plus la rondelle avec autant de dextérité, il ne gagne plus ses batailles à un contre un et il ne marque plus.

Il a encore le temps de se retrouver au cours des sept derniers matchs qu’il lui reste à jouer. Il devra aussi apprendre à ne plus allonger ses présences sur la glace ce qui lui demande un surplus d’énergie. Peut-être commence-t-il à trouver que le calendrier de la Ligue nationale est plus lourd que celui de la KHL. Son équipe ne pourra pas se passer de ses talents en avril.

Les batailles

Quant aux Sénateurs, qui talonnent le CH depuis un bon bout de temps, on ne saura peut-être pas avant les affrontements de la fin du calendrier, qui seront leur adversaire en première ronde. La lutte est épique comme ce n’est pas possible pour ce troisième rang de leur division, tout autant que pour le deuxième laissez-passer.

Les Bruins et les Leafs se livrent une véritable guerre pour la troisième place de la division Atlantique, et ils se battent aussi avec les Islanders et le Lightning pour cette huitième place.

On se demande si ces quatre équipes ne jouent pas à qui perd gagne. On ne peut prévoir d’aucune façon le scénario de la fin. Il y aura beaucoup de hockey au Canada en avril. L’an dernier, aucune équipe canadienne n’avait réussi à obtenir une place en éliminatoire. Les choses ont changé puisque cette année, elles pourraient être cinq, si bien entendu Toronto réussi à gagner sa place.

Dans la Conférence de l’Ouest, Edmonton et Calgary sont assurés d’y être et ces deux équipes ne doivent pas être considérées comme des négligées. C’est Gary Bettman qui doit avaler de travers. On connait tellement bien son favoritisme à l’endroit des équipes américaines.

Il angoisse sûrement devant la possibilité qu’une équipe canadienne se faufile jusqu'à la finale, ce qui atténuerait l’engouement des téléspectateurs sur les réseaux américains.