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Lorsqu’il a fait le plein de nouveaux joueurs chez les agents libres, le 1er mars dernier, plusieurs analystes ont cru que Marc Bergevin venait de transformer le Canadien en une puissance de la Ligue nationale.

Trois semaines plus tard, il faut reconnaitre qu’à part Jordie Benn, les quatre autres acquisitions n’apportent vraiment rien de plus à cette équipe. La meilleure décision de Bergevin est survenue deux semaines plus tôt, dans la même journée du 14 mars, lorsqu’il a annoncé le congédiement de Michel Therrien et la nomination de son remplaçant, Claude Julien.

À peine une semaine après s’être fait montrer la porte par les Bruins de Boston, qu’il dirigeait depuis 10 ans, Julien avait eu à peine le temps de changer de veston qu’il se retrouvait derrière le banc d’une autre équipe.

S’il lui a fallu attendre 11 jours pour remporter sa première victoire à la maison, on a rapidement compris que le nouvel entraineur allait mettre cette équipe à sa main. Le Canadien avait perdu deux fois sur sa patinoire mais avait décroché trois gains sur la route.Cette équipe qui jouait en dents de scie depuis novembre, montrait des signes de redressement.

Après le 1er mars, les amateurs croyaient peut-être que c’était l’entrée de cinq nouveaux joueurs qui avait redonné vie à leurs favoris. Mais trois semaines après son arrivée, on comprend que Claude Julien a pris le taureau par les cornes en étalant sans retenu ses directives et ses exigences.

Contrairement à son prédécesseur, il n’a pas fait de mystère avec ses intentions. Il a été d’une transparence étonnante avec la presse expliquant en long et en large de quelle façon il entendait remettre cette équipe sur les rails. Ses longues explications et son ouverture sur le chemin à suivre faisait un méchant contraste avec les froides présences de Michel Therrien devant la meute de journalistes.

Message clair

Le nouvel entraineur ne semble pas le moindrement du monde embarrassé par le surplus de joueurs à sa disposition. Son message est clair. Il a besoin de tout son personnel mais ce sera les plus performants qui seront en uniforme. En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, cette équipe est passée d’un état stagnant à une énergie inattendue. Les résultats ne laissent aucun doute. Dix victoires en 14 rencontres depuis l’entrée en scène de Julien.

Une semaine à peine après avoir pris le pouls de tout son monde, il a mené sa troupe à neuf victoires en 11 sorties. Carey Price a cessé de bouder et il est redevenu le pilier des siens.

Les deux victoires, arrachées aux Sénateurs d’Ottawa en fin de semaine, montrent à quel point Julien a purifié l’atmosphère vicié de son vestiaire tout en contrôlant sans bavure son groupe. Son expérience se voit à l’œil nu. Il a mis fin au régime de Price qui ne jouait plus deux matchs en deux soirs. Il n’hésite aucunement à recourir à la rotation des défenseurs si l’un d’eux connait un mauvais match.

Il a modifié ses trios.

Son attaque a marqué huit fois contre les Sénateurs, une nouvelle mode pour cette équipe.

La formule fonctionne

Avec ses deux victoires sur Ottawa, samedi et dimanche, le Canadien a pris une timide avance de quatre points au premier rang. Mais le calendrier, d’ici la fin de la saison, le favorise tellement, contrairement aux Sénateurs, que de toute évidence Montréal terminera premier et affrontera les Rangers de New York, lors de la première série éliminatoire.

Claude Julien se retrouve dans la situation idéale puisque d’ici le huit avril, son équipe jouera sept de ses 10 matchs contre des formations exclues du bal printanier, et deux fois contre Tampa, qui tente désespérément d’arracher la huitième place des élus.

À chaque fin de calendrier on estime que les équipes qui sont sur une lancée deviennent des aspirants aux grands honneurs.

Le Canadien se retrouve dans le quatuor des meilleurs, au cours de la dernière séquence de dix matchs.

Tout comme Chicago et Columbus, il montre une fiche de huit victoires et deux revers.

Les surprenants Flames de Calgary devancent ces trois équipes avec un dossier de neuf gains et un échec.

Les inébranlables partisans du Canadien sont convaincus que la fenêtre est ouverte.